Caroline Thisdale.

Une première expérience de rêve

Sa toute première expérience en cinéma, Caroline Thisdale l'a eue aux côtés du réalisateur Denis Villeneuve, sur le plateau de Arrival, nominé huit fois plutôt qu'une à la prochaine cérémonie des Oscars. Si ce n'est pas être né sous une bonne étoile, on se demande ce que c'est !
« C'est vraiment l'fun d'avoir travaillé sur un projet qui est aussi bien reçu et qui, en plus, était géré par un réalisateur qui est reconnaissant envers toute son équipe », se réjouit la Granbyenne d'origine.
Sur ce mégaprojet, tourné en bonne partie à Saint-Fabien, près de Rimouski, et à Montréal, la jeune femme de 26 ans a agi à titre d'assistante à la production. « On était une petite équipe de six personnes et on s'occupait de toute la logistique autour du tournage, indique-t-elle. Le matin, on devait prendre connaissance de ce qu'on allait tourner et de ce qu'on allait voir dans les différents angles de vue, on déterminait où installer tout le monde. J'ai même eu à dire le fameux "silence, on tourne" à quelques reprises. »
En tant que membre de la régie, elle a aussi « apporté le déjeuner à Denis Villeneuve tous les matins », ajoute-t-elle. « Il est très sympathique. Il s'est présenté à chaque personne de l'équipe et nous disait bonjour à chaque matin. Il nous félicitait quand on faisait bien notre travail, et s'excusait aussi s'il lui arrivait de se tromper. Les employés qui avaient plus d'expérience m'ont dit à plusieurs reprises à quel point c'était rare de travailler avec un réalisateur aussi accessible parce qu'il y a beaucoup de gros égos dans le métier... »
Emploi étudiant
Avant Arrival, Caroline Thisdale avait surtout travaillé sur les plateaux d'émissions qui font la reconstitution de scènes de crimes. « C'est ma job étudiante », lance tout bonnement celle qui a étudié en arts et lettres au Cégep de Granby avant d'entamer un baccalauréat en arts visuels à l'UQAM. Ce sont des contacts dans le milieu qui lui ont donné sa chance il y a quelques années.
Malgré les beaux honneurs que récolte son dernier projet, elle ne caresse pas le rêve de faire carrière dans le domaine du cinéma. « C'est très l'fun, mais le rythme de vie est trop instable pour moi et les journées de travail, trop longues - entre 12 et 14 heures pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines d'affilée », dit-elle.
C'est plutôt en relations internationales et en développement durable qu'elle envisage de travailler. Du moins, c'est ce qu'elle est maintenant en train d'étudier.