«Je veux être la meilleure au monde et je veux gagner des tournois du Grand Chelem», lance Leylah Annie Fernandez.

Les regards sur Leylah Annie

Elle en sera à sa troisième participation au Challenger Banque Nationale. Mais cette fois, les regards seront véritablement posés sur elle. Car voyez-vous, elle vient de remporter le volet junior des Internationaux de tennis de France.

Les deux premières fois qu’elle est débarquée à Granby, Leylah Annie Fernandez était vue comme un espoir. Là, elle est vue comme un des plus beaux espoirs du tennis canadien, comme la prochaine Bianca Andreescu, face à laquelle elle s’était inclinée au deuxième tour au Challenger il y a un an.

La Lavalloise de 16 ans s’est mise au monde à Roland-Garros. Comme l’avait fait Eugenie Bouchard en 2012 en enlevant les honneurs du volet junior à Wimbledon. Il y a de ces victoires qui déterminent souvent les attentes placées en nous.

« Ma vie n’a pas vraiment changé depuis ma victoire à Roland-Garros, sinon que je sais qu’on m’observe d’un peu plus près, explique-t-elle. Par exemple, si vous m’appelez aujourd’hui, c’est assurément parce que j’ai gagné là-bas. Pour le reste, je garde les pieds sur terre et je m’entraîne toujours aussi fort… »

Et elle a commencé à s’entraîner avec l’Américain Dave Rineberg, qui a travaillé avec les sœurs Williams pendant une grande partie des années 1990. Rineberg étant basé en Floride, elle continuera ainsi à vivre dans le Sunshine State.

L’ex-numéro un mondiale Justine Henin est l’idole de Leylah Annie. «Elle était si forte, si rapide et si intelligente sur le terrain», dir-elle.

Sky is the limit

Leylah Annie Fernandez fait partie de cette nouvelle génération de joueurs de tennis canadiens qui n’ont plus aucun complexe. Elle a du talent, elle le sait et elle vise haut. Très haut. Sky is the limit.

« Je veux être la meilleure au monde et je veux gagner des tournois du Grand Chelem, lance-t-elle. Évidemment, je ne suis pas rendue là et je dois y aller une étape à la fois. Mon objectif, à l’heure où on se parle, est de me retrouver dans le top 200 (elle est actuellement classée 373e) d’ici à la fin de l’année. Je pense que c’est très réaliste. »

Son idole, celle qui l’inspire, c’est l’ex-numéro un mondiale Justine Henin, qui a mis la main sur sept titres du Grand Chelem après avoir remporté le volet junior des Internationaux de France, comme elle.

« Elle était si forte, si rapide et si intelligente sur le terrain. On m’a déjà dit que mon jeu ressemble au sien. Je ne sais pas trop, mais c’est un trop beau compliment ! »

Contrairement à la plupart des filles de son niveau de jeu de son âge, Fernandez s’est mise au tennis sérieusement sur le tard. Jusqu’à l’âge de 11 ans, c’est le soccer qui prenait presque toute la place dans sa vie.

« Le soccer, c’était le sport de mon père. Mais à 11 ans, j’ai tout arrêté pour me consacrer au tennis. J’ai abandonné un sport pour un autre, j’ai tout recommencé à neuf. Mais je ne regrette rien ! »

Quel chemin elle a parcouru en seulement cinq ans !

Vive Granby !

Leylah Annie Fernandez est heureuse à l’idée de revenir à Granby.

« J’adore jouer chez vous, dit-elle. D’abord et avant tout parce que les gens adorent le tennis et ça, ça se voit aussitôt qu’on arrive sur place. Aussi, c’est une belle petite ville, tranquille, qui n’a rien à voir avec le trafic de Montréal, par exemple. Vraiment, je me suis toujours sentie bien chez vous… »

C’est déjà un bon départ en vue d’une bonne semaine…