Les garçons de la quatrième année du primaire sont aussi vaccinés depuis l’an dernier contre le VPH, souligne Dre Geneviève Baron, médecin-conseil à la Direction de la santé publique au CIUSSS de l’Estrie.

Vaccination contre le VPH: une affaire de garçons aussi

La vaccination contre le VPH n’est plus qu’une affaire de filles. Les garçons de quatrième année du primaire sont aussi vaccinés depuis l’an dernier, dans le cadre d’un vaccin combiné avec celui contre l’hépatite B.

« Le Québec était une des dernières provinces à ne pas l’offrir. Maintenant, toutes les provinces du Canada l’offrent aux garçons », a affirmé la Dre Geneviève Baron, médecin-conseil à la Direction de la santé publique au CIUSSS de l’Estrie.


En Estrie, la couverture vaccinale contre le virus du papillome humain (VPH), une des infections transmises sexuellement les plus répandues, s’est élevée à 72 % lors de la dernière année scolaire, alors qu’elle a atteint 74 % au Québec. Le vaccin demeure, en général, plus accepté pour les filles, car ses effets — la prévention du cancer du col de l’utérus — sont plus connus. Cela se reflète d’ailleurs dans les statistiques. La couverture vaccinale s’est élevée à 75 % chez les filles, contrairement à 70 % chez les garçons, note Mme Baron.


Selon elle, la méconnaissance des effets du VPH chez les garçons peut expliquer cette différence. Mais cette infection peut aussi les affecter et mener à différents types de cancer, comme le cancer de l’anus, du pénis, de la gorge et de la bouche.


« Le vaccin est aussi très efficace pour diminuer les condylomes (NDLR : symptômes d’infections par les VPH à faible risque de cancer) », relève la médecin-conseil à la Direction de la santé publique.


Protection


La quatrième année du primaire demeure une bonne année pour la vaccination. « C’est entre 9 et 11 ans qu’on a les meilleurs taux de protection à la suite d’une vaccination, car le système immunitaire est très performant à cet âge-là », souligne Dre Baron.


Si une légère douleur est ressentie à l’administration du vaccin, il n’y a pas d’effets secondaires graves, ajoute-t-elle. Deux doses doivent être administrées dans un intervalle de zéro à six mois.
« Pour avoir un meilleur impact », un taux de couverture vaccinale de 90 % est visé pour la présente campagne qui se déroule dans les écoles primaires, affirme Dre Geneviève Baron.
Le vaccin contre le VPH est recommandé chez les garçons jusqu’à 26 ans. Le vaccin demeure gratuit pour les personnes de


26 ans et moins qui ont une condition d’immunosuppression, qui sont atteints du VIH ou qui ont ou prévoient avoir des relations sexuelles avec des hommes. Les garçons qui ne peuvent l’obtenir en quatrième année du primaire et qui sont en bonne santé doivent cependant payer des coûts qui varient entre 145 $ et 205 $ la dose chez les moins de 18 ans.


Selon la documentation du ministère de la Santé et des services sociaux, la plupart des hommes et des femmes qui ont une vie sexuelle active auront une infection à VPH à un moment ou à un autre de leur vie. Une personne peut être infectée par plus d’un type de VPH au cours de sa vie. Elle peut aussi être infectée plus d’une fois par le même type de VPH. Très souvent, les personnes infectées n’ont pas de symptômes. Une personne peut donc être infectée sans le savoir.


Plus d’informations sur la vaccination peut être obtenue sur le Portail santé et mieux-être au www.sante.gouv.qc.ca.