Camille LeBlanc (à gauche) et Réjean Boulet ont donné énormément au tennis granbyen.

Réjean Boulet et Camille LeBlanc intronisés au Panthéon du tennis granbyen

Ensemble, ils comptent des dizaines et des dizaines d’années d’implication dans le monde du tennis de chez nous. Non, personne, absolument personne, ne contestera l’intronisation de Réjean Boulet et de Camille LeBlanc au Panthéon du tennis granbyen.

« Réjean et moi, nous sommes des amis et nous avons souvent travaillé ensemble dans le tennis, explique M. LeBlanc, qui sera encore un spectateur attentif au Challenger Banque Nationale à 90 ans. Je suis heureux, je suis fier même, qu’on soit honorés en même temps. »

Les deux hommes ont donné de leur temps et de leur passion dans les grands tournois présentés à Granby dans les années 60 et 70. Ils ont aussi été bénévoles au Challenger. Et ils ont travaillé dans les associations et les ligues locales pour rendre le plus accessible possible la pratique de leur sport préféré à tout un chacun, aux jeunes comme aux moins jeunes.

« C’est un beau sport, le tennis, mentionne M. Boulet. Comme Camille, j’ai donné du temps sans compter et surtout sans espérer quoi que ce soit en retour. Mais aujourd’hui, je suis très, très fier de l’hommage qu’on me rend. »

Homme d’une infinie gentillesse, M. Boulet a lui-même permis à de nombreux grands du tennis à Granby d’être honorés alors qu’il était à la tête de l’organisation du Panthéon. Aujourd’hui, c’est à son tour de recevoir des fleurs, de se faire dire que ce qu’il a accompli est apprécié. Il était temps !

« Granby est une grande ville de tennis, reprend-il. On a bâti quelque chose dans le temps avec Denis Dumas et feu Pierre Bélanger et les Laurent Valiquette, Eugène Lapierre et Alain Faucher ont ensuite suivi. Vraiment, on peut être fiers de la réputation acquise par notre ville en matière de tennis. »

Dumas, Bélanger et Boulet étaient surnommés « Les trois mousquetaires ». Ce sont eux qui ont lancé la tradition des grands tournois de tennis à Granby. Ils ont été de véritables pionniers.

« On aimait le tennis et on se disait qu’on avait ce qu’il fallait, chez nous, pour organiser de belles choses, dit encore M. Boulet. Le temps nous a donné raison, on dirait bien. »

À 76 ans, vous le retrouverez à nouveau sur le site du Challenger cette année, lui qui sera encore responsable du comptoir de crème glacée.

« Alain Faucher a tellement fait pour moi. Je suis incapable de refuser quoi que ce soit à ce monsieur… »

Un trésorier, un photographe, un menuisier

Camille LeBlanc est un homme aux 1000 talents. Et c’est autant à titre de trésorier, de photographe que de menuisier qu’il a servi le tennis granbyen au fil des ans.

« J’ai toujours essayé de me servir de ce qu’on m’a donné pour aider les gens autour de moi, dit-il. Quand je comptais les sous de l’Omnium du Québec, je me sentais utile. Quand je prenais ensuite en photos nos meilleurs joueurs, je me sentais utile. Et quand je fabriquais les premières loges du site du Challenger, je me sentais encore utile. »

Et lui aussi est fier quand il constate l’évolution du tennis chez lui, dans sa ville.

« On a fait de belles choses dans le temps, mais quand je regarde aujourd’hui ce qu’est devenu le Challenger, je suis très, très impressionné. »

Ce sont des gens comme lui et comme Réjean Boulet qui ont contribué à bâtir le tennis granbyen. Et ils méritent entièrement qu’on leur ouvre toutes grandes les portes du Panthéon.