Le Marché public de la Station gourmande connaît un grand engouement. Les clients et les marchands sont nombreux à être présents au rendez-vous le samedi.
Le Marché public de la Station gourmande connaît un grand engouement. Les clients et les marchands sont nombreux à être présents au rendez-vous le samedi.

Un succès qui donne des idées

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
La saison 2020 du Marché public de la Station gourmande de Farnham n’est pas encore terminée, mais elle est déjà qualifiée de « grand succès » par sa coordonnatrice, Julia Girard-Desbiens. Les clients sont au rendez-vous et les marchands en redemandent. Un projet pour transformer le marché en rendez-vous annuel plutôt que saisonnier est d’ailleurs dans les cartons.

« Il y a un engouement pour les produits locaux, pour le marché public, constate avec enthousiasme la coordonnatrice. C’est un grand succès. »

Début de saison

Le début de la saison ne laissait toutefois pas présager une telle réussite. La pandémie de la COVID-19 laissait planer de grandes incertitudes. D’un côté, les producteurs composaient avec un manque de main-d’œuvre. De l’autre, les citoyens étaient toujours confinés.


« Ce qui est super cette année, c’est qu’on a la base. Quelqu’un peut vraiment venir faire son épicerie. La diversité permet de venir s’approvisionner. Et en plus, c’est local. »
Julia Girard-Desbiens, coordonnatrice du Marché public de la Station gourmande

« J’ai commencé en mars et dès la deuxième semaine, tout a explosé. Je n’étais pas certaine s’il était pour y avoir un marché, ni quel genre de réponse citoyenne on aurait », explique-t-elle. Le déconfinement a permis d’aller de l’avant et d’offrir à nouveau le marché public à la population tous les samedis pendant la saison estivale.

La coordonnatrice du marché public, Julia Girard-Desbiens

Le volet animation a été annulé. Les installations ont également été adaptées pour les rendre sécuritaires et créer une distanciation physique suffisante. Seuls les marchands peuvent désormais circuler dans le bâtiment, tandis que les clients sont à l’extérieur et se promènent dans la même direction. Des stations pour le lavage des mains sont aussi disponibles.

Clients et marchands au rendez-vous

Le marché public a rapidement gagné en popularité cet été. Quelque 188 clients en moyenne viennent y faire des achats chaque semaine. Quatre-vingts pour cent d’entre eux proviennent de Farnham. « On remarque que les gens viennent acheter et peu repartent les mains vides. Je constate qu’il y a beaucoup de réguliers qui viennent dépenser des montants intéressants. Les années passées, c’était davantage un lieu de rencontre où les gens venaient sans nécessairement faire d’achat », explique Mme Girard-Desbiens.

Jusqu’à 15 marchands s’installent chaque samedi pour offrir des produits d’ici : fruits, légumes, pain, viandes et fromages sont entre autres en vente. Des produits plus raffinés, tels que des confitures, sont aussi disponibles. « Ce qui est super cette année, c’est qu’on a la base. Quelqu’un peut vraiment venir faire son épicerie. La diversité permet de venir s’approvisionner. Et en plus, c’est local », indique-t-elle.

L’engouement n’a pas seulement gagné les clients. Les marchands aussi sont nombreux à être présents au rendez-vous. « Je reçois constamment des appels de marchands qui veulent être présents au marché, mais je suis même à en refuser, illustre la coordonnatrice. En voyant l’engouement, ils demandent l’ajout de dates pour la saison. »

Afin d’offrir un espace à un plus grand nombre de producteurs, un chapiteau sera installé pour le dernier marché de la saison, le 3 octobre.

Le marché public a rapidement gagné en popularité cet été. Quelque 188 clients en moyenne viennent y faire des achats chaque semaine. Quatre-vingts pour cent d’entre eux proviennent de Farnham.

Toute l’année ?

La demande est si grande au Marché de la Station gourmande, qui jouit déjà d’un bâtiment permanent, que la coordonnatrice souhaiterait en faire un rendez-vous toute l’année. « Il y a un momentum et on aimerait le saisir », dit-elle.