Le Ford Ranger se veut plus imposant que le modèle précédent qui avait été retiré après l’année-modèle 2011.

Essai-éclair: Ford Ranger 2019

On l’attendait celui-là! Ford revient dans le marché de la «camionnette» par la porte d’en avant avec le Ranger.

Pourquoi les guillemets? Parce que le Ranger se veut plus imposant que le modèle précédent qui avait été retiré après l’année-modèle 2011. Comme les modèles offerts par la compétition, tels que le Chevrolet Colorado, le GMC Canyon, le Nissan Frontier ou le Toyota Tacoma. 

Évidemment, ce petit camion n’est pas aussi spacieux que son grand frère, le F-150. La cabine SuperCrew permet certes de loger sur la banquette arrière au moins deux adultes, trois en se forçant un peu... Mais, pas tant que ça. C’est toujours moins vaste que dans le F-150. Au mieux, dans le Ranger, on y retrouve à peu près le même confort que dans un Ford Escape. 

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le choix de cabine SuperCrew au lieu de la cabine double, ampute un pied de longueur sur le plateau, soit cinq pieds au lieu de six. Mais dans le contexte où le camion sert pour la plupart du temps de véhicule quotidien, il faut simplement se demander si on tient absolument à un plateau plus long, mais moins de confort pour les passagers ou un plateau moins long, mais plus d’espace à l’arrière... 

Sur la route, sa suspension spongieuse transmet aux occupants les effets de tangage et de roulis. Mais, le moteur EcoBoost de 2,3 litres fait très bien le travail, offrant du coup une capacité de remorquage qui va jusqu’à 3402 kg (7500 lb). Idéal pour celui qui souhaite remorquer une roulotte moyenne, sans avoir à s’encombrer d’un camion pleine grandeur.

Par temps froid, on ne dirait pas qu’un moteur quatre-cylindres est caché sous le capot, tellement il rugit presque comme un camion pleine grandeur équipé d’un V8. Une fois réchauffé, ce quatre-cylindres se fait plutôt discret sur le plan sonore et livre la marchandise. 

Toutefois, est-ce que le fait de mettre un quatre-cylindres sous le capot du Ranger le rend moins gourmand qu’un F-150? Pas vraiment. Dans la première tranche d’essai, durant laquelle on a effectué un parcours mixte (60 % route; 40 % ville), on a réussi à consommer 12,4 litres aux 100 kilomètres. Dans la seconde tranche, où la totalité des déplacements ont été faits en ville, on était plus proche des 16,0 l/100 km. Ça ressemble pas mal à celle d’un plus gros camion. Ford publie des cotes de consommation de 11,8 l/100 km en ville, de 9,8 l/100 km sur l’autoroute et une combinée de 10,9 l/100 km.

Espérons que le Ranger passera dans le processus d’électrification ou d’hybridation auquel le constructeur a promis d’entamer dès 2020.

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DONNÉES TECHNIQUES

Prix: de 31 069 $ à 42 389 $

Prix du modèle essayé: 42 389 $ (Lariat avec ensemble FX4 Off-Road)

Moteur: L4 2,3 litres EcoBoost

Puissance: 270 ch (201 kW) à 5500 tr/min

Couple: 310 lb-pi (420 N.m) à 3000 tr/min

Transmission: automatique à 10 rapports

Consommation réalisée: 12,4 l/100 km (parcours mixte, 60 % route; 40 % ville)