Le directeur des loisirs à la Ville de Saint-Césaire, Guy Patenaude, et la responsable aquatique, Chantal Brodeur.

Ça bouge au nouveau complexe sportif!

Depuis sa réouverture en mai 2016, le Complexe sportif de Saint-Césaire connaît une popularité que bien des municipalités pourraient lui envier. Activités aquatiques, sports de gymnase, cours en salle, camps de jour... Ça bouge !


« On voit que les gens sont actifs. Il y a de plus en plus de façons de s’entraîner maintenant. Notre mandat, c’est de remplir les plateaux de sport », fait remarquer le directeur des loisirs à la Ville de Saint-Césaire, Guy Patenaude.
Il semble que cela fonctionne. Été comme hiver, l’endroit grouille de petit et de grand monde.
On s’y rend notamment pour le bain libre, les cours de natation, une multitude de cours en piscine, le karaté, la danse, le badminton libre, le pickleball, le soccer en salle, les classes « énergie » et le yoga.
La location de salles est aussi fort populaire pour les fêtes d’enfants, souvent assorties de location d’équipements récréatifs.
« À cela, il faut ajouter les camps de jour. On avait 225 enfants cet été », indique la responsable aquatique, Chantal Brodeur.
« En fait, il y a tellement de monde qu’il a fallu refaire le stationnement ! », ajoute M. Patenaude, qui évalue cet investissement à 1 million $.
Une redécouverte
Fermé en août 2015 pour subir une transformation complète — fenêtres, hall d’entrée, revêtement extérieur, éclairage, ventilation, peinture, tout a été refait —, le complexe a rouvert près d’un an plus tard sous ses nouveaux atours. Et la population a redécouvert l’endroit avec enthousiasme.
« On avait déjà une bonne affluence, mais les gens sont tous revenus parce que c’était nouveau », affirme M. Patenaude.
« Beau, propre et chaleureux » sont les qualificatifs que M. Patenaude et Mme Brodeur entendent le plus souvent pour décrire le nouveau complexe ouvert tous les jours de la semaine.
« En fait, ce n’était pas un luxe », glisse le directeur au sujet des rénovations de cet immeuble construit en 1974 par la Congrégation des frères de Sainte-Croix. Ce dernier estime les travaux à près de 3 millions $.
Avec son bassin semi-olympique avec estrade, son gymnase double aussi avec estrade et ses huit salles multifonctionnelles et modulables, le complexe enregistre au moins 75 000 entrées par année. Des citoyens de Saint-Césaire, bien sûr, mais aussi de Farnham, Rougemont et Saint-Paul-d’Abbotsford visitent régulièrement le centre sportif.
En tout, des gens d’une vingtaine de municipalités environnantes profitent des installations, indique M. Patenaude.
« Tout le monde peut venir ici. On ne fonctionne pas par des ententes-loisirs. Les gens payent simplement le tarif résidant ou non résidant. »
Et qui fréquente le complexe sportif ? « On a beaucoup de retraités en matinée, des jeunes adultes et des adultes en soirée, et des familles la fin de semaine. On va chercher toute la gamme d’usagers. »
Guy Patenaude en est convaincu : le complexe est un puissant attrait à Saint-Césaire. « Dans un rayon de 30 minutes, il n’y a pas une autre ville où on retrouve une piscine, un gymnase et des salles sous un même toit. Si on voulait construire la même chose aujourd’hui, ça coûterait une fortune. »
L’achalandage a par ailleurs entraîné une hausse du personnel. Une trentaine d’employés y travaillent, dont cinq permanents.
S’adapter
La plupart des activités offertes sont les mêmes qu’avant les rénovations, mis à part le populaire pickleball et le cardio/aquamat (un entraînement sur matelas flottant), qui sont venus bonifier la palette de services. L’équipe essaie, autant que possible, de s’adapter aux tendances.
« On est à l’écoute des gens. S’ils nous suggèrent quelque chose et que ça convient en terme d’espace et de budget, on le fait », indique Chantal Brodeur.
Selon eux, le conseil municipal actuel est d’ailleurs très proactif à ce sujet.
Budget annuel
Côté chiffres, le budget 2017 du complexe sportif s’élève à 259 000 $, tandis que celui de la piscine est fixé à 296 000 $. Guy Patenaude rappelle que pour de telles infrastructures de loisirs, les déficits sont normaux. « C’est toujours à perte, mais ça dépend comment on le perçoit. On peut aussi le voir comme un investissement dans la santé des gens. »
Les revenus proviennent principalement des inscriptions. « Et des commanditaires viendront bientôt s’afficher sur nos murs. »

Nouveau au centre sportif, le pickleball compte déjà son lot d’adeptes.