Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Jérémy Postel aimerait faire du sapin baumier l’emblème de Sutton.
Jérémy Postel aimerait faire du sapin baumier l’emblème de Sutton.

Faire du sapin la fierté de Sutton

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
Jérémy Postel caresse un rêve. Celui de faire du sapin baumier l’emblème de Sutton. Son miel et son kombucha de sapin sont des productions uniques qui se démarquent à Sutton et dans la région.

« Je viens de France et chaque village a souvent quelque chose qui ressort et qui fait que les gens identifient une richesse ou quelque chose de patrimonial à ces villages », explique le Suttonnais d’adoption. Ces choses deviennent un point de rencontre pour les citoyens et les visiteurs.

Il donne en exemple la saucisse de Toulouse, les pommiers de Normandie ou encore le fromage de Mondor. Leur point en commun est qu’il s’agit d’un aliment.

Au Québec, cette pratique n’est pas très répandue. Cependant, il donne en exemple Dunham qui se démarque particulièrement avec ses vignobles et la Brasserie Dunham. La vigne pourrait devenir l’emblème du village.

À Sutton, il y a bien sûr le plein air, les montagnes et les sentiers, tout comme le houblon et les vignes, mais ça ne la distingue pas des autres, croit M. Postel. Le miel de sapin, si.

« Le potentiel est là. Dans les commerces, je suis déjà bien accueilli avec mon idée. »

Cette idée lui est venue quand il a entendu des touristes parler de son miel de sapin, sans savoir qu’il en était le producteur. « Je me suis dit que ça aurait du sens. »

Si ce n’est déjà fait, il avait bien l’intention de présenter son rêve à la Corporation de développement économique de Sutton, qui travaille à favoriser la venue de nouveaux producteurs agroalimentaires.

« J’aimerais ça que, quand on arrive dans le village, il y ait quelque chose de marquant. Je mettrais des sapins ou des affiches avec des sapins », voit-il.

M. Postel croit qu’un tel emblème, aussi bien affiché, deviendrait un attrait supplémentaire.


« Le potentiel est là. Dans les commerces, je suis déjà bien accueilli avec mon idée. »
Jérémy Postel

Il invite par ailleurs ses concitoyens à lui transmettre leurs commentaires sur son idée. Il est ouvert à d’autres suggestions.

Ouverture au public ?

Son atelier de production est situé chez lui. Mais si Sutton adopte le sapin comme emblème, ouvrira-t-il au public ?

« Déjà, j’aimerais ouvrir la première place d’autocueillette de sapins de Noël à Sutton. Mon objectif d’entreprise est d’accéder à un terrain, même si à Sutton c’est un défi irréaliste, où je puisse avoir des sapins et accueillir les gens. »

Cet autre rêve lui permettrait de concilier son travail de producteur à son ancienne carrière, celle de guide de plein air et d’éducateur en environnement. Sur son hypothétique terre, il aimerait organiser des randonnées et des activités éducatives pour permettre aux gens de découvrir leur patrimoine naturel.

Par exemple, « tous les résineux au Québec se mangent, mais presque personne n’est au courant de ça. J’ai choisi le sapin parce que c’est un arbre inscrit dans l’histoire partout dans le monde. Je pense que tout le monde a entendu son nom ».

Repenser

En attendant, Jérémy Postel travaille au développement de son entreprise. Il lancera dans les prochains mois son site web et sa nouvelle image de marque.

Il travaille également à répondre aux demandes du service d’urbanisme pour construire sa nouvelle miellerie, qui sera logée dans la grange située dans sa cour arrière. L’entrepreneur pourra ainsi faire grandir sa production et la diversifier. Il attend les permis de la Ville pour commencer.

« La pandémie n’est pas mauvaise pour tout le monde. Le fait que les gens se tournent vers le local, s’intéressent à ce qui se passe chez eux, c’est profitable pour moi. Je veux profiter de cette vague-là pour ancrer quelque chose de plus solide. C’est le moment de se montrer et de dire ce qu’on veut faire. »