LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Des violons bien accordés

COWANSVILLE — Avec 21 maires et mairesses, la MRC de Brome-Missisquoi a tous les airs d’un orchestre. Heureusement, tout ce beau monde est au diapason quand vient le temps de faire de la région un lieu où il y a tout pour être heureux.

« Quand je suis arrivé en poste, je me demandais comment 21 maires pouvaient arriver à travailler ensemble, se souvient Louis Villeneuve, qui a fait son entrée à la mairie de Bromont en 2017. J’ai compris que ce qui fait en sorte que ça marche, c’est que chacun a ses besoins, mais est aussi à l’écoute de ceux des autres. »

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Une MRC audacieuse et ambitieuse

COWANSVILLE — Le rayonnement de la région de Brome-Missisquoi est appelé à grimper en flèche au cours des trois prochaines années. L’ambitieuse stratégie d’attraction de main-d’œuvre élaborée au cours des derniers mois se déploiera bientôt sur toutes les plates-formes.

Ce n’est plus un secret, la MRC de Brome-Missisquoi souhaite attirer 10 000 nouveaux travailleurs et 6000 familles en dix ans pour court-circuiter la problématique de pénurie de main-d’œuvre et de vieillissement de la population.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Pénurie de main-d’oeuvre: à chacun sa recette

Les besoins locaux en main-d’œuvre étant de plus en plus difficiles à combler, bon nombre d’entreprises de la région élargissent leurs horizons pour recruter des candidats.

La situation de Patrick Marziali, propriétaire de Filtration Québec, qui a besoin de nouveaux employés rapidement, est typique de ce que vivent plusieurs entreprises de Brome-Missisquoi. «Je mets des offres d’emploi sur des sites Internet et sur Facebook, mais les CV ne rentrent pas», dit-il.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

L’union fait la force

L’union fait la force, dit le dicton. La symbiose industrielle, qui se veut une façon de partager les ressources entre entreprises, tant matérielles qu’humaines, en est un bel exemple. D’ailleurs, la plus récente mouture du projet dans Brome-Missisquoi donne de probants résultats.

La prémisse de l’approche en symbiose industrielle se résume en quelque sorte à la célèbre phrase du chimiste français Antoine Laurent de Lavoisier, voulant que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Pour avoir accès à tout...

COWANSVILLE — Il n’aura jamais été aussi facile de s’informer à Cowansville. Dernièrement, la Ville lançait sur le web une application mobile et un nouveau portail citoyen personnalisé. Désormais, les citoyens ont tout au bout des doigts.

«On est super excités de vous le présenter! Ça fait un petit bout qu’on l’a dans nos cartons, mais on attendait que tout soit prêt et se passe bien, annonce Fanny Poisson, directrice du Service des communications et des relations avec les citoyens à Cowansville. C’est aujourd’hui le grand jour.»

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Dans la mire des chercheurs

Un nombre élevé d’études et de recherches universitaires prennent Brome-Missisquoi pour sujet. La diversité de sa nature mêlant forêts, montagnes, cours d’eau, vignobles, villes et terres agricoles semble fasciner les chercheurs.

« On accueille plus de recherches qu’ailleurs, explique Francis Dorion, directeur général de la gestion du territoire à la MRC de Brome-Missisquoi. Même que les autres MRC nous trouvent un peu crinqués ! »

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

De l’aide à trois projets artistiques

En début d’année, le Conseil des arts et des lettres du Québec a dévoilé les premiers récipiendaires de l’Entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité de la Montérégie-Est. Parmi les huit projets retenus, trois provenaient de la région de Brome-Missisquoi. Les voici.

Maryse Pelletier
Hôtel Chrysanthème est la pièce la plus récente de l’auteure et comédienne de Lac-Brome, Maryse Pelletier. Présentée sous forme de lecture publique, son œuvre a fait l’objet d’une minitournée en octobre dernier dans les municipalités de Saint-Jean-sur-Richelieu, Beloeil, Granby, Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy et Sutton.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Là où l’hiver est fort invitant!

L’hiver frappe à nos portes. Au-delà du breuvage chaud sur le bord du feu ou devant une bonne série télévisée, dans Brome-Missisquoi il y a bien plus à faire, et pas que pour les sportifs.

La conseillère au développement touristique au CLD de Brome-Missisquoi, Guylaine Beaudoin, s’est prêtée au jeu faire ressortir quelques suggestions qui répondront à tous les goûts.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Populaire, le vélo cross-country

La région de Brome-Missisquoi s’impose de plus en plus comme une destination chouchou des amateurs de vélo. En particulier du cross-country, qui gagne en popularité.

Pour répondre à la demande des cyclistes, l’offre prend de l’ampleur. « On voulait rendre ce sport accessible à plus de gens. D’autant plus qu’on sent un engouement pour le vélo cross-country », indique la conseillère en développement touristique au CLD de Brome-Missiquoi, Guylaine Beaudoin.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Inestimables paysages

Bien que les élus de Brome-Missisquoi aient à cœur le patrimoine paysager de la région depuis des décennies, peu d’actions concrètes sont venues soutenir les grandes orientations en matière d’aménagement du territoire.

Dans sa planification stratégique 2017-2032, la MRC a remis l’importance de ses beaux paysages à l’avant-plan, en leur attribuant une valeur environnementale, économique, sociale et culturelle.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Le plaisir de boire local

Dans Brome-Missisquoi, le début de l’été rime désormais avec le plaisir de boire local. Avec le mouvement LocaBoire, on peut bien boire ce qu’on veut, pourvu que ça vienne d’ici.

L’initiative, née cette année de 15 vignerons membres de La Route des vins et publicisée sur Facebook, a duré un mois. Entre le 24 juin et le 22 juillet, le public était invité à relever un défi par semaine. D’abord se joindre au mouvement en buvant local et en invitant ses contacts à faire de même ; ensuite, découvrir une nouvelle boisson, alcoolisée ou non ; la semaine suivante, partager ses découvertes avec son entourage ; puis partir à la rencontre des artisans du terroir.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Un projet d'aréna par et pour les citoyens

Les efforts pour doter à nouveau Saint-Césaire d’un aréna municipal ne s’essoufflent pas. Quatre mois et demi après son lancement, la campagne de mobilisation Mon Aréna a permis d’amasser tout plus de la moitié de son objectif fixé à un million de dollars. Retour sur la naissance d’un mouvement citoyen.

«Ça se passe bien, beaucoup de chemin a été fait en deux ans, souligne Sylvain Létourneau, co-porte-parole du comité citoyen de relance. Nous sommes confiants d’atteindre notre objectif, voire de le dépasser, mais pour cela, il faut que tout le monde y mette du sien.»

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Les forêts mises en valeur

Frelighsburg — Les forêts de Frelighsburg occupent 75 % du territoire. Leur mise en valeur, en optant pour une approche écosystémique où la faune et la flore sont privilégiées et le prélèvement d’essences fait à petite échelle, est prônée par le Réseau foresterie Frelighsburg et régions, bois d’exception.

Ce Réseau, supporté par l’organisme Vitalité Frelighsburg, regroupe des propriétaires et producteurs forestiers, des ingénieurs, des scieurs, des ouvriers sylvicoles et des utilisateurs de bois d’œuvre comme des ébénistes et des menuisiers. «Notre but n’est pas de bûcher les forêts pour vendre du bois. Notre but est d’aménager nos forêts pour en faire une transformation à valeur ajoutée localement», explique Jean Lévesque, maire de Frelighsburg, qui est également impliqué, avec un groupe de citoyens, dans la mise en place du Réseau depuis plus d’un an.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Industrie viticole: à la croisée des chemins

C’est connu, la grande région de Brome-Missisquoi représente le berceau de la viticulture québécoise et de l’œnotourisme. Un secteur qui a accueilli l’ouverture des portes des épiceries comme une bonne bouffée d’air frais. Depuis, les affaires vont bon train et plusieurs tirent leur épingle du jeu de belle façon. Petit portrait des tenants et aboutissants, en rouges et blancs.

« Avant, pour nous, la seule façon d’y arriver c’était l’œnotourisme, car on avait peu de moyens pour vendre ou commercialiser nos vins. Mais depuis environ deux ans, on a le droit de commercialiser nos vins en épicerie, et déjà, on est en train de se questionner à savoir si on a besoin de s’étourdir tant que ça avec les touristes maintenant que tout a changé. 

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Bientôt 200 ans bien sonnés

Si Rome ne s’est pas faite en un jour, Saint-Césaire a également, à sa mesure, un passé et une architecture qui méritent d’être mis en lumière. Saviez-vous, par exemple, que le chef des Patriotes, Louis-Joseph Papineau, avait fui les Anglais et gagné les États-Unis depuis Saint-Césaire, en canot? La Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux (SHGQL) et la Ville proposent un circuit patrimonial dans le Vieux Saint-Césaire, où 12 tableaux explicatifs lèveront le voile sur des endroits et des moments marquants de l’histoire de cette municipalité.

De concert avec la Ville, la SHGQL souhaite ainsi souligner le bicentenaire de Saint-Césaire. La municipalité soufflera ses 200 bougies en 2022. «Le projet a été accepté avec enthousiasme», indique Gilles Bachand, président de la société d’histoire. Le projet a été présenté aux élus en 2018.

Les trois premiers panneaux ont été produits ces derniers mois et n’attendent plus qu’à être installés. L’un se trouvera au pied de la statue du curé Joseph-André Provençal et un autre devant l’ancien couvent. Le dernier portera sur le collège de Saint-Césaire, aujourd’hui transformé en résidence pour personnes âgées. Trois autres panneaux devraient être produits cette année.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

La force du nombre

On accomplit davantage en groupe que seul. L’adage se prête à plusieurs domaines, dont la gestion des déchets, de l’énergie et de l’eau dans Brome-Missisquoi.

Depuis cinq ans, la Table des entreprises en développement durable (TEDD) réunit des représentants d’industries qui, autrement, ne se fréquenteraient probablement pas. Ils échangent des stratégies pour mieux chauffer, utiliser l’eau potable et disposer de leurs ordures de façon à limiter leur impact sur l’environnement.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Un plan d'action pour 2020

La Ville de Saint-Césaire veut dynamiser le parc de sa halte routière. Un plan d’action est en préparation et proposera des mesures pour verdir l’endroit et protéger les berges du cours d’eau Soulanges qui traverse les lieux, en y aménageant des bandes riveraines pour réduire l’érosion.

Pour concevoir ce plan d’action, plusieurs idées suggérées par les citoyens lors d’un atelier de réflexion organisé le 11 mars dernier seront retenues, explique Isabelle François, directrice générale de la Ville. Une douzaine de personnes ont répondu à l’invitation de la municipalité. « C’était des citoyens qui avaient une sensibilité pour la protection du cours d’eau et qui étaient bien informés des enjeux environnementaux. Ç’a été une belle rencontre », dit-elle.

LA VOIX DE BROMONT

Prolonger le plaisir de lire

La bibliothèque de Bromont mise sur de nouvelles activités afin de prolonger le plaisir de la lecture, autant chez les jeunes que chez les aînés.

La bibliothèque municipale et scolaire, attenante à l’école de La Chantignole, a mis sur pied un nouveau programme gratuit intitulé Biblio-Jeux.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Festival Mikinak: une formule renouvelée en 2019

Après une année désastreuse, les organisateurs du Festival Mikinak ont décidé de se retrousser les manches et de faire évoluer l’événement. En modifiant le concept et en faisant un effort supplémentaire au niveau de la promotion, ils espèrent, avec leur offre d’activités renouvelée, pouvoir accueillir 400 personnes en 2019.

Le Festival Mikinak, qui vise à sensibiliser la population à la protection de la tortue molle à épines, a traversé une période bien difficile. Après deux années fructueuses ayant attiré jusqu’à 400 personnes, la mouture 2018 a peiné à attirer les foules. « La première année, on avait vendu 200 billets pour la course de tortues et, la seconde année, on avait monté ça à 400. Ça avait été tout aussi populaire, mais cette année, on n’a même pas eu 100 personnes... », se désole Pascale Massé, secrétaire-trésorière de l’organisme Pikeriverains en action. Mais une fois n’est pas coutume. Les organisateurs comptent faire de cette malheureuse expérience une exception dans l’histoire de l’événement. « On va ajouter plus d’activités pour permettre aux gens de s’amuser sur le terrain. On trouvait que l’offre n’était peut-être pas suffisante pour retenir les gens sur place. Après avoir fait le tour des kiosques et assisté à une conférence, ça s’arrêtait là », reconnaît l’organisatrice.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Vers des projets rassembleurs

Saint-Césaire continue à plancher sur son futur développement urbain. La Ville devrait présenter cette année une demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour ajouter de nouveaux terrains résidentiels dans deux secteurs, celui de la rue Girard et du bassin Choinière.

« Ça avance lentement, mais on préfère prendre le temps de planifier adéquatement et de mettre tous les morceaux en place pour présenter un dossier qui soit le plus rassembleur possible pour tous les intervenants. Il peut y avoir des sensibilités. On veut faire les choses de la bonne façon », relève la directrice générale et greffière de la municipalité, Isabelle François.

LA VOIX DE COWANSVILLE

Tout un retour pour la fête du Canada

Après un an d’absence, les célébrations de la fête du Canada seront de retour en force à Cowansville avec une ribambelle d’activités chapeautées par un nouveau comité organisateur.

Cette journée chère aux Cowansvillois sera donc organisée par Karen Lacroix et Mandy McCoy.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Trente ans à redonner à la communauté

Cette année, l’omnium annuel de golf organisé par la municipalité de Saint-Césaire célébrera ses 30 ans d’existence. Tout autant d’années où, le temps d’une partie amicale, on finance également des projets mobilisateurs au sein de la communauté.

En trois décennies, ce sont plus de 180 000 $ qui ont été récoltés lors de ce rendez-vous annuel d’élus, de citoyens et de membres de la communauté d’affaires sur les verts du seul terrain de golf de la municipalité, dont l’ouverture coïncide avec l’événement.

De ce montant, plus de 150 000 $ ont été remis en dons ou versés sous forme d’aide financière à divers organismes de la localité. À elle seule, l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy a touché près de 23 000 $ depuis 2010 afin de financer des petits-déjeuners offerts aux élèves.

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Dans la classe de Madame Marie-Josée

COWANSVILLE — La classe de Madame Marie-Josée, à l’école Sainte-Thérèse de Cowansville, compte huit élèves de 6 à 11 ans, dont le niveau de scolarité varie de la 2e à la 5e année.

Vincent, Elisha, Desire, Prince, Beauty, Peter, Xcel et Esther sont arrivés à Cowansville plus tôt cette année. Dans la plupart des cas, leurs parents ont émigré du Nigéria après avoir obtenu des emplois chez KDC Knowlton, à Lac-Brome. Ils sont parmi les premiers à venir s’établir dans la région dans le cadre de la stratégie d’attraction de la MRC de Brome-Missisquoi.

LA VOIX DE BROMONT

Un cycliste averti en vaut deux

Par un beau mardi matin, une quinzaine d’élèves de l’école primaire de l’Assomption, s’entraînent au maniement du vélo dans la rue Albert, à Granby. Ils perfectionnent ainsi leurs arrêts et virages en vue de l’obtention de leur certification Cycliste averti décernée par Vélo Québec.

Depuis 2016, le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) offre la formation qui mène à l’acquisition, par les enfants, d’un
« permis de conduire de vélo ». Accompagnés d’un entraîneur, ils tentent ainsi de parfaire leur capacité à repérer obstacles et imprévus et à respecter de la signalisation routière.

La Voix de Saint-Césaire

Les affaires, une histoire de famille

Quand Sylvain Ducharme nous invite dans son bureau attenant au commerce fondé par son arrière-grand-père en 1905, on a l’impression de faire un voyage dans le temps.

Fixées au mur, des photos laminées en noir et blanc sont les vestiges d’une autre époque, alors que le bois était coupé à bout de bras, transporté à cheval, puis taillé par une machine fonctionnant… au bois.
Près de la porte, une publicité de Ducharme et frère datant de l’entre-deux-guerres, avec moulin anachronique et numéro de téléphone à l’avenant : le 21J. Juste ça. C’était bien avant les numéros à dix chiffres, et même ceux à sept.
L’histoire de la quincaillerie du centre-ville de Saint-Césaire remonte à loin. « Avant, on était en campagne ici ! », lance M. Ducharme qui, avec ses trois frères, sa sœur et son beau-frère, forme la quatrième génération de propriétaires du commerce de la rue de Vimy.
Le moulin de mon cœur
Tout a commencé par un pont, à Saint-Damase, emporté par la crue des eaux. C’est en récupérant le bois — ramené à Saint-Césaire par radeau, via la rivière Yamaska — que Jean-de-Matha Ducharme a construit le moulin à scie qui allait devenir le cœur de l’entreprise démarrée il y a 112 ans.
Il y ajoute une cour à bois, une usine de portes et fenêtres et de la machinerie et il devient entrepreneur en construction. À son actif, des réservoirs d’eau bâtis sur les montagnes de Rougemont et de Saint-Paul-d’Abbotsford, notamment, et le couvent des sœurs de Sainte-Famille, voisin du collège de Saint-Césaire.
Ses fils Herman et Lucien rachètent en 1933 et intègrent le nom Ducharme et frère. Avec les années, l’entreprise prend du galon : un magasin et une salle d’échantillons font leur apparition et les chevaux sont remplacés par les voitures et les tracteurs.
Cinq des fils d’Herman prennent la relève en 1977 et pavent la voie à de nouveaux agrandissements et transformations, dont à la disparition du moulin à scie, dans les années 1980. La compagnie rejoint la bannière RONA en 1997.
« Pas des flasheux »
Entre-temps, une autre génération prend le relais : Yves, Mario, Denis, Sylvain et Line Ducharme, ainsi que le conjoint de celle-ci, Réal Audette, avec chacun leur spécialité. L’entreprise s’est aussi agrandie en 2004 avec l’acquisition d’une quincaillerie à Saint-Pie.
Comment expliquer cette longévité ? Grâce à la philosophie d’Herman dans laquelle baignent tous ses descendants, dit M. Ducharme.
« Le but d’Herman, c’était de nourrir sa famille, pas que son commerce devienne une multinationale. Alors comme lui, on est prudents. On n’est pas des flasheux. Quand on achète un camion, c’est parce qu’on en a les moyens. Y’a pas trop de stock sur le crédit. C’est une game plate, mais c’est plus payant à la longue. »
Le commerce de 12 000 pieds carrés, qui comprend aujourd’hui une boutique de décoration, un entrepôt de matériaux, un centre de coupe et un autre de location, n’a pas l’inventaire des grandes surfaces, convient le gaillard de 57 ans. Mais il en offre beaucoup en proportion de la population de Saint-Césaire.
Gérer une entreprise en famille n’est pas toujours harmonieux, convient Sylvain Ducharme. « C’est comme un couple. Ce n’est pas au beau fixe tout le temps, mais on est capable de se parler. Et on finit toujours par se rallier. Ça aide d’avoir tous été élevés dans la même philosophie. On se fait confiance et on se respecte. »
Besoins
Les affaires vont bien même si les constructions neuves ne pleuvent pas à Saint-Césaire, faute de terrains. L’aspect rénovation est plus populaire.
Suivant la philosophie d’Herman, il n’est pas question, du moins à court terme, d’autre expansion ou que le magasin ouvre le dimanche.
« On n’a pas de volume pour justifier ça, dit Sylvain Ducharme. Je vendrais deux boîtes de vis et un 2 X 4 et ça ne serait pas rentable. Les gens ne magasinent pas ici : ils viennent chercher ce dont ils ont besoin. »

LA VOIX DE BROME-MISSISQUOI

Au menu: variété et viande fumée

Que personne n’en doute: William Colley, président de l’entreprise Fusion Farm, carbure aux défis. Après avoir conquis de grands plateaux de tournage montréalais avec ses services de traiteur ou de cuisine sur place, le cuisinier- entrepreneur s’attaque désormais au fumage de la viande et à la restauration à Cowansville.

Natif de Dunham, William Colley avait à peine 20 ans lorsqu’il s’est fait remarquer sur les plateaux de tournage, il y a une quinzaine d’années, pour ses services de «craft» (cuisine sur place), puis de traiteur (livraison de plats préparés ailleurs). La demande pour ses services a rapidement explosé, car M. Colley a tout de suite su se démarquer de la concurrence.

LA VOIX DE BROMONT

La passion du whisky dans la peau

Le restaurateur Luc Viens se passionne pour le whisky. Au fil du temps et de nombreuses recherches, il est devenu un grand connaisseur. Son coup de cœur est d’ailleurs si grand qu’il se fait un réel plaisir de le partager avec ses clients du Bistro 633 en leur concoctant des soirées où la gastronomie et cet ensemble d’eaux-de-vie s’accordent à la perfection.

C’est une erreur dans la commande d’un client, alors qu’il travaillait dans un bar de Magog, qui lui a fait découvrir cet alcool fait à base d’orge. C’était il y a 30 ans. « C’était un whisky ginger ale, se souvient le restaurateur de Bromont. Je l’ai bu et plus ça a avancé dans le temps, moins il y avait de ginger ale dans le verre et plus le whisky était bon ! J’ai fini par le boire naturel, sans glace, comme c’est supposé être. »

La Voix de Saint-Césaire

Sécurité civile: un logiciel pour alerter les citoyens

La Ville de Saint-Césaire dispose maintenant d’un logiciel qui lui permet d’aviser ses citoyens rapidement s’il survient un incident qui relève, entre autres de la sécurité civile.

« C’est un outil pratique pour nous aider à aviser les citoyens lors de situations particulières, explique Étienne Chassé, directeur du Service des incendies de Saint-Césaire. Avec la sécurité civile, on n’a pas le choix : il faut être prêt à toute éventualité. On n’a pas le temps d’attendre ou de faire du porte-à-porte. Ça doit être rapide. »
Le logiciel de gestion de masse, appelé Somum, a été acquis il y a trois ans au coût de 6500 $, mais il est fonctionnel seulement depuis cet été. La banque de données a notamment dû être garnie, c’est-à-dire que les renseignements relatifs à chaque adresse de la municipalité ont été ajoutés.
Que ce soit en remplissant un formulaire papier à déposer à l’hôtel de ville ou un formulaire sur le site de la Ville de Saint-Césaire, chaque citoyen devait — et devra le remplir si ce n’est pas déjà fait— fournir son nom, son adresse, son numéro de téléphone et son adresse courriel.
Toutes ces informations ont été colligées dans le logiciel qui peut être utilisé par le service de sécurité contre les incendies, les travaux publics et la sécurité civile. Lorsque survient un problème qui affecte l’eau potable, une évacuation, un glissement de terrain ou lors d’un incendie majeur, par exemple, le logiciel utilise les lignes téléphoniques de la municipalité pour livrer aux citoyens le message enregistré à ce moment-là ou un message parmi ceux pré-enregistrés.
« On peut réaliser cinq appels simultanés en une minute, explique M. Chassé. Si ce sont seulement les citoyens d’une rue qu’on doit aviser, c’est ultra rapide. » Si personne ne répond, le système est programmé pour appeler trois fois. Ensuite, il utilisera le deuxième numéro fourni par le citoyen.
Jusqu’ici, lorsque la municipalité voulait aviser ses citoyens d’une problématique, les employés faisaient du porte-à-porte. C’est d’ailleurs à la suite d’une difficulté à rejoindre des résidants pour les aviser de la contamination du réseau d’eau potable à la suite d’un incendie que la Ville a décidé de s’équiper de cet outil, explique
M. Chassé. « Avec ce logiciel, ça aurait pris une heure et on aurait rejoint tout le monde », dit-il.
« Avec l’ancien système, on avait un ratio de 40 % de citoyens avisés. C’était plus long, plus ardu, dit le chef des pompiers, qui est aussi coordonnateur des opérations lors d’une intervention en matière de sécurité civile. Avec le nouveau système, on est capable de rejoindre 90 % des gens. Le 10 % restant, on les rejoint avec Facebook et Internet. »
M. Chassé précise qu’il est important que les citoyens s’inscrivent et qu’ils s’assurent d’effectuer la mise à jour de leurs informations personnelles afin qu’ils soient rejoints si une situation particulière l’exigeait.

LA VOIX DE SAINT-CÉSAIRE

Entre ciel et terre

Si l’envie vous prend de faire un exercice qui ménage vos articulations tout en vous faisant sentir comme Tom Cruise dans Mission : impossible, ne cherchez plus ! Le Complexe sportif de Saint-Césaire — et nulle part ailleurs dans l’est de la Montérégie — offre désormais le Bungee Fitness.

Malgré son nom, aucune chute vertigineuse n’est à prévoir dans cette activité inspirée du cirque et de la danse, les « deux amours » de la prof, Catherine Normandin.

LA VOIX DE COWANSVILLE

S’arrêter pour mieux repartir

La communication entre les parents et leur adolescent peut parfois être difficile. La maison d’hébergement communautaire Espace Vivant vise donc à encadrer ces jeunes qui vivent des difficultés familiales, scolaires ou sociales.

L’endroit se veut un lieu de répit. Les jeunes de 12 à 17 ans peuvent s’y rendre pour profiter de la présence d’intervenants 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. L’espace de vie dispose de neuf chambres, dont une réservée pour les cas urgents.