Vasek Pospisil lors de sa dernière présence au Challenger, en 2012. Il avait alors triomphé en simple comme en double.

Pospisil veut refaire sa place

Le Challenger Banque Nationale nous a permis de suivre des athlètes dans à peu près toutes les phases de leur carrière. À leurs débuts, à leurs premiers succès et, parfois plus tard, alors qu’ils tentent de revenir en force. On a vu Frank Dancevic, par exemple, dans chacune de ces étapes.

À la fin de la semaine du 24e Challenger, on pourra dire qu’on a vu Vasek Pospisil dans toutes les phases de sa carrière également. Car le Britanno-Colombien s’amène en ville afin de refaire son classement, lui qui est actuellement 186e au monde après s’être hissé aussi haut qu’au 25e rang en 2014.

La dernière fois qu’on a vu Pospisil à Granby, c’était en 2012. Il avait alors tout gagné, en simple comme en double (en compagnie de Philip Bester). Et il a ensuite enchaîné les succès, se retrouvant ainsi parmi l’élite de son sport.

Mais une carrière au tennis est faite de haut et de bas. Ceux qui y échappent sont très rares. Pospisil fait partie de la majorité, ceux qui n’y échappent pas.

« Les dernières années ont été difficiles, c’est vrai, a-t-il avoué en entrevue à La Presse canadienne. C’est pas compliqué, il y a toujours quelque chose qui n’allait pas, que ce soit ma condition physique, les blessures ou l’entraîneur. J’ai perdu en confiance et ça a fait mal. C’est ce qui a le plus fait défaut depuis un bout. »

Pospisil a été opéré pour une hernie discale en janvier dernier. Après de longs mois passés sur le carreau, il est revenu au jeu à Wimbledon, où il s’est incliné au premier tour devant Félix Auger-Aliassime. Et avant de participer à la Coupe Rogers en août à Montréal, il veut faire quelques tournois au Canada.

À 29 ans, il entend bien retrouver sa place au soleil. Il croit fermement pouvoir y arriver.

« J’aimerais revenir dans le top 50, peut-être même dans le top 25, a-t-il encore dit à La Presse canadienne. Au plan technique, mes meilleures années sont encore devant moi. Honnêtement, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas revenir au niveau que j’ai déjà été. »

Mais pour arriver à ses fins, il a l’intention de se concentrer véritablement sur sa carrière en simple. Rappelons qu’il s’est hissé jusqu’au quatrième rang mondial en double en 2015.

Une relation spéciale avec Granby

On l’a déjà écrit : Vasek Pospisil est un des athlètes les plus gentils à être passés par le Challenger. Dans la victoire comme dans la défaite, il n’a jamais refusé un autographe ou une photo à un jeune et il n’a jamais refusé une entrevue non plus. On a toujours senti qu’il aimait venir à Granby.

Il avait 16 ou 17 ans la première fois qu’il s’est pointé chez nous. Avant de triompher en 2012, il a subi de dures défaites. On l’a vu progresser, mais on a aussi vu un grand ado devenir un homme.

« Le Challenger est un de mes tournois préférés dans le monde, mentionnait-il un peu avant l’édition de 2012. L’organisation prend soin de ses joueurs, les gradins sont remplis et les gens sont tellement derrière les Canadiens. Après toutes ces années, j’ose dire que j’ai une relation spéciale avec Granby… »

Il avait failli revenir l’an dernier. Mais cette année, il y sera, lui qui a obtenu un laissez-passer. Et comme d’autres avant lui, Granby lui permettra peut-être de relancer sa carrière.