L’entraîneur Patrick Desgroseilliers et sa fille Ophélie
L’entraîneur Patrick Desgroseilliers et sa fille Ophélie

Cours d’escrime : Touché !

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Intrigante et peu commune, l’escrime compte de nouveaux adeptes à Rougemont. Depuis l’automne dernier, Patrick Desgroseilliers l’enseigne à une poignée de jeunes athlètes, qui profiteront bientôt d’équipements plus modernes.

Malgré la pandémie, le cours fait partie de la programmation officielle des loisirs de la municipalité, et son retour est prévu pour la semaine du 28 septembre.

M. Desgroseilliers a eu envie de lancer l’activité pour apprendre les secrets de ce sport de combat à sa fille de 12 ans, mais aussi à tous les autres jeunes curieux de le découvrir. « J’étais prêt à me rembarquer avec elle », explique celui qui a pratiqué la discipline avec succès durant de nombreuses années, avant d’entraîner plusieurs escrimeurs au début des années 2000. Ses élèves se sont illustrés à maintes reprises sur les circuits provinciaux et nationaux.

Arrivée de l’électronique

Grâce au feu vert de la Ville, l’homme devait installer au printemps dernier un appareil de signalisation de touche électronique. Tout a été mis sur la glace, en raison du confinement, mais il souhaite maintenant le faire d’ici la reprise des activités.

« Là, on est à la pointe sèche, mais ça fait partie de l’évolution normale d’un club d’escrime », fait-il remarquer.

Quoiqu’un peu moins sophistiqué que ce qu’on peut voir aux Jeux olympiques ou aux Championnats du monde, un tel système permet un entraînement plus fluide, détermine plus rapidement les actions des épéistes, et assure plus de précision et de justesse. Il est ainsi plus facile de savoir s’il y a une touche ou non.

L’appareil, cependant, n’est pas utilisé par tous les escrimeurs; des notions de base et une certaine expérience doivent d’abord être acquises avant de relier l’équipement au signaleur.

« Avant de passer à l’électrique, il faut avoir suivi quelques cours », explique M. Desgroseilliers, en ajoutant que l’apprentissage de ce sport est jalonné de brassards de couleurs pour marquer les niveaux atteints par les élèves.

Investissement limité

Pour la municipalité, l’ajout d’un signaleur et d’autres équipements liés à la pratique de ce sport ne représente qu’un investissement limité. Patrick Desgroseilliers accepte de les fournir, à condition que la Ville lui prête le local d’entraînement, dit-il. « J’ai tout ce qu’il faut et c’est aux normes. J’ai aussi de plus vieux équipements. »

Tenus au Centre des loisirs Omer-Cousineau, les cours ont attiré jusqu’à cinq élèves avant leur interruption. Le bouche-à-oreille a suffi à attirer ces quelques apprentis. « À cinq, c’est facile à gérer comme enseignement, mais j’ai l’intention de faire un peu de recrutement », laisse entendre le maître.

Frais d’inscription raisonnables

À la session précédente, 12 cours ne coûtaient que 60 $ par enfant de 11 ans et plus. Une fois certains frais remboursés, la session ne revenait qu’à 36 $, selon l’entraîneur. Il n’est pas exclu que les tarifs soient éventuellement rehaussés, ajoute-t-il.

« Les frais d’inscription servent uniquement à acheter de l’équipement. »

Les cours d’automne seront offerts les mardis de 17 h à 19 h.