Signe que le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre, le père de Jade Ouellette, Jean, est ébéniste. C’est d’ailleurs lui qui lui a transmis sa passion de longue date pour le bois. Ensemble, ils donnent une nouvelle vie à des pièces de bois tout en ayant le souci du développement durable et le réemploi.
Signe que le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre, le père de Jade Ouellette, Jean, est ébéniste. C’est d’ailleurs lui qui lui a transmis sa passion de longue date pour le bois. Ensemble, ils donnent une nouvelle vie à des pièces de bois tout en ayant le souci du développement durable et le réemploi.

Faire œuvre de tout bois

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
L’Arche, atelier éco-design, est une entreprise naissante qui trouve son essence dans la mise en valeur du bois.

Âgée de 28 ans et établie à Rougemont depuis un peu plus de deux ans, Jade Ouellette a la santé de la planète à cœur. Détentrice d’une maîtrise en environnement, la jeune femme occupe un emploi à temps plein dans le domaine et sensibilise son entourage à l’importance de la revalorisation et du réemploi depuis plusieurs années. « J’ai travaillé sur le site d’enfouissement de Cowansville et c’est là que j’ai réalisé tout ce qui était jeté, mais qui aurait pu connaître une nouvelle vie », confie-t-elle.

Signe que le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre, le père de Jade, Jean, est ébéniste. C’est d’ailleurs lui qui lui a transmis sa passion de longue date pour le bois.


« Avec L’Arche, je veux répondre à un besoin criant que j’ai observé au Québec. [...] Je me suis donné pour objectif de confectionner des articles locaux qui sont beaux, durables et surtout, qui sont abordables. »
Jade Ouellette, artisane du bois

Depuis environ deux ans, ils passent plusieurs heures en dehors de leurs emplois respectifs à donner une nouvelle vie à des pièces de bois tout en ayant le souci du développement durable et le réemploi.

Réseau de foresterie de Frelighsburg et région

En effet, la matière première du duo d’artisans leur provient de vieilles granges, mais aussi du Réseau de foresterie de Frelighsburg et région, un regroupement de propriétaires de terrains à vocation forestière qui œuvrent pour une gestion durable de leur milieu.

« Ça vient boucler la boucle de mon projet, explique Jade Ouellette. C’était important pour moi d’aller chercher du bois et éviter le gaspillage. »

La pièce de bois inspirera les artisans à en faire une œuvre unique : porte-manteau, table, miroir, étagère, chaise, sinon un autre meuble ou un accessoire de décoration.

« Et ce n’est pas juste du vieux bois, précise-t-elle immédiatement. On récupère des arbres fraîchement coupés en fonction du plan d’aménagement des propriétaires forestiers. »

Il n’y a toutefois pas que le bois qui évite le dépotoir. La quasi-totalité des matériaux utilisés pour compléter les meubles est elle aussi recyclée.

« Tout ce qui est structure en métal, je le trouve dans des antiquités. Pas question d’aller acheter des crochets ou des pentures à la quincaillerie ! poursuit l’artisane rougemontoise. Et je sais que ce sera plus durable. Si des crochets ont duré pendant plus de 50 ans dans une église, je sais qu’ils vont faire l’affaire pendant longtemps sur la pièce. »

Par la suite, la pièce de bois, que ce soit la souche, le rondin, la planche ou la branche, inspirera les artisans pour en faire une œuvre unique : porte-manteau, table, miroir, étagère, chaise, sinon un autre meuble ou un accessoire de décoration.

« On partage nos compétences. On a chacun nos idées et un style qui nous est propre, mais pour certains projets, on vient mélanger tout ça et c’est ce qui est beau ! », indique Mme Ouellette.

Répondre à un besoin

Quelques créations de L’Arche sont notamment exposées à la boutique Signé local, dans le quartier Dix30 à Brossard. D’autres ont été présentées à l’occasion de marchés de Noël, l’an dernier, ce qui a permis à Mme Ouellette de réaliser que la demande pour ses produits était bel et bien là.

« Avec L’Arche, je veux répondre à un besoin criant que j’ai observé au Québec. En fait, en ce qui concerne la décoration, une très grande majorité de ce qui est vendu en magasin vient d’ailleurs, explique-t-elle. Je me suis donné pour objectif de confectionner des articles locaux qui sont beaux, durables et surtout, qui sont abordables. »

Même les plus petits morceaux d’un arbre ou de sa branche auront droit à une nouvelle vie.

À des prix allant de 20 $ à 100 $ pour les plus petites pièces, « ce sont des articles qui se donnent bien en cadeau », relève la jeune entrepreneure.