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Les élèves en adaptation scolaire à l’école secondaire Massey-Vanier adorent jardiner et pourront bientôt profiter d’une nouvelle formation.
Les élèves en adaptation scolaire à l’école secondaire Massey-Vanier adorent jardiner et pourront bientôt profiter d’une nouvelle formation.

Apprendre (encore mieux) en jardinant

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
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Avec ses élèves en adaptation scolaire à l’école secondaire Massey-Vanier, à Cowansville, Manon Brien sème, plante, arrose, entretient et récolte au fil des mois chauds près de 4000 plants de toutes sortes issus de la serre et du potager scolaires.

« Ils adorent ça ! », affirme la technicienne en travaux pratiques (TTP) en évoquant les adolescents qu’elle supervise et qui ne suivent pas les cours réguliers.

« Ils constatent tout le cycle de vie des plants et ils sont impressionnés de voir ça, dit Mme Brien. C’est un outil d’enseignement puissant parce que c’est très concret. Ils prennent conscience d’où vient la bouffe, ils peuvent mettre les mains dedans. »

Et ils les mettront encore plus en septembre puisqu’avec des enseignantes de son école, la dynamique TTP a mis sur pied une nouvelle formation axée sur l’agroalimentaire.

Cette formation plus poussée — et à laquelle se mêleront des notions de français, de mathématiques et de sciences — permettra de préparer les élèves à un emploi dans ce domaine, qu’il soit à la ferme, en usine ou dans la restauration.

L’agroalimentaire « c’est un outil d’enseignement puissant parce que c’est très concret », dit la technicienne en travaux pratiques Manon Brien. « Ils prennent conscience d’où vient la bouffe, ils peuvent mettre les mains dedans. »

« La main-d’œuvre agricole fait partie des 10 corps d’emploi où il y a le plus de besoins », souligne Mme Brien.

Cure de jouvence

Venant appuyer ce programme, un plan de rénovation de la serre et de la cuisine d’enseignement de l’école de la rue Mercier est en branle au coût de 250 000 $. La cuisine a 50 ans et est mûre pour une cure de jouvence : des portes de four ne ferment pas bien, de ronds de poêle ne fonctionnent pas...

Des travaux de ventilation, d’électricité et de plomberie sont également au menu cet été et un accès direct à la cour intérieure, où trônent la serre et le potager, sera aussi aménagé.

Quant à la serre, elle sera rafraîchie l’hiver prochain afin qu’elle puisse fonctionner à l’année grâce à des panneaux solaires. Des robots superviseront l’arrosage des plants par la suite.

« On va pouvoir aller cueillir nos tomates et les amener directement à la cuisine », dit Mme Brien. Car les élèves n’aiment pas que jardiner et composter, ils vendent leurs produits ou encore les cuisinent. « Je suis heureuse quand un jeune me demande la recette ! »

« Ils ne deviendront peut-être pas médecins, ajoute la TTP, mais ils seront notre main-d’œuvre de demain. Ils sont plus manuels qu’intellectuels. On essaie de développer ces qualités-là pour les axer vers le marché du travail. On allume une lumière au jeune qui ne sait pas ce qu’il va faire dans la vie. »