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Le directeur de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi, David Rumbsy, et la conseillère en gestion des matières résiduelles à la MRC Brome-Missisquoi, Valérie Nantais-Martin
Le directeur de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi, David Rumbsy, et la conseillère en gestion des matières résiduelles à la MRC Brome-Missisquoi, Valérie Nantais-Martin

Composter : une habitude bien ancrée

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
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Composter est bien ancré dans les habitudes des citoyens de Brome-Missisquoi. Près de 18 000 tonnes de matières organiques ont pris le chemin de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles de Brome-Missisquoi l’an dernier, signe indéniable que le bac brun est utilisé et populaire.

« On est vraiment satisfaits de ce qu’on ramasse en ce moment », mentionne Valérie Nantais-Martin, conseillère en gestion des matières résiduelles à la MRC Brome-Missisquoi.

Résidus de jardin, restants de table, essuie-tout, cendres froides et brin de scie sont quelques exemples de matières que les citoyens peuvent déposer dans leur bac brun. Ces matières sont valorisées depuis l’automne 2018 dans la MRC, à l’exception de Bromont qui avait implanté sa collecte trois ans plus tôt.

« Le Québec en avait partout et il y avait un trou dans Brome-Missisquoi où ce n’était pas encore implanté. Beaucoup l’attendaient, mais pour d’autres, c’était nouveau. On a commencé en janvier 2018 à expliquer à la population ce qui s’en venait. On a fait des rencontres d’informations avant, pendant et après », explique Mme Nantais-Martin.

La Régie, qui a obtenu une subvention dans le cadre du Programme de traitement des matières organiques par biométhanisation et compostage du gouvernement provincial, disposait de cinq ans pour atteindre les objectifs, c’est-à-dire de rejoindre 75 % des unités d’habitation résidentielle. « Après deux ans et demi, c’est atteint », se réjouit le directeur, David Rumbsy.

Après quelques mois de décomposition, d’opérations de brassage et de tamisage, les matières sont transformées en compost, ce qui représente entre 40 % à 50 % de la quantité de matières qui a été livrée à la Régie.

Moitié moins de matières à la fin

Quelque 8000 tonnes ont été produites en 2020, une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente.

« On a un bon succès avec le traitement de la matière organique. Ça fait une belle économie circulaire. Les citoyens mettent des matières dans leur bac et viennent chercher du compost à mettre dans leur jardin ensuite. On arrive à faire un compost de bonne qualité tout usage. On ferme la boucle », indique M. Rumbsy.


« Ça fait une belle économie circulaire. Les citoyens mettent des matières dans leur bac et viennent chercher du compost à mettre dans leur jardin ensuite. On ferme la boucle. »
David Rumbsy, directeur de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles

La capacité d’accueil des matières organiques a été pensée de façon à gérer une croissance. La Politique québécoise de gestion des matières résiduelles préconisait la valorisation à 100 % des matières organiques d’ici 2020 puisque l’enfouissement de ces matières ne sera plus autorisé éventuellement.

« Dans une prochaine étape, il faut intégrer les commerces, les industries, les institutions, les multilogements. Il y en a pour qui c’est fait, mais pour d’autres, ça reste à faire. Il n’y a pas de date arrêtée, mais dans le prochain plan qui est en élaboration, c’est un questionnement qui sera posé. Ça sera une orientation. Est-ce que les municipalités sont prêtes à aller plus loin ? », expose Mme Nantais-Martin.

Certains immeubles à logements multiples et commerces, par exemple, ont déjà emboîté le pas dans certaines municipalités, précise-t-elle.

Qu’ils en soient à leurs premiers pas ou qu’ils soient des habitués, les citoyens sont invités à poursuivre leur bonne action en prenant soin de déposer seulement les matières autorisées dans le bac brun.

« Vous allez pouvoir venir chercher du compost, donc il faut essayer de mettre de bonnes choses là-dedans. Même si vous en mettez un peu dans le bac, ce n’est pas grave. Mettez-le quand même, fait valoir Mme Nantais-Martin. Le verre, ça casse et ça fait des petits morceaux qui se retrouvent dans le compost. Pensez-y parce que ça peut le contaminer. Il faut continuer les efforts. »