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« Notre pôle rassemble 56 élus, donc ça peut parfois être difficile de se coordonner. On a plein de ressources à exploiter, mais ça nous prend une vision commune », estime Yves Lévesque, maire de la Ville de Bedford.
« Notre pôle rassemble 56 élus, donc ça peut parfois être difficile de se coordonner. On a plein de ressources à exploiter, mais ça nous prend une vision commune », estime Yves Lévesque, maire de la Ville de Bedford.

Un plan pour le pôle de Bedford

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
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Le constat est dur, mais important : le pôle de Bedford accuse un retard démographique et socioéconomique par rapport au reste de la MRC Brome-Missisquoi. Mandatée par sept municipalités, la firme Raymond Chabot Grant Thornton a pour mission de développer un plan d’action qui mobilisera les citoyens et les différents acteurs du pôle.

« La population est en décroissance et la valeur foncière n’augmente pas au même rythme que l’ensemble de la MRC. Il y a une certaine dévitalisation dans le pôle de Bedford, qui a été accentuée par la fermeture de plusieurs grandes entreprises. On souhaite amener plus de dynamisme économique et social », explique Tania Szymanski, coordonnatrice au développement des communautés à la MRC Brome-Missisquoi.

« Tous les ingrédients sont présents pour prospérer, il faut seulement trouver la bonne recette. »

La population consultée

Une résolution commune a été entérinée par les élus du Canton de Bedford, de la Ville de Bedford, de Notre-Dame-de-Stanbridge, de Pike River, de Saint-Armand, de Saint-Ignace-de-Stanbridge et de Stanbridge Station. Seule la municipalité de Stanbridge East a décidé de ne pas participer au projet.

Le mandat a été confié à Raymond Chabot Grant Thornton pour un montant de 71 000 $ avant taxes. Des subventions permettront de couvrir 50 000 $, tandis que les 30 000 $ restants seront assumés par les sept municipalités participantes en fonction de leurs populations.

Dans la résolution transmise à La Voix de l’Est, on évoque la recherche « d’opportunités probantes de projets porteurs », des « partenariats externes » et la mise en commun de services ou de ressources humaines.

« Il y a une certaine dévitalisation dans le pôle de Bedford, qui a été accentuée par la fermeture de plusieurs grandes entreprises. On souhaite amener plus de dynamisme économique et social », explique Tania Szymanski, coordonnatrice au développement des communautés à la MRC Brome-Missisquoi.

« On veut informer les citoyens de la situation, mais aussi les mettre à contribution, qu’ils donnent leurs idées », indique Mme Szymanski, qui pilote le dossier en compagnie de la directrice générale de Saint-Ignace-de-Stanbridge, Marie-Josée Lamothe.


« On ne peut continuer d’être en décroissance pendant que les chiffres montent dans le reste de la MRC. »
Daniel Tétreault, maire de Notre-Dame-de-Stanbridge

« Ça pourrait se faire via des sondages, un site web ou les réseaux sociaux. On veut aller chercher le pouls de la population, des entrepreneurs et du milieu communautaire. »

L’objectif est de compléter les consultations avant l’été afin qu’un plan d’action préliminaire soit déposé en septembre. « Idéalement, on souhaiterait que le plan soit étudié et entériné par les différents conseils avant les élections de novembre. »

Des bénéfices pour tous

Tania Szymanski souligne que le projet peut potentiellement aider toutes les parties impliquées, indépendamment de leurs poids démographiques.

Avec près de 2600 résidents selon le site du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, la Ville de Bedford est de loin la municipalité la plus populeuse du pôle qui porte son nom. Le maire Yves Lévesque voit cette initiative comme un « incontournable ». « Je crois qu’on a redressé un peu la situation localement à Bedford depuis six ou sept ans. Par contre, c’est clair qu’on a besoin d’un plan de développement régional », estime M. Lévesque.

Le maire de la Ville de Bedford, Yves Lévesque

« Notre pôle rassemble 56 élus, donc ça peut parfois être difficile de se coordonner. On a plein de ressources à exploiter, mais ça nous prend une vision commune. » Le maire de Notre-Dame-de-Stanbridge, Daniel Tétreault, abonde dans le même sens.

« On ne peut continuer d’être en décroissance pendant que les chiffres montent dans le reste de la MRC. Nous sommes de petites municipalités et chacun de notre côté, nos moyens assez plutôt limités. Si on se met ensemble, par contre, le porte-feuille grossit pas mal. »