« On veut changer la vision de la bibliothèque drabe et austère d’autrefois », dit Valérie Arseneau, chargée de projet pour l’agrandissement et la rénovation de la bibliothèque publique de Waterloo en compagnie de Richard Morasse (à droite). Le duo travaille avec Denis Pelletier, président du conseil d’administration de l’établissement.
« On veut changer la vision de la bibliothèque drabe et austère d’autrefois », dit Valérie Arseneau, chargée de projet pour l’agrandissement et la rénovation de la bibliothèque publique de Waterloo en compagnie de Richard Morasse (à droite). Le duo travaille avec Denis Pelletier, président du conseil d’administration de l’établissement.

Un nouveau chapitre pour la bibliothèque

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Il n’y a pas que les livres qui sont à l’étroit à la bibliothèque publique de Waterloo.

Le coin jeunesse est tout petit. Il n’y a pas de stationnement ni de climatisation et peu d’espace pour échanger ou rêvasser. « À un moment donné, on n’a plus de place », fait remarquer le président du conseil d’administration, Denis Pelletier.

Mais tout cela est appelé à changer.

Un projet d’agrandissement et d’amélioration de 565 000 $ est sur les rails pour l’édifice centenaire de la rue de la Cour. S’il se concrétise, l’endroit deviendra « un lieu de culture, d’échange et de technologie » à l’image des bibliothèques modernes, indique Valérie Arseneau, chargée de projet et propriétaire du manoir Maplewood.

« On veut changer la vision de la bibliothèque drabe et austère d’autrefois », dit-elle. L’idée n’est pas de simplement rénover et faire plus de place aux livres, mais aussi d’aménager un espace où pourront se tenir des expositions, des rencontres d’auteur et autres événements culturels.

Mme Arseneau ne s’en cache pas : l’achalandage à la bibliothèque bilingue de Waterloo est bon, mais il est vieillissant. Les travaux projetés — ainsi que l’ajout de fauteuils et de postes informatiques supplémentaires — permettront de renouveler la clientèle.

« Une bibliothèque, c’est pas juste emprunter des livres », dit-elle.

Dehors les mouches

Le conseil d’administration de la bibliothèque réfléchissait depuis plusieurs mois à la meilleure façon de réaménager l’espace laissé vacant par le départ du Musée de la pêche à la mouche du sous-sol, en 2019.

Avec Richard Morasse, aussi chargé de projet dans ce dossier, Valérie Arseneau a donc proposé d’agrandir et d’embellir plutôt que de seulement réaménager l’intérieur.

L’édifice de 4000 pieds carrés en gagnera 1000 de plus avec l’ajout d’une rallonge vers l’arrière, en plus d’un éventuel stationnement. Le chauffage et l’électricité seront également revus. « Tout le système est dû », dit Mme Arseneau.

La bibliothèque deviendra également accessible aux fauteuils roulants avec des entrées au niveau du sol, des rampes d’accès et une plateforme élévatrice.

Présenté à la Ville, déjà partenaire de la bibliothèque, le projet semble avoir enthousiasmé les élus, dit M. Morasse. Waterloo pourrait donc contribuer financièrement à l’aventure et d’autres partenaires sont sollicités, notamment les deux paliers de gouvernement.

« On commence à avoir de bons montants en poche, mais il y a encore un travail de séduction et de recherche à faire », dit Valérie Arseneau. Des soumissions ont aussi été obtenues et si la recherche de partenaires financiers se déroule bien, les travaux pourraient se faire d’ici l’automne 2021.