Le chef Danny St Pierre a tourné la semaine dernière une série de balados qui seront disponibles tout l’automne pour faire découvrir la richesse du terroir de la capitale de la pomme aux visiteurs.
Le chef Danny St Pierre a tourné la semaine dernière une série de balados qui seront disponibles tout l’automne pour faire découvrir la richesse du terroir de la capitale de la pomme aux visiteurs.

Danny St Pierre pour promouvoir Rougemont 

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Les producteurs de Rougemont peuvent cette année compter sur un grand nom de la cuisine pour promouvoir leur travail et le résultat de leurs efforts lors des Week-ends gourmands. Le chef Danny St Pierre a tourné la semaine dernière une série de balados qui seront disponibles tout l’automne pour faire découvrir aux visiteurs la richesse du terroir de la Capitale de la pomme.

« Danny se paie en quelque sorte un roadtrip et va à la rencontre de différents producteurs pour tenter de comprendre comment Rougemont est devenue une destination agrotouristique de renom et pour en apprendre plus sur les différents métiers et produits à l’honneur », indique Steve Flanagan, le producteur délégué.

Le chef a visité une quinzaine de producteurs de toutes sortes pour monter sept épisodes audio d’une quinzaine de minutes. Il y aura évidemment un balado sur les pomiculteurs, mais parce que Rougemont c’est bien plus que des pommes, les auditeurs seront invités chez des cidriculteurs, des vignerons, des producteurs maraîchers, des éleveurs, des transformateurs, comme l’Abbaye cistercienne, et des restaurateurs.

« En plus, Danny est un excellent intervieweur, il est capable d’aller chercher l’émotion et de bonnes histoires pour rendre le tout attrayant », ajoute M. Flanagan.

Rougemont, c’est bien plus que des pommes. C’est aussi des producteurs maraîchers, des éleveurs, des cidriculteurs, des vignerons, des transformateurs et des restaurateurs.

Il y a deux ans, Tourisme Rougemont avait un peu fait le même genre d’exercice en vidéo avec l’animatrice et chroniqueuse Isabelle Ménard. L’idée de reprendre le concept en audio avec une personnalité différente n’est pas étrangère au COVID, mais pas que.

« Depuis trois ans, notre défi est de faire parler de Rougemont à l’année, pas juste dans le temps des pommes, fait valoir M. Flanagan. Avec la COVID, on note un intérêt marqué et renouvelé pour l’achat local, pour les producteurs et les produits de chez nous. On veut profiter de cet engouement pour amener les gens qui viendront à Rougemont cet automne à visiter plus d’un producteur, à découvrir ou redécouvrir tout ce qui se fait ici. Les balados sont faits dans un format qui se consomme très bien, de sorte que les visiteurs pourront les écouter en route entre deux arrêts. »

Vers une bonne saison

Tourisme Rougemont s’attend d’ailleurs à une très bonne saison de ses Week-ends gourmands, malgré le contexte actuel. Déjà, selon son président, Hugues Lavoie, les débuts sont meilleurs que les années précédentes. « Jusqu’à maintenant, on a reçu plus de monde que d’habitude », note-t-il.

Il attribue cet engouement au fait, peut-être, que l’offre de divertissement actuelle est plutôt limitée. « Tous les festivals ont été annulés, les frontières sont encore fermées, les gros rassemblements ne sont pas encore permis et être à l’intérieur n’est pas particulièrement plaisant avec toutes les règles sanitaires en vigueur. Alors, les gens, je pense, se tournent plus vers des activités extérieures. »

Tourisme Rougemont s’attend à une très bonne saison des pommes malgré le contexte actuel.

Bien entendu, certaines mesures ont tout de même été nécessaires pour s’accommoder à la pandémie, ajoute du même souffle le propriétaire de La Pommeraie d’Or. « Les navettes agrotouristiques qu’on avait instaurées l’an dernier à partir de Montréal n’ont pas lieu cette année, les accès aux boutiques seront limités, il n’y aura peut-être pas autant d’animation que d’habitude... », liste-t-il sommairement. Sans compter que certains producteurs ont carrément décidé de ne pas ouvrir au public cette année.

C’est pourquoi le pomiculteur et président de Tourisme Rougemont invite les gens à la patience. « C’est sûr qu’il va y avoir des files d’attente! » prévient-il.