L’ATP veut redonner au statut de joueur professionnel ses lettres de noblesse.

Une nouvelle ère et des changements

Le Challenger Banque Nationale, comme tous les tournois de cette catégorie à travers le monde, entre dans une nouvelle ère.

Les changements sont importants, à commencer par le calendrier. Les activités du tournoi vont s’échelonner sur sept jours et non sur neuf comme c’était le cas jusqu’à l’an dernier. Finies, donc, les qualifications du premier week-end.

Seulement deux joueurs seront issus des qualifications chez les hommes, mais elles seront dorénavant six chez les femmes. Le tableau des qualifications des hommes sera composé de quatre joueurs et celui des femmes, de 24 au maximum.

Les matchs des qualifications auront lieu le lundi et le mardi matin. Les activités du tableau principal débuteront néanmoins le lundi, comme d’habitude.

Et si le tableau féminin continuera à être composé de 32 joueuses, celui des hommes, lui, en sera un de 48. En fait, il y aura 64 cases dans le tableau masculin, mais les 16 meilleurs au classement obtiendront un bye au premier tour.

Le tableau du double, en passant, restera composé de 16 équipes.

« Je dirais que nous sommes dans une année de transition, souligne Francis Milloy, directeur adjoint du Challenger. Ce sont quand même des changements majeurs, des changements intéressants à mon avis, mais il faut laisser aux gens le temps de s’adapter. »

Finis, les joueurs de fin de semaine

Les changements apportés par l’ATP, a déjà expliqué Eugène Lapierre, ont pour but « de redonner au statut de joueur professionnel ses lettres de noblesse ». Les qualifications réduites à leur plus simple expression écartent ainsi du portrait les « joueurs de fin de semaine », comme certains les appellent.

Ceci dit, les changements en question ne font pas l’affaire de tous les vrais professionnels non plus. Il est ainsi devenu beaucoup plus difficile pour les joueurs au classement modeste de tenter leur chance lors des tournois de type Challenger.

« L’ATP veut améliorer les conditions de ses joueurs, reprend Francis Milloy. Maintenant, en vertu des nouvelles règles, nous sommes dans l’obligation d’offrir l’hébergement aux athlètes. Qu’on le veuille ou non, le tennis est un sport qui coûte cher et ceux qui font principalement le circuit des Challengers ne gagnent pas des millions. »

Une année de transition, disait Milloy, qui est d’avis que l’ATP et l’ITF pourraient revoir certaines règles à la fin de l’année si les athlètes l’estiment nécessaire.

Localement, l’horaire allégé du tournoi permettra peut-être aux valeureux bénévoles du Challenger, maintenant au nombre de 300, de souffler un peu. Ce qui, en soi, est une bonne nouvelle.