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Le producteur laitier Sylvain Laroche souhaite avoir « le plus possible un impact positif ».
Le producteur laitier Sylvain Laroche souhaite avoir « le plus possible un impact positif ».

L'agriculteur Sylvain Laroche les deux pieds dans la communauté

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
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Lorsque vient le temps de s’impliquer dans la communauté ou dans différents projets, l’agriculteur granbyen Sylvain Laroche répond souvent présent.

« Je trouve que ça m’aide à devenir un meilleur citoyen », affirme celui qui s’est lancé en agriculture à l’âge de 21 ans, avec une ferme en location, rue Cowie.

Sylvain Laroche a siégé durant 16 ans au conseil d’administration de l’UPA Haute-Yamaska, dont trois ans à titre de vice-président. Il est aussi engagé depuis 2003, comme administrateur, auprès du club-conseil Gestrie-Sol à Granby.

Plus récemment, le producteur laitier de 46 ans a été sollicité pour faire partie du nouveau comité consultatif en environnement de la Ville de Granby. « J’ai accepté parce que je trouve que la Ville a pris une bonne direction au niveau environnemental depuis quelques années, souligne-t-il. J’essaie modestement, dans la mesure de ce que je connais, d’apporter l’expérience que j’ai accumulée en 25 ans. »


« Je trouve que l’agriculture, c’est un monde de possibilités. »
Sylvain Laroche

Celui qui prône une agriculture respectueuse de l’environnement a en fait toujours été enclin à s’engager. Un peu comme ses parents, qu’il qualifie de « curieux impliqués ». À l’école secondaire J.-H.-Leclerc, il a fait partie du conseil étudiant. « C’est une leçon de démocratie hallucinante pour les jeunes », lance Sylvain Laroche.

Il ne souhaite pas cumuler les fonctions ou les titres, mais plutôt « avoir le plus possible un impact positif ».

Respect de la nature

C’est aussi un impact positif que M. Laroche cherche à avoir au quotidien, dans son travail de la terre. Lorsqu’il s’est porté acquéreur en 2003 de la ferme Comeau — rebaptisée ferme Ruisselet — qu’il exploite sur le chemin René, il a aménagé les bandes riveraines des trois ruisseaux présents sur la terre, question de favoriser la biodiversité.

Avec Gestrie-Sol, la collaboration d’organismes environnementaux, de même que la participation d’une poignée de fermes, Sylvain Laroche a aussi œuvré au projet du ruisseau Brandy, situé rue Cowie. Ce dernier, qui a connu un succès enviable, visait justement à aménager les bandes riveraines du ruisseau Brandy, sur huit kilomètres. Le but visé : contrôler l’érosion, mais aussi favoriser entre autres une biodiversité florale et réduire les recours aux pesticides.

« C’est le genre de projet qui peut permettre de mettre en lumière qu’il est possible de faire de l’agriculture et d’en laisser un peu à la nature. C’est un projet super intéressant », dit le producteur laitier.

Maraîcher

La ferme Ruisselet compte actuellement un troupeau de près d’une soixantaine de vaches laitières et 200 acres de terre, où sont cultivés du foin, du maïs, du blé ainsi que du soya en plus petite quantité.

Sylvain Laroche s’est en outre lancé il y a deux ans dans la production de maïs sucré. L’an dernier, il a ajouté une serre à ses installations. « J’ai ajouté le volet maraîchage, mais à petite échelle. Je n’ai pas de grandes ambitions pour le moment. [...] Et je le fais à la mode bio, sans être certifié bio », dit-il.

Pour l’heure, les trois filles du producteur laitier n’ont pas démontré un intérêt marqué pour l’agriculture. Mais si l’une d’elles devait développer un coup de cœur pour la culture maraîchère, une croissance de ce volet serait possible, glisse-t-il.

Les tomates, concombres, maïs et autres betteraves récoltés sont vendus sur place, à un kiosque libre-service aménagé en bordure du chemin René. Situé à une dizaine de minutes à peine du centre-ville de Granby, le secteur a l’avantage d’être passant.

Sylvain Laroche ne s’imagine pas faire autre chose que de l’agriculture. « Je ne changerais pas de vie, lance-t-il. Avec la ferme, je fais de l’électricité, de la plomberie, de la mécanique, de l’administration. Je m’occupe d’un troupeau de vaches. Je fais un peu de maraîchage. Je trouve que l’agriculture, c’est un monde de possibilités. »