Une étude de l’Institut de la statistique du Québec estime que la MRC Brome-Missisquoi devrait voir sa population croître de 11 564 habitants (20 %) d’ici 2036.

Bromont rêve à 2030

La Ville de Bromont entend poursuivre son rythme de développement. Elle envisage que 3120 logements seront construits sur son territoire d’ici les 13 prochaines années.

C’est l’ambitieux défi du plan d’urbanisme adopté en 2015 par le conseil municipal. Le plan guidera la voie à suivre jusqu’en 2030. Cela représente une moyenne de 240 nouveaux logis par année. L’objectif sera vraisemblablement atteint cette année, alors que 202 nouvelles portes se sont déjà ajoutées au parc immobilier. « On sait que plusieurs nouvelles maisons vont s’ajouter d’ici la fin de l’année, souligne Marc Béland, directeur de l’urbanisme, de la planification et du développement durable de la municipalité.
Malgré un tel développement, la Ville conservera tout son charme, assure M. Béland. « On est capable d’avoir une telle croissance et de garder tout ce que les gens aiment de Bromont, l’environnement, les paysages, la qualité de vie des citoyens. »
Les perspectives de développement continuent d’être favorables pour Bromont, indique M. Béland. Il cite une étude de l’Institut de la statistique du Québec à l’effet que la MRC Brome-Missisquoi devrait voir sa population croître de 11 564 habitants (20 %) d’ici 2036. Or, la Ville de Bromont devrait s’accaparer une très grande partie de ces nouveaux citoyens. La moyenne d’occupants par logis est de 2,3. Les 3600 logements envisagés de 2015 à 2030 devraient faire en sorte que la population de la Ville branchée augmente de 8280.
Plusieurs projets immobiliers sont en branle et d’autres devraient suivre au fil des ans pour répondre à la demande, explique M. Béland. Fait intéressant, ils sont tous maintenant soumis à des plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). « On veut vraiment garder le contrôle. C’est important parce qu’on est soucieux de la qualité des constructions et de la protection des paysages. »
Délai et solution
Le recours systématique aux PIIA occasionne un délai plus long pour analyser les demandes de permis, reconnaît M. Béland. Le tout peut prendre de quatre à six semaines. « On a des gens qui trouvent ça long. Ils ont leurs plans et ont hâte de commencer les travaux. On leur explique les raisons. Ils comprennent. »
Le directeur de l’urbanisme entend cependant proposer aux membres du prochain conseil une façon d’émettre les permis plus rapidement. Deux périodes dans l’année sont plus occupées à ce chapitre : le printemps et l’automne. La très grande majorité des demandes de permis sont alors déposés. Le comité consultatif d’urbanisme pourrait se réunir deux fois en avril ainsi qu’en octobre pour étudier les demandes. Le conseil pourrait faire de même pour autoriser l’émission des permis. « On travaille sur ce scénario pour être capable de répondre plus vite aux demandes des citoyens. »