« Nous savions que la main-d’œuvre allait être un facteur déterminant, mais je n’attendais pas ce problème de sitôt », dit le président et directeur général de Durabac, Patrick Charbonneau.

Durabac: de la formation en usine

Face à un manque de main-d’œuvre, un employeur de Granby prend le taureau par les cornes. L’entreprise Les contenants Durabac met sur pied sa propre formation pour soudeurs afin de pallier un problème de recrutement, a indiqué l’entreprise du chemin Milton à La Voix de l’Est.

En décembre, 12 candidats présélectionnés entameront une formation de 120 heures — pratiques et théoriques — offerte sur place. Le cours « permettra aux candidats d’aller chercher une compétence qu’ils n’auraient pas nécessairement eu la chance de recevoir autrement que par un retour sur les bancs d’école et, plus encore, celle-ci leur garantira un travail à temps plein chez Durabac », indique le président et directeur général de l’entreprise, Patrick Charbonneau, par courriel.
La formation sera encadrée par un formateur d’expérience et agréé et permettra aux personnes retenues d’être payées tout en acquérant une compétence reconnue par la Société américaine de soudage (American Welding Society).
Douze postes sont à combler et les candidats sont appelés à se manifester. Ils seront choisis « pour leur personnalité et leur potentiel comme travailleurs », dit M. Charbonneau. Les ouvriers avec expérience sont évidemment aussi les bienvenus.
Beau problème
Durabac est aux prises avec un beau problème : le carnet de commandes est plein. L’augmentation des parts de marché au Canada et un meilleur positionnement aux États-Unis sont aussi «palpables », mais le manque de main-d’œuvre — en soudeurs, mais aussi en mécaniciens assembleurs, peintres de finition, opérateurs de presse et cisaille, opérateurs de table de découpe numérique, électromécaniciens programmeurs et journaliers — vient contrecarrer les plans.
« Nous savions que la main-d’œuvre allait être un facteur déterminant, mais je n’attendais pas ce problème de sitôt », dit le président et dg.
L’entreprise recevait plusieurs CV et avait « l’embarras du choix » par le passé, ajoute-t-il. Puis, plus rien. « Du moins, très peu de CV avec expérience pour combler les postes nécessaires. »
« Nos sous-traitants vivent aussi avec ce phénomène, donc impossible de leur transférer une partie de la production. Il semble que nous sommes tous dans cette situation, qui est peut-être temporaire, mais pas question d’attendre. »
Robotisation
La robotisation est dans les plans de Durabac, « mais il restera toujours de la place pour de bons opérateurs à la production, particulièrement dans notre domaine où l’élément customize (NB: personnaliser) est important », dit M. Charbonneau.
« Plusieurs de nos clients demandent des particularités, ce qui nécessite d’y mettre de l’imagination. Et je ne connais pas de robot capable de faire ça. »
Durabac, qui se spécialise dans la fabrication d’équipements environnementaux comme les contenants à déchets, de recyclage et de récupération, les contenants transrouliers, les contenants en polyéthylène et les bennes autobasculantes en acier ou en plastique, possède deux usines à Granby et une à Roxton Pond.
Elle a fait plusieurs investissements ces dernières années, en plus d’une acquisition. Il n’a pas été possible de joindre M. Charbonneau, cette semaine, pour obtenir plus de détails. Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur CV à l’adresse rh@durabac.ca et spécifier qu’elles postulent pour la formation en soudure.