«On a déjà été le seul Challenger au Canada. D’autres sont apparus ici et là, certains ont disparu, mais nous, on est encore là. Et on devrait être là encore un bout», mentionne le président et directeur général du tournoi, Alain Faucher.

Les pieds dans le 24e, la tête au 25e

En même temps qu’il est à mettre la dernière main aux préparatifs du 24e Challenger Banque Nationale de Granby, le président et directeur général Alain Faucher admet qu’il a la tête au 25e anniversaire du tournoi.

« Vingt-cinq ans, avouez que c’est quelque chose ! , lance Faucher, manifestement très fier. Des tournois de type Challenger qui ont fait 25 ans, il n’y en a pas des tonnes. Pas au Canada, en tout cas ! »

Le tournoi de Granby est effectivement le plus vieux Challenger au pays. Et de loin à part ça. Le numéro un de l’événement et les amateurs de tennis de la région ont tout à fait raison d’être fiers.

« On a déjà été le seul Challenger au Canada, rappelle Faucher. D’autres sont apparus ici et là, certains ont disparu, mais nous, on est encore là. Et on devrait être là encore un bout. »

Faucher a bien sûr une bonne pensée pour Laurent Valiquette, qui a un jour dit oui à la proposition d’Eugène Lapierre de reprendre le tournoi de Montebello et de l’organiser en catastrophe. C’était en 1995.

« Laurent a fait un travail extraordinaire et il a jeté les bases de ce qui est devenu un grand tournoi. On a aujourd’hui un tournoi combiné, la télé nationale est ici en direct pendant trois jours et on donne maintenant autant d’argent aux femmes qu’aux hommes. »

Que les bourses soient paritaires, on le sait, Faucher en rêvait. Il en rêvait depuis que les dames sont débarquées la première fois à Granby, en 2011. Ça a pris un certain temps, mais il est arrivé à ses fins. Cette année, la bourse totale de 160 000 $ en devises américaines sera divisée équitablement.

Marquer le coup

Mais Alain Faucher veut que le 25e anniversaire du tournoi, l’an prochain, ne passe pas inaperçu. Bien sûr, son organisation n’a pas un million à mettre dans les célébrations, mais il espère qu’il aura ce qu’il faut pour marquer le coup.

« Cette année, les gens de la Ville ont investi dans la réfection de nos 12 terrains, ils ont aussi changé l’éclairage des terrains 1 à 4 et on les remercie sincèrement, souligne-t-il. En prévision du 25e, j’aimerais tant qu’on finisse par avoir enfin des estrades permanentes… »

Il a d’autres idées en tête, mais comme il semble moins sûr de leur réalisation, il ne veut pas trop s’avancer.

Faucher a toujours des idées, des plans et des rêves. On ne sait pas toujours dans laquelle des catégories mentionnées ci-haut se situe ce qu’il a en tête, mais il continue à refuser obstinément de s’asseoir sur ses lauriers.

Malgré la maladie, qu’il continue à combattre très discrètement, sans chercher à attirer l’attention.

« On a un beau tournoi, qui a grandi pas mal. Mais il peut encore grandir », tranche-t-il.

Les joueurs… à l’église

Et comme chaque année, il y aura des changements dans l’aménagement du site du tournoi. En débarquant rue Langlois, vous remarquerez les spectaculaires roulottes blanches, que le Challenger a récupéré du Grand Prix de Formule 1 du Canada pour une bouchée de pain, paraît-il. Et il y aura d’autres améliorations ici et là sur le site, toujours dans le but de le rendre plus attrayant.

Mais les amateurs ne verront pas le plus gros changement, soit celui du transfert du salon des joueurs… dans le sous-sol de l’église Saint-Luc.

« Là, ils auront enfin tout l’espace qu’ils méritent, révèle Alain Faucher. Et surtout, ils auront tous les services dont ils ont besoin sous le même toit. Les gens de la fabrique ont été très collaborateurs dans ce dossier. »

Le chalet du club servira dorénavant de bureau du tournoi.

« On essaie d’avancer avec les moyens qu’on a. Mais en général, je pense qu’on fait du bon boulot », conclut l’avocat à la retraite.