Giorgia Fumanti

Une soirée signée Giorgia Fumanti

Avec sa longue crinière ébène, ses yeux couleur de ciel et sa voix lyrique, Giorgia Fumanti pourrait aisément se donner de grands airs de diva italienne. Elle n’en a pourtant ni le temps ni le goût. La soprano préfère jouer la carte de l’authenticité.

« Je n’ai pas envie de jouer à la diva. Bien sûr que j’aime les belles robes, les décorations et la féerie entourant les concerts, mais dans la vie, je suis une maman sans maquillage ! », lance la menue soprano tout doucement, presque en murmurant.

Celle qui se faisait appeler GioAria à ses débuts a d’ailleurs tenu à reprendre bien vite son véritable nom. « Après deux ans, j’avais besoin d’être moi-même », dit-elle.

Une telle simplicité est étonnante, compte tenu de la portée internationale de la carrière de Giorgia Fumanti. La dame a chanté aux quatre coins du monde, enregistré 11 albums, poussé la note avec des chanteurs célèbres — pensez Pavarotti, Carreras, Zucchero... — et même rencontré le pape François !

Rien, cependant, pour lui monter à la tête. « Je réalise tout cela. Mais je sais d’où je suis partie, je sais que j’ai beaucoup travaillé pour y arriver. Et je suis heureuse d’avoir pu rester branchée sur mes valeurs, sur ma nature et sur ma musique, car j’ai toujours eu un peu peur de me perdre dans ce milieu », ajoute-t-elle.

La dame de 44 ans insiste sur sa chance d’avoir un public fidèle, sur sa passion véritable pour la chanson, sur le plaisir que le chant lui procure, mais aussi sur le pouvoir thérapeutique qu’il a sur elle...

« Je suis une personne spirituelle et je crois que chacun vient sur Terre avec une mission. Moi, je veux partager ma voix. Quand l’appel est trop fort, il faut l’écouter. »

D’enfant introvertie, Giorgia Fumanti a ainsi pu déployer sa voix et ses ailes. « Quand je chante, ça change tout. Le public devient mon ami ! »

Amour et autres projets

Forte du succès de son récent album, Amour, Giorgia Fumanti s’apprête à en lancer un nouveau dès le mois de mai prochain. Elle a également fait paraître une galette au Mexique récemment. Des discussions sont aussi en cours pour quelques spectacles en Australie.

Rien pour inquiéter cette citoyenne du monde, qui a quitté son Italie natale pour s’installer définitivement au Québec il y a une dizaine d’années. Avec deux enfants, elle a la quarantaine heureuse, et plus libre. « Il y a eu beaucoup de voyages ces dernières années pour le travail. Mais je me permets de choisir un peu plus, contrairement au début de ma carrière. »

Aria Classico

L’artiste s’est pointée à La Voix de l’Est cette semaine, quelques heures avant sa première répétition avec tous ceux qui l’accompagneront sur la scène du Palace de Granby le 20 avril pour le grand spectacle Aria Classico. Pour l’occasion, elle sera entourée des musiciens de l’Harmonie de Granby — dirigés par le chef André Gauthier — et des membres du Choeur de la Fondation du CHG.

Elle promet « de belles chansons que tout le monde connaît » comme O Sole Mio, Un peu plus haut et l’Ave Maria, interprétées dans un style populaire classique. « Le chef, avec qui j’ai déjà travaillé, a choisi de belles chansons de mon répertoire, affirme-t-elle. Et le fait de chanter avec une chorale, ça me rappelle des souvenirs, car j’ai commencé à chanter dans une chorale. Je me sens en famille ! »

Aria Classico est le dernier concert de la série des Grandes Sorties Desjardins.

ENVIE D'Y ALLER ?  

Quand : le 20 avril à 20 h

 : Palace de Granby

Billets : www.ovation.qc.ca ou auprès des choristes