L’an dernier, les bénévoles du CAB ont amassé 1 905 kilos (4 200 livres) de légumes auprès de cinq maraîchers de la région.

Les CAB veulent accroître leur capacité

Les Centres d’action bénévole de Farnham et de Bedford continueront de recueillir des surplus de légumes auprès de maraîchers de la région pour les redistribuer à des banques alimentaires. Ils veulent par ailleurs se donner des moyens pour en prendre davantage, et ce, dans une volonté de réduire le gaspillage alimentaire au champ.

« On réfléchit pour savoir comment on peut en faire plus », explique Nicolas Gauthier, agent de liaison à la Corporation de développement communautaire de Brome-Missisquoi. Trois enjeux seront analysés, indique-t-il. Une plus grande capacité d’entreposage des légumes, la possibilité de les transformer en différents produits et le recrutement de bénévoles pour assurer les collectes hebdomadaires, de juin à octobre.

L’an dernier, à la deuxième année du projet de réduction du gaspillage alimentaire au champ initié par la Table en sécurité alimentaire de Brome-Missisquoi, les bénévoles des deux centres d’action ont amassé 1 905 kilos (4 200 livres) de légumes. En 2016, ils en avaient recueilli 1 315 kg (2 900 livres). Ces denrées fraîches ont été livrées aux banques alimentaires de Bedford, Farnham et Cowansville. La Cellule jeunes et familles de Brome-Missisquoi, basée à Cowansville, en a également profité. Cinq fermes participaient au projet. Deux autres entreprises maraîchères s’ajouteront cette année.

Les responsables du projet aimeraient augmenter le nombre de fermes avec qui ils font affaire. Ils doivent d’abord modifier leurs structures. « Ça roule pas mal vite. Il y a un rythme qu’on ne peut pas dépasser. On ne peut pas tout gérer. Il faut s’organiser autrement », confie M. Gauthier.

Accroître le volume
Les CAB recevront l’aide de la MRC Brome-Missisquoi pour trouver des solutions afin d’accroître le volume de légumes à récupérer, dit M. Gauthier. L’entreposage des légumes permettrait non seulement d’atteindre cet objectif, mais aussi de mettre sur pied un système de transformation de ces produits pour en faire des mets, explique-t-il. Il a donné comme exemple des sauces à spaghetti. Les aliments pourraient aussi être déshydratés et congelés.

« Les gens de la MRC nous ont approchés. On est très contents, parce qu’avec leur collaboration, on va pouvoir aller plus loin dans notre projet », se réjouit M. Gauthier.

Pour l’heure, une dizaine de bénévoles assurent le service de collecte. En augmentant le volume de produits de la ferme à récupérer, les CAB auront besoin de plus de bénévoles pour s’en occuper, estime M. Gauthier.

« Il y a toute une réflexion à faire. C’est un projet évolutif », illustre-t-il.