Il y a quelques semaines, lors d’une conférence de presse fort courue, les gens du Challenger ont dévoilé l’identité des joueurs qui vont participer à l’événement. Encore une fois, ils ont réussi à nous surprendre…

Il finit toujours par nous surprendre !

CHRONIQUE / Le Challenger Banque Nationale semble avoir un don : celui de toujours réussir à nous surprendre.

À quelques semaines du début de l’événement, alors que je préparais le cahier que La Voix de l’Est publie chaque année depuis 2011, je me demandais si on aurait quelque chose de spécial à se mettre sous la dent cet été. J’avais beau y penser, il n’y a rien qui me venait.

Bien sûr, on savait que Leylah Annie Fernandez, qu’importe son triomphe à Roland-Garros junior, reviendrait à Granby. Mais… après ?

Puis, on a appris que Vasek Pospisil allait débarquer chez nous. Voilà, on avait ce quelque chose de spécial qu’on attendait !

Même avant qu’il ne remporte le Challenger en 2012, les amateurs de tennis d’ici aimaient beaucoup Pospisil, un bon garçon s’il en est un. À la suite de son triomphe, ils ont continué à le suivre, se bombant le torse de fierté lorsqu’il a atteint les demi-finales de la Coupe Rogers à Montréal, lorsqu’il a été sacré champion en double à Wimbledon, lorsqu’il a atteint les quarts de finale en simple à Wimbledon, lorsqu’il s’est hissé jusqu’au 25e rang mondial et lorsqu’il a disposé du numéro un d’alors, Andy Murray, un autre ancien du Challenger.

Et voilà qu’à 29 ans, après quelques saisons difficiles et une opération au dos, il revient au Tennis Saint-Luc. Certes, on ne manquera rien de son retour.

Et quand on regarde la liste des athlètes qui s’amènent au Challenger pour la première fois, on se rend compte qu’il y a plusieurs noms qui méritent notre attention. Deux ou trois comme ça : le Russe Evgeny Donskoy, qui s’est déjà payé Roger Federer, l’Américain Brandon Holt, fils de l’ex-numéro un mondiale Tracy Austin, la Japonaise Nao Hibino, qui a battu Eugenie Bouchard quatre fois au cours de la dernière année…

Ça, ce sont les joueurs. Mais on a aussi hâte de voir comment on va apprécier tous les changements apportés par l’ATP (surtout) et l’ITF, comme on a hâte de voir si la hausse des bourses chez les dames va faire en sorte de rehausser un peu plus encore le niveau de jeu du volet féminin, vu la présence de joueuses mieux classées.

Dans son ADN

On se prépare à assister au 24e Challenger. Comme Alain Faucher, on a tous un peu la tête au 25e. Et on se demande avec quoi on va nous arriver afin de célébrer comme il se doit ce bel anniversaire. Mais le Challenger étant ce qu’il est, il saura encore et toujours nous surprendre. C’est dans son ADN.

Le Challenger est un événement de calibre international, l’événement sportif le plus important à Granby. Et en raison de son statut, il se condamne lui-même à ne jamais faire du surplace et encore moins à faire un pas en arrière. C’est pourquoi les gens, comme les médias, sont au rendez-vous année après année.

Bon tournoi !