Le conteur waterlois Paul Bradley

Waterloo inspirera un conte

Qui, mieux qu’un conteur professionnel waterlois, est en mesure de créer de toutes pièces un conte sur l’histoire de... Waterloo ? Son nom : Paul Bradley.

Les élus lui ont confié ce mandat récemment, en soulignant que le conte était une manière accessible et ludique de faire connaître la riche histoire de la ville.

Membre fondateur du duo Les Prétendants et membre du collectif de conte contemporain La Quadrature, Paul Bradley a officiellement adopté la municipalité il y a trois ans, après avoir côtoyé et habité la région toute sa vie.

« On lui a demandé un court conte d’une quinzaine de minutes pour relater les grandes phases de l’histoire de Waterloo. Il sera probablement question des débuts, du déclin et de la relance de la ville », explique Jessica McMaster, directrice du développement commercial et touristique pour la Ville de Waterloo.

Cette dernière discutait avec Paul Bradley depuis deux ans lorsque l’occasion s’est récemment présentée de faire appel à son talent. L’artiste a bien saisi son message.

Oui, opine-t-il, les principales périodes qu’a connues Waterloo sont très intéressantes. Tant l’époque pionnière, où A.-B. Foster a changé la donne et lancé le bel essor de la ville, que la phase plus sombre et le renouveau actuel.

Pour lui permettre de mettre au monde cette oeuvre, le conteur ne partira pas de zéro.

« Il a déjà un fort intérêt pour l’art et la culture. Il possède aussi une très bonne connaissance de l’histoire de la ville, fait remarquer Mme McMaster. Mais on lui a fourni des outils comme le baladodécouverte, les informations des plaques patrimoniales, le livre du 150e de la ville, des documents de la MRC de la Haute-Yamaska... Je vais aussi l’inviter à rencontrer des gens d’ici qui ont l’histoire dans leur tête pour l’aiguiller sur certains points ou certaines anecdotes », ajoute-t-elle.

Faits fascinants

Waterloo n’est pas en reste en matière de faits fascinants. Il ne serait donc pas étonnant d’en entendre quelques-uns à travers les pans historiques.

« Je veux que ça relate l’histoire basée sur des faits véridiques, mais je veux aussi qu’on puisse faire la différence entre le vrai et la légende. C’est amusant d’en insérer, mais il faut que la ligne soit claire entre les deux », précise la directrice.

Le résultat sera teinté d’humour, bien sûr, à l’image de Paul Bradley, mais il se concentrera surtout autour des moments et des personnages phares de Waterloo.

« Les gens vont passer du bon temps, mais je veux qu’il reste quelque chose à la fin du conte. J’ai un devoir de transmission et le souci d’être véridique. Je veux que ce soit très personnalisé, incarné. Ce ne sont pas seulement les choses les plus flamboyantes qui m’intéressent ; les petits détails aussi. Tout est sur la table en ce moment ! », lance M. Bradley, qui estime qu’une quarantaine d’heures seront nécessaires à la préparation de cette oeuvre originale.

Essentiellement narré, le conte final sera d’abord présenté lors du lancement de la prochaine saison touristique de Waterloo ce printemps. Mais d’autres représentations publiques pourraient être tenues par la suite, laisse entendre Mme McMaster. Et qui sait, si le public en redemande, peut-être que ce premier conte pourrait faire des petits.

Le contrat attribué à Paul Bradley s’élève à 1600 $ pour la recherche, l’écriture et un droit d’utilisation pour une durée de trois ans, plus 340 $ pour la première présentation.