Le musée Bruck accueillera un plus grand nombre d’artistes en 2020.

Une programmation riche et diversifiée au musée Bruck

La programmation sera plus que jamais diversifiée l’an prochain au musée Bruck. Sept artistes et deux collectifs en arts visuels se partageront alors les murs de l’institution culturelle à Cowansville. L’art textile aura toujours une place de choix en 2020 avec plusieurs créateurs s’inspirant des fibres dans leurs œuvres.

Avec bonheur, la directrice du musée Bruck, Suzanne Morin, constate que l’institution qu’elle dirige rayonne de plus en plus dans la région et à l’extérieur.

Un engouement qui s’est traduit par un grand nombre de candidatures d’artistes pour faire partie de la programmation 2020 du musée et que l’on pouvait constater jeudi soir lors du lancement devant une salle pleine à craquer.

Misant davantage sur les duos, le musée Bruck accueillera un plus grand nombre d’artistes de tout horizon l’an prochain.

« Nous n’avons pas poussé nécessairement pour avoir davantage d’expositions doubles, mais le travail de plusieurs artistes se mariait bien et on souhaite en profiter », a souligné Suzanne Morin.

Terroir

La photographe Kassandra Reynolds et la sculptrice multidisciplinaire Lucie Champoux seront les premières accueillies au musée Bruck l’an prochain, soit du 6 février au 21 mars.

L’oeuvre de ces deux créatrices originaires de Brome-Missisquoi s’ancre et s’inspire du terroir régional. Kassandra Reynolds utilise les paysages comme matière pour créer des tableaux énigmatiques habités par des personnages aux allures fantomatiques. Elle fond des images prises au fil des saisons et prend volontiers place devant la caméra de même que son amoureux.

Lucie Champoux crée quant à elle avec le bois qu’elle trouve par terre au fil de ses pérégrinations en nature. « Je ramasse des bouts de bois et ils m’inspirent des oiseaux qui me représentent en quelque sorte. L’oiseau est très libre et il a des grandes ailes pour prendre son envol, mais j’y mets de solides pates pour qu’il reste bien ancré dans la réalité », image-t-elle.

Le printemps permettra ensuite aux amateurs d’art de découvrir le travail de deux expatriés européens : la Norvégienne Margrethe Ulvik et l’Irlandais Aidan Warnock. La première a un long parcours d’expérimentation dans l’art traditionnel scandinave de la tapisserie. Elle s’inspire du textile d’un canevas avec une démarche résolument moderne tout en empruntant les techniques traditionnelles.

Aidan Warnock réalise pour sa part des dessins de lieux imaginaires avec un tel souci du détail que ses lignes semblent tissées sur le papier. Leurs œuvres seront exposées au musée Bruck du 26 mars au 9 mai.

L’arrivée de l’été sera synonyme de noirceur et de mort avec les œuvres de François Chalifour et de Danielle Gauthier du 14 mai au 4 juillet. Le duo artistique et amoureux s’articule autour des tableaux du premier réalisés avec une « guenille » lancée sur la toile qui évoquent le drapé en mouvement et des linceuls aériens pour la seconde.

Seule exposition solo de l’année, Catherine Lessard viendra présenter et défendre sa vision révolutionnaire de l’art fleché du 9 juillet au 7 septembre. « Je travaille de la façon la plus traditionnelle, mais le résultat final s’inscrit résolument dans l’art contemporain. Je réinvente les codes », assure-t-elle avec passion.

Bien au-delà de son cousin folklorique, le fléché de Catherine Lessard incorpore des matériaux jamais utilisés auparavant avec ce médium tels que des fils métalliques. Elle promet de belles surprises pour son exposition.

Tissu de notre histoire

Le musée Bruck continuera par ailleurs de rendre hommage à la défunte Bruck Mills avec son exposition collective Le Tissu de notre histoire, qui se veut un clin d’oeil à un film promotionnel réalisé pour le compte de l’usine au tournant des années 40. La proposition qui aura pour fil conducteur le textile tout en s’articulant autour de différents médiums prendra place du 12 septembre au 7 novembre.

Les créatrices du collectif Encre-Guenille-Inkrag de Dunham clôtureront l’année avec des créations estampées dans des livrets qui seront reliées par une membre du collectif.

Une démarche féministe qui se veut un hommage aux sœurs Brontë, romancières anglaises du 18e siècle, et qui vise à reconsidérer l’idée de la visibilité des femmes créatrices. Les œuvres seront présentées du 12 novembre au 19 décembre.