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Au printemps dernier, des salariés de Trilliant avaient combiné marche et ramassage des déchets. Le genre d’actions écoresponsables appelées à être partagées et encouragées sur le groupe LinkedIn Écoleaders de Granby et région.
Au printemps dernier, des salariés de Trilliant avaient combiné marche et ramassage des déchets. Le genre d’actions écoresponsables appelées à être partagées et encouragées sur le groupe LinkedIn Écoleaders de Granby et région.

Des entreprises «écoleaders» partagent leurs bons coups

Olivier Pierson
Olivier Pierson
La Voix de l'Est
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Une trentaine d’entreprises certifiées écoresponsables du parc industriel de Granby partagent désormais leurs expériences et leurs idées à travers un groupe sur le réseau social LinkedIn. L’initiative, encore au stade des balbutiements, pourrait à l’avenir séduire d’autres acteurs économiques sensibles aux enjeux environnementaux.

Avec 25 entreprises labellisées écoresponsables présentes sur son territoire, la ville de Granby semble bien placée pour servir de modèle, ou du moins d’ambassadrice dans le domaine du développement durable.

C’est justement le but poursuivi par le groupe qui a vu le jour récemment sur LinkedIn, sous l’intitulé Écoleaders de Granby et région. « L’idée est que les entreprises qui innovent ou accomplissent des choses intéressantes puissent en parler. Ça peut donner des idées à d’autres », souligne Patrick Saint-Laurent en insistant sur la notion de partage et d’émulation inhérente à ce projet. Il cite entre autres l’action mise en place en juillet 2019 et en septembre 2020 par Trilliant, qui devrait être reconduite en mai prochain. « Ils ont organisé une journée de marche autour de leur usine pour ramasser des déchets. » Un exemple parmi d’autres d’activités qui pourraient être encouragées et développées par la suite, dans un contexte plus favorable que celui de la pandémie.

Pour le directeur général de Granby Industriel, l’organisation à l’origine de cette initiative, cette concentration de compagnies impliquées dans la défense de l’environnement doit servir de caisse de résonance. L’objectif est clair : attirer de nouveaux candidats au label écoresponsable décerné par le Conseil des industries durables (CDI), sous l’égide de la firme Ecocert Canada. L’union fait la force, comme on dit.

Une communication à bonifier

Pour l’heure, le groupe Écoleaders de Granby et région rassemble une trentaine de membres. Certaines entreprises du parc industriel de Granby certifiées écoresponsables manquent encore à l’appel, mais M. Saint-Laurent a bon espoir de les voir rejoindre le groupe dans un futur proche.

Depuis 2018, Cuisines Beauregard affiche son engagement sur l’écoresponsabilité dans la salle de montre (sur la photo Nancy Beauregard et Caroline Fortin-Robert, membres du comité de développement durable).

Au mois de février, les posts affichés sur le réseau social étaient encore limités, mais là encore Granby Industriel a prévu d’augmenter la cadence dans les mois à venir. Le récent projet Synergie Haute-Yamaska, qui milite notamment en faveur de l’économie circulaire (un des pans du développement durable), fait partie des nouvelles partagées sur LinkedIn. Le groupe a aussi relayé l’article de La Voix de l’Est relatif à la possibilité d’aménager une serre ou un potager en zone industrielle.


« L’idée est que les entreprises qui innovent ou accomplissent des choses intéressantes puissent en parler. Ça peut donner des idées à d’autres. »
Patrick Saint-Laurent, DG de Granby Industriel

Rappelons que les démarches de certifications ont été lancées il y a cinq ans dans le parc industriel de Granby. Après plusieurs vagues d’entreprises accréditées, l’agence de développement économique a décidé d’y aller au cas par cas dans le contexte chaotique de la COVID. « L’entreprise qui souhaite être certifiée écoresponsable peut y aller à son rythme. Elle peut choisir la méthode autodidacte, un accompagnement modéré ou un accompagnement complet, ce qui est souvent l’option choisie », précise Patrick Saint-Laurent.

un label à assumer

Le responsable insiste par ailleurs sur les démarches rigoureuses pour obtenir le précieux label, qui comporte quatre niveaux. Une fois certifiées, les compagnies sont tenues de respecter un plan d’action qui prend en compte les impacts environnemental, économique, social et de gouvernance dans leurs décisions d’affaires.

On l’aura compris : on ne s’improvise pas écoresponsable, pour reprendre les mots de Pierre G. Fillion. C’était en septembre dernier, alors que six nouveaux occupants du parc industriel de Granby avaient reçu leur attestation. Le PDG du Conseil des industries durables avait alors pointé du doigt l’implication permanente induite par cette récompense. « Ce n’est pas juste un simple geste dans une entreprise qui fait qu’on est écoresponsable. Être certifié écoresponsable, c’est un processus d’amélioration continue. »

Et tout ça pour les beaux yeux d’une planète qui réclame un peu plus d’amour.