Bianca Andreescu était classée 185e au monde lorsqu’elle s’est pointée à Granby il y a un an. Elle est maintenant 24e !

Exceptionnels Bianca et Félix !

Bianca Andreescu et Félix Auger-Aliassime, deux des meilleurs athlètes à avoir fait leurs classes au Challenger Banque Nationale, ont connu des moments exceptionnels au cours de la dernière année. Et alors que la première est classée 24e au monde, le second, lui, est 23e.

Pas plus tard qu’il y a un an, Andreescu a atteint les demi-finales du tournoi de Granby. Elle était classée 185e au monde lorsqu’elle s’est pointée chez nous la dernière fois.

Mais c’est vraiment à compter du début de 2019 que l’Ontarienne a fait ouvrir grands les yeux à la planète tennis.

Début janvier, à Auckland en Nouvelle-Zélande, elle a renversé coup sur coup les ex-numéros un mondiales Caroline Wozniacki et Venus Williams avant de s’incliner en grande finale du tournoi. Quelques semaines plus tard, elle enlevait les honneurs du Challenger de Newport Beach, en Floride.

Puis, trois mois plus tard, elle a remporté le tournoi d’Indian Wells, un des plus importants sur la planète, après avoir vaincu Angelique Kerber, une autre ex-numéro un mondiale. Le 17 mars, ils sont des millions à travers le monde à être tombés sous le charme du style de jeu combatif et de la personnalité de l’Ontarienne, qu’on connaissait depuis longtemps chez nous, à Granby.

« Une aventure complètement folle, un vrai conte de fées ! , a lancé Andreescu aux membres des médias après son triomphe. J’étais vraiment étourdie dans le vestiaire après le match parce que j’étais envahie par tant de pensées et d’émotions. Je veux savourer ce moment. »

À la suite de son triomphe, l’Australien Rod Laver, un des meilleurs joueurs de l’histoire, écrivait sur Twitter : « Une étoile est née ! Bianca, quelle battante tu es ! »

Andreescu a ensuite atteint la ronde des 16 au tournoi de Miami, mais une blessure à l’épaule droite l’a forcée à l’abandon.

Cette blessure lui empoisonne toutefois la vie depuis. Après avoir dû se retirer du tournoi de Roland-Garros en mai à la suite de sa première victoire, elle a dû faire l’impasse sur celui de Wimbledon pour les mêmes raisons. Elle est actuellement au repos.

Mais elle reviendra en force, soyez-en assurés. Suffit de lui donner le temps.

Félix Auger-Aliassime, classé 21e sur la planète, n’a pas fait mentir les espoirs placés en lui.

Où s’arrêtera Félix ?

Les amateurs de tennis de Granby ne vivront probablement jamais assez vieux pour oublier ce que Félix Auger-Aliassime a accompli chez nous à l’été de 2015.

À 14 ans, il s’était permis de réécrire le grand livre d’histoire de l’ATP. Après être devenu le plus jeune joueur à se qualifier pour un Challenger, il est devenu le plus jeune à atteindre les quarts de finale. Rien de moins.

On savait, dès lors, qu’une grande carrière se dessinait devant lui. Et il n’a pas fait mentir les espoirs placés en lui.

Dans l’ordre, cette année, il a atteint la finale du tournoi de Rio de Janeiro, il a accédé aux demi-finales de celui de Miami, il s’est rendu coup sur coup jusqu’en finale de ceux de Lyon et de Stuttgart, il s’est faufilé jusqu’en demi-finale du tournoi du Queen’s et il a atteint le troisième tour à Wimbledon. Plutôt impressionnant, oui !

« Il est doué, très intelligent et il veut toujours s’améliorer », a récemment déclaré le grand Roger Federer lorsqu’appelé à commenter les succès du Québécois, qui n’est encore âgé que de 18 ans.

Mais « le petit Félix », comme on l’a déjà appelé à Granby, ne tient toujours rien pour acquis. Après s’être incliné à Wimbledon face au Français Ugo Humbert, il a indiqué que ses nerfs avaient craqué. « Ce qui prouve clairement que j’ai encore plein de choses à apprendre », a-t-il dit, modestement.

Certes, il a encore des choses à apprendre. Mais la vraie question est plutôt de savoir où il s’arrêtera dans sa conquête de la planète tennis.