La vente de bovins a diminué de 35 % depuis 2008 au Québec. Les Producteurs veulent renverser la tendance et augmenter la production de 50 % d’ici 2025.

Les éleveurs visent haut

La vente de bovins a diminué de 35 % depuis 2008. Dans l’espoir d’augmenter la production de 50 % d’ici 2025, les producteurs du Québec ont élaboré un plan de développement. Un objectif « ambitieux » qui nécessite le soutien de Québec.

« Si on ne veut pas que la production continue de diminuer, il faut la stimuler et, pour ça, il faut la collaboration du gouvernement. C’est pour cette raison qu’on sollicite le ministre de l’Agriculture pour nous aider à développer la production », indique Jean-Marc Ménard, président des Producteurs de bovins de Montérégie-Est et producteur laitier.

Les éleveurs souhaitent la mise en place d’un programme incitant la croissance et la relève. « Nous souhaitons travailler avec le gouvernement sur une législation qui répond aux réalités de la production bovine québécoise, aux attentes du public en terme de respect de l’environnement et de bien-être animal, ainsi qu’aux aspirations des producteurs à croître», ajoute celui qui est également maire de Sainte-Christine.

Un plan de marketing sera également mis en œuvre pour mettre de l’avant le bœuf et le veau du Québec.

« Le gouvernement du Québec a un programme pour investir dans les fermes du Québec. La production bovine veut aller chercher sa part », revendique M. Ménard.

Coûts élevés
M. Ménard fait état des normes sévères en matière d’environnement et de bien-être animal, qui nécessitent des coûts importants et qui découragent des entrepreneurs qui veulent se lancer dans la production bovine ou agrandir leur cheptel. Les obstacles sont si nombreux que plusieurs ont cessé leurs activités.

« Les coûts de démarrage d’une entreprise sont trop élevés, souligne M. Ménard. Par exemple, tous les cours d’eau doivent être clôturés pour empêcher les animaux d’y boire. Nous devons donner de l’eau propre aux animaux par des conduits souterrains. Les autres provinces n’ont pas cette exigence. Ça nous permet de protéger la qualité de l’eau, mais ce sont des coûts supplémentaires.»

L’industrie connaît aussi un problème de relève familiale. À cela s’ajoute la difficulté d’accéder à une ferme pour la relève extérieure.

Quelque 710 900 bœufs et veaux sont élevés dans 11 000 entreprises bovines au Québec, dont 1 900 en Montérégie.

AGRICULTURE

La Chaufferie: du grain au verre

Un nouveau joueur a récemment fait son entrée dans l’univers des microdistilleries québécoises: La Chaufferie, aménagée dans l’ancien complexe industriel de l’Imperial Tobacco, au centre-ville de Granby.

L’endroit, qui a nécessité des investissements d’environ 1,5 million $, se distingue de bien d’autres producteurs en partant directement du grain pour élaborer ses alcools: une vodka et un gin. Un whisky est aussi en élaboration. Petit cours de distillerie 101 avec le maître distillateur de La Chaufferie, Vincent Van Horn, qui a notamment fait ses classes auprès de la Cayman Spirits Co, dans les îles du même nom.

AGRICULTURE

Une ferme 4.0

C’est en 2005 que Frédéric Paris s’est joint à l’entreprise de sa conjointe, Jocelyne Miron, et de la mère de celle-ci, Hélène Chevrier. « J’ai grandi voisin d’une ferme laitière, celle de mon grand-père, mais je n’ai pas eu la possibilité de racheter la ferme familiale, raconte-t-il. Jocelyne a rapidement vu mon intérêt pour les animaux et l’élevage, alors elle m’a offert de me joindre à la ferme familiale », dans laquelle œuvre aussi la fille de Jocelyne, Geneviève.

Il n’y a pas que les usines qui font le virage 4.0. Plusieurs producteurs agricoles se tournent, eux aussi, vers les nouvelles technologies afin d’accroître la productivité de leur ferme, mais aussi leur qualité de vie. Un investissement qui en vaut la chandelle.

AGRICULTURE

De la zoothérapie hors du commun

Qui a dit que les animaux de la ferme ne pouvaient pas s’inviter dans une thérapie ? Pour Cindy Guertin, cela va de soi. La zoothépeute de Saint-Césaire propose une approche hors des sentiers battus en se faisant assister dans son travail par des lapins et des poules. Bientôt, des chèvres et une truie se joindront à l’aventure !

Mme Guertin œuvre auprès d’une clientèle ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Elle travaille aussi avec des personnes atteintes de TDAH, d’anxiété ou d’un trouble du langage. « Mon but est d’aller vers les clientèles problématiques pour les aider à évoluer et les amener à leur pleine capacité. »

AGRICULTURE

Voir loin malgré la cécité

Un jour, un couple de non-voyants a décidé de se lancer en aviculture, plus précisément dans la production d’œufs de cane, un oiseau méconnu au Québec. Plusieurs pourraient croire que ce projet était voué à l’échec. Pourtant, quotidiennement, Maryse Sauvé et Daniel Bonin démontrent tout le contraire. Avec leur persévérance et leur détermination, les amoureux ont développé leur projet de canardière à Stukely-Sud : La canne blanche !

De la construction des bâtiments, à la reproduction des canes, jusqu’au plan d’affaires, le couple de non-voyants touche à tout. Et ce n’est certainement pas un handicap visuel qui pourra les arrêter. « On n’est pas plus courageux qu’un autre. On veut juste donner le goût aux gens de réaliser leur rêve », lance Daniel, bien humblement.

AGRICULTURE

Profession : courtiers immobiliers

Ils sont encore tout jeunes, mais Sara de Grady et David Couture en connaissent un bout sur le courtage immobilier. Leur spécialité : l’univers de l’agriculture.

Fermes, domaines, fermettes, terres à bois, érablières et terres cultivables... Depuis ses débuts en 2010, le duo a vendu plus de 500 propriétés à vocation agricole en Montérégie et en Estrie, ce qui représente une moyenne d’environ 60 par année. Un chiffre phénoménal, compte tenu de la valeur de ce type de propriétés.

AGRICULTURE

Des fraises du Québec en mai

Il sera possible de manger des fraises du Québec à la fête des Mères cette année. Le Potager Mont-Rouge Halte Gourmande, à Rougemont, s’est lancé dans la production en serre. Dans quelques semaines, le délicieux fruit rouge sera donc prêt!

L’idée a germé en 2013, alors que l’entreprise familiale ne possédait pas encore de serre. Marielle Farley et son fils, Philippe Beauregard, participaient tout simplement à une journée porte ouverte chez un producteur qui cultivait des fraises en serre, l’hiver. «Nous, on produisait des fraises en champs, précise Philippe. Pour les serres, on se disait qu’un jour, peut-être...» Mais voilà qu’en 2016, Philippe et sa sœur Marjolaine mettent la main sur le Verger Totem, toujours à Rougemont. Un lieu qui possédait une serre. «Il y avait de la mauvaise herbe jusqu’au plafond, raconte Philippe. Ça n’avait jamais été exploité.»

AGRICULTURE

Place à la relève

Les cercles de jeunes ruraux existent depuis des décennies dans plusieurs régions du Québec. La Haute-Yamaska et Rouville n’y font pas exception et continuent de réunir enfants, adolescents et jeunes adultes curieux d’en savoir davantage sur le monde agricole québécois. Dans plusieurs cas, c’est dans ces regroupements que la graine d’une vocation a été semée.

« Que tu proviennes du secteur avicole, porcin ou acéricole, tu peux échanger sur bien des sujets et même apprendre sur plein d’autres, allègue Steve Boulet. Ça permet à certaines personnes qui ont grandi sur un type de ferme de développer un intérêt pour un autre type d’élevage ou d’agriculture et de s’orienter vers ça. »

AGRICULTURE

De grands rêves à la ferme Maui

Les temps morts sont rares chez Myriam Grenon et Steven Beerwort. Propriétaires de la ferme Maui à Lac-Brome, toutes leurs journées sont consacrées à s’occuper d’un cheptel de plus de 350 brebis Dorper et de leurs agneaux. Tout ça en plus de veiller à l’éducation de leurs cinq enfants de moins de dix ans !

Les deux jeunes producteurs agricoles se sont connus dans l’Ouest canadien en 2004. Comme des centaines de jeunes Québécois, ils avaient mis le cap sur cette terre d’apprentissage pour acquérir une expérience de travail, apprendre l’anglais et explorer ce coin de pays. Le couple s’est croisé sur une ferme laitière à Calgary. Steve était responsable de la gestion de l’exploitation et Myriam était de passage en tant que stagiaire en agronomie. Ils ont trouvé l’amour et sont rentrés au Québec ensemble.

AGRICULTURE

La Pagaille: laboratoire paysan

La Pagaille s’organise. De 12 paniers en 2018, écoulés parmi les amis et les familles, ils passeront à 33 cet été, avec des points de chute à la ferme et à la Brûlerie Mondor, à Saint-Hyacinthe.

La ferme n’est pas certifiée biologique, mais les membres de cette coopérative n’utilisent cependant aucun engrais chimique, s’affairant plutôt à chouchouter le sol avec des outils légers qui ne compactent pas le sol. Parmi leur arsenal de rebelles agricoles, on retrouve notamment la «grelinette» — publicisée par la vedette de la production maraîchère bio-intensive, Jean-Martin Fortier — ou encore un rotoculteur «qui fonctionne à la drill».

Cahier spécial

Du safran et du paprika 100% québécois

Du safran et du paprika cultivés au Québec... On aura tout vu ! Réputées précieuses et exotiques, ces épices ne poussent plus seulement dans de lointaines contrées. Bienvenue à La Safranière des Cantons de Stanbridge Station.

Sylvie Bernatchez et sa famille ont choisi cette voie en 2015. « C’était l’idée de mon fils, précise la dame. Il trouvait le safran intéressant. »