Marie Beaumont, ergothérapeute chez Ergothérapie Harmonie.

Ergothérapie: pour pouvoir profiter de la vie

Quand on pense à l’ergothérapie, on a le réflexe d’imaginer un poste de travail bien disposé : les yeux doivent se trouver à une distance optimale de l’écran, le siège doit être confortablement ajusté, la posture doit être adéquate et on en passe. Or, il s’agit d’une science beaucoup plus vaste et complexe, dont l’objectif ultime est d’aider quiconque à s’épanouir dans toutes les facettes de sa vie.

Le champ d’expertise de l’ergothérapeute ratisse large, explique Marie Beaumont, ergothérapeute chez Ergothérapie Harmonie. Les environnements de travail, social, familial et matériel, les habiletés physiques, cognitives et émotionnelles, de même que les besoins du client et les impacts de la pratique d’une activité : tout y passe afin de trouver des interventions adaptées à la situation de la personne traitée. « Il n’y a pas de recette toute faite qui s’applique à tout le monde, relève la spécialiste. On y va au cas par cas, tout ça pour maximiser la participation de la 

personne aux activités qui font partie de sa vie. »
Un ergothérapeute peut être utile, par exemple, pour aider quelqu’un ayant subi un accident à reprendre ses activités quotidiennes, ou pour se réhabituer à l’effort physique après une période d’inactivité.

« Parfois, il y a des activités qu’on ne peut plus pratiquer, illustre Mme Beaumont. On va alors évaluer les besoins de la personne et ses motivations afin de l’aider à trouver d’autres activités qui pourraient lui procurer la même satisfaction. »

L’ergothérapie pour tous les âges

Quand Marie Beaumont parle « d’activités », elle ne fait pas référence qu’aux loisirs et au travail.
Chez les enfants, l’ergothérapie sert, notamment à parfaire le développement de la motricité, à développer son autonomie et à composer avec un trouble du déficit de l’attention ou du spectre de l’autisme.

À l’adolescence, l’ergothérapeute peut aider les jeunes à s’organiser et à faire face aux changements occasionnés par la transition de l’enfance vers l’âge adulte.
Dans le cas de personnes âgées, un ergothérapeute peut aider celles-ci à faire face à une perte d’autonomie, notamment en adaptant leur logement pour le rendre plus sécuritaire et en les outillant pour amoindrir les effets. La réadaptation après un arrêt vasculaire cérébral fait aussi partie de son mandat. Le spécialiste peut également être appelé à vérifier les capacités de conduire de son patient, mentionne Mme Beaumont.

L’anxiété de performance et la gestion du stress s’ajoutent aux problématiques auxquelles peut s’adresser un ergothérapeute, qui peut aussi être amené à intervenir auprès de personnes souffrant de maladie mentale, de dépression ou d’un syndrome de stress post-traumatique.
Le travail d’un ergothérapeute peut être effectué en complémentarité d’autres traitements connexes, tels la physiothérapie, le travail social et la psychothérapie. « Ça se rejoint, souligne Mme Beaumont. Parfois, on travaille en équipe, par exemple avec les spécialistes dans les écoles, pour ne pas dédoubler le travail. »

Pour en savoir plus, on visite le site de l’Ordre des ergothérapeutes du Québec au www.œq.org .