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Le sentier du parc Call’s Mills à Lac-Brome.
Le sentier du parc Call’s Mills à Lac-Brome.

Mieux connaître les atouts naturels de Brome-Missisquoi

Olivier Pierson
Olivier Pierson
La Voix de l'Est
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« Il s’agit d’acquérir une meilleure connaissance de nos milieux naturels et de leurs fonctions, résume Nathalie Grimard, de la MRC Brome-Missisquoi. Ils contribuent notamment au développement économique du territoire, mais aussi à son attractivité. » Le futur Plan régional sur les milieux naturels d’intérêt permettra cela, la MRC se conformant ainsi à la Loi sur la conservation des milieux hydriques et humides.

Pour l’heure, la MRC Brome-Missisquoi a atteint l’étape 2 du processus, autrement dit l’élaboration d’un portrait d’ensemble qui entend être le plus complet possible. Sans être devin, on peut imaginer que des zones déjà reconnues pour leur richesse seront retenues dans le futur plan régional. Nathalie Grimard cite, à titre d’exemple, la réserve écologique de la rivière aux brochets à Pike River, le marais Quilliams à Lac-Brome, ou encore la réserve naturelle des Montagnes-Vertes à Sutton. « Ce sont des milieux qui ont été identifiés dans le schéma d’aménagement et de développement du territoire. C’est sûr que dans le cadre de l’exercice actuel, ils vont ressortir. »

Dossier majeur

La démarche est d’autant plus pertinente qu’elle permettra d’alimenter la réflexion sur la révision du Schéma d’aménagement et de développement de ce territoire au profil hétéroclite.

Ce sera l’un des grands dossiers de l’année 2020, mais aussi de 2021, a annoncé Nathalie Grimard, directrice du service de la gestion du territoire, lors de la réunion des maires de Brome-Missisquoi, qui s’est tenue le 16 mars dernier en visioconférence.

Au cours d’une présentation aussi claire que concise, la directrice du service de la gestion du territoire a exposé les enjeux du fameux Plan régional sur les milieux naturels d’intérêt, qui devra être remis au ministère de l’Environnement au plus tard le 22 juin prochain. Autant dire demain.

La rivière aux brochets à Pike River, déjà reconnue pour sa richesse, pourrait faire partie du futur Plan régional sur les milieux naturels d’intérêt.

Ledit plan prévoit une stratégie de connectivité. Cette interaction entre les écosystèmes, qu’elle soit d’ordre terrestre ou aquatique, est une des composantes importantes du maintien de la biodiversité. Le mandat a été confié au Corridor appalachien, un organisme à but non lucratif dont la mission est de protéger les milieux naturels de la région des Appalaches du sud du Québec. Une subvention de 57 000 $ a été accordée, via l’entente sectorielle de développement pour la forêt de la Montérégie, pour financer ce volet.

Le plan régional, qui a reçu quant à lui une aide gouvernementale de 83 300 $, vise à établir le portrait précis d’une région à la richesse naturelle évidente. Mme Grimard l’a d’ailleurs rappelé en préambule de sa présentation aux élus des municipalités concernées. Le tableau bucolique comprend notamment 102 000 ha de forêts, 3500 km de cours d’eau et 15 000 ha de milieux humides.

phase consultative

En entrevue, Nathalie Grimard a également souligné l’importance d’une démarche participative dans la préparation du plan régional, lequel doit permettre à chaque municipalité de faire preuve de cohérence dans ses prises de décision pour ses futurs projets.

Pour y parvenir, la population et les acteurs clés du territoire (par exemple les organismes de bassins versants, les mondes agricole et forestier) seront invités à apporter leur pierre à cet édifice à consolider. « On va les informer qu’ils vont être interpellés et qu’une stratégie de conservation des milieux naturels va se mettre en place », prévient la directrice. Cela se traduira entre autres par des sondages ou des webinaires qui seront accessibles sur la nouvelle plateforme RéalisonsBM.com. « On va avoir besoin de l’implication des gens et de leur avis sur la façon d’aménager le territoire de manière durable. On est ouverts à tout commentaire », anticipe Nathalie Grimard, tout en précisant que les élus de Brome-Missisquoi trancheront en bout de ligne.

Ce sera l’étape 5 du processus, où il s’agira d’établir une stratégie de conservation, autrement dit les moyens et les actions à mettre en œuvre pour les prochaines années, sachant que le Plan régional sur les milieux naturels d’intérêt devra être révisé tous les 10 ans.

Mais avant cela, il y aura l’acte 4, qui sera consacré au choix et aux engagements de la MRC, qui devra tenir compte des secteurs où le développement du territoire est prioritaire. Une avant-dernière étape que Nathalie Grimard aimerait voir aboutir avant les prochaines élections municipales de novembre, comme elle l’a mentionné le 16 mars aux différents maires.