Le clip de Maude Brodeur profite d’une visibilité inespérée sur les réseaux sociaux.

Une vidéo «millionnaire» pour Maude Brodeur

Plus d’un million de vues. Vous avez bien lu. En diffusant une vidéo dans laquelle elle interprète Cry Me A River, Maude Brodeur était loin de se douter qu’elle susciterait un tel engouement sur le web.

« Jamais je ne me serais attendue à autant ! C’est allé rejoindre des gens en France, au Maroc, partout… Je pensais qu’une telle chose arrivait seulement aux chanteurs super connus, raconte l’adolescente. Pour moi, c’était seulement une vidéo comme d’autres que j’avais déjà mises en ligne avant. Je ne me doutais pas que ça aurait un tel impact. »

Cry Me A River, écrite par Arthur Hamilton au milieu du XXe siècle et reconnue comme un standard du jazz, a été reprise à toutes les sauces au fil des ans. La version qu’en fait la jeune fille sied bien à sa voix feutrée.

Pour ce clip, rendu public le 3 décembre dernier, Maude a choisi la simplicité, en s’accompagnant d’une bande sonore. Durant presque cinq minutes, on la voit appuyée sur un tabouret, derrière un micro, sans artifice, dans le décor du centre culturel France-Arbour à Granby.

L’interprète de 16 ans est « quand même assez fière » du résultat.

« Je pense que c’est un style de musique qui me colle à la peau. Avec ma voix, c’est plus facile. On dirait que ça y va tout seul », confie-t-elle.

Cet intérêt pour le jazz est né il y a quelques mois lors d’une session musicale avec son professeur de chant, Olivier Chagnon. « Je n’avais jamais essayé de chanter du jazz et j’ai beaucoup aimé. La première version était celle d’Ella Fitzgerald, puis j’ai entendu celle de Diana Krall. C’est d’elle que je me suis inspirée. »

On pourrait croire que la popularité du clip est attribuable à son récent passage à l’émission La Voix, mais ça ne semble pas le cas. « Ç’a peut-être aidé, mais j’étais déjà proche du million avant La Voix… », glisse-t-elle.

Peu importe la raison, la vidéo de l’Abbotsfordienne fait boule de neige sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook. Lundi soir, sur sa page, le nombre de vues continuait lentement à grimper.

« Je pense que ça donne aux gens une bonne impression de moi. C’est une très belle visibilité qui pourrait m’ouvrir des portes », espère celle qui rêve de faire ce métier depuis sa tendre enfance.