Revitalisation du centre-ville, revalorisation de la rivière Yamaska, protection du couvert forestier sont toutes des éléments sur lesquels le comité aura l’occasion­ de se pencher.
Revitalisation du centre-ville, revalorisation de la rivière Yamaska, protection du couvert forestier sont toutes des éléments sur lesquels le comité aura l’occasion­ de se pencher.

Penser la ville en vert

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Le conseil municipal de Farnham est en voie d’accréditer un comité consultatif en environnement (CCE). Il s’agit de la deuxième ville dans Brome-Missisquoi à se doter d’une telle instance après Lac-Brome.

L’idée est née du citoyen Serge Rosselet qui réfléchissait depuis longtemps à une façon d’impliquer davantage les Farnhamiens dans les décisions environnementales. Le rôle du comité sera de formuler des recommandations aux élus concernant toute action ou position à prendre en matière d’environnement et de développement durable. De sept à neuf membres pourraient siéger sur le CCE, dont des citoyens, des élus et des cols blancs. Certains citoyens seraient déjà intéressés à s’impliquer, a fait savoir M. Rosselet.

« Tout ce qui touche le développement d’une ville, transversalement, ça touche l’environnement. Donc c’est vraiment d’y penser deux fois avant de faire une nouvelle construction », explique M. Rosselet, résident de Farnham depuis plus de 40 ans.

Orientations environnementales claires

Le maire de Farnham, Patrick Melchior, est fier de se munir d’un tel comité qui aidera le conseil municipal à prendre des orientations environnementales claires. « On ne pouvait pas passer à côté de ça. C’est un peu comme si on se dotait d’une conscience environnementale au niveau des actions de la ville. »

Revitalisation du centre-ville, revalorisation de la rivière Yamaska, protection du couvert forestier sont toutes des éléments sur lesquels le comité aura l’occasion de se pencher.

Le maire de Farnham, Patrick Melchior, est fier de se munir d’un tel comité qui aidera le conseil municipal à prendre des orientations environnementales claires.

À l’inverse du comité consultatif d’urbanisme (CCU) qui est obligatoire selon la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, le CCE est optionnel. « Nous on a décidé de s’en doter, car ça va avec la tangente du conseil qui veut se tourner vers le développement durable », rappelle M. Melchior.

« On a posé beaucoup de gestes depuis deux ans pour l’environnement et on va continuer. Le CCE est un outil supplémentaire », fait-il valoir.

Déjà, un règlement au sujet de l’épandage de pesticides et d’engrais sur les terrains résidentiels entrera en vigueur dès l’été prochain. Les pesticides utilisés devront être naturels, à moins d’avoir un permis spécial. « On a conçu un guide sur l’entretien écologique des pelouses pour permettre aux gens de se préparer et la Ville le fait déjà depuis cet été. »

Le maire aimerait également faire un arrimage entre le CCE et le programme Horizon scientifique de l’école Jean-Jacques-Bertrand. L’année dernière, les élus ont d’ailleurs consenti à une aide financière de 24 000 $ sur trois ans, soit la durée du projet.

Les élèves inscrits au programme ont notamment pu répertorier les espèces d’oiseaux dans le Centre de la nature. « Ça nous aide à savoir comment protéger les animaux, à identifier les espaces de nidification. Le CCE pourrait certainement s’impliquer », prévoit le maire.

Par ailleurs, Farmham a banni les bouteilles de plastique à usage unique dans ses bâtiments municipaux, de même que les sacs de plastique à l’épicerie. Huit bornes de charge électrique sont installées dans la ville.