De gauche à droite : Nicolas Gémus, Lou-Adriane Cassidy, Pierre Guitard et Marc-Antoine Beaudoin (à l'arrière). À l'avant, les quatre membres de la formation Escabo.

Une finale à cinq au FICG

Nicolas Gémus, Pierre Guitard, Lou-Adriane Cassidy, Marc-Antoine Beaudoin et le groupe Escabo sont les cinq finalistes du 49e Festival international de la chanson de Granby.
Les quatre premiers ont été sélectionnés par le jury, tandis que le band lavallois s'est vu offrir un laissez-passer pour l'étape ultime du concours grâce au vote du public.
Des quatre noms choisis par les jurés, notons que trois étaient passés par Granby il y a quelques années, soit Pierre Guitard, un des demi-finalistes de 2014, ainsi que Lou-Adriane Cassidy et Marc-Antoine Beaudoin, qui avaient tous deux participé à Jamais trop tôt en 2014 et 2015.
D'autres prix ont été remis après la quatrième et dernière demi-finale du Festival, samedi soir au Palace de Granby.
Mégane Cyr s'est ainsi vu décerner le Prix de la chanson populaire Tim Hortons pour T'écrire. Cette récompense accompagnée d'une bourse de 1000 $ a été attribuée par les internautes, appelés à voter pour leur chanson préférée parmi celles des 24 demi-finalistes. Pas moins de 3686 votes ont été compilés, un record pour le concours, qui a vu le jour il y a cinq ans.
Le phénomène Gab Paquet est, sans surprise, reparti avec le Prix de la meilleure présence sur scène, également accompagné d'une bourse de 1000 $.
En plus d'avoir été retenu par les juges, Nicolas Gémus s'est vu remettre le prix LOJIQ - Voix du Sud, qui lui permettra de participer en 2018 aux Rencontres de la chanson francophone d'Astaffort, en France, organisées par Voix du Sud et dirigées par Francis­ Cabrel, ainsi que celui de la Chanson coup de coeur SOCAN pour Bunker de tes bras.
Le Madelinot en était à son premier concours. « C'est sûr que je suis surpris, réagissait-il à chaud, quelques minutes après l'annonce des finalistes. C'est dur d'évaluer par nous-mêmes si on a des chances ou pas... Il y a vraiment beaucoup de talents ici. Mais c'est vraiment une belle poussée pour continuer. »
Mégane Cyr a remporté le Prix de la chanson populaire Tim Hortons pour <i>T'écrire</i>.
« Aller chercher sa place en finale »
Pierre Guitard, lui, en était à sa deuxième participation au FICG. En 2014, il devait sa présence au festival à sa première place au Gala de la chanson de Caraquet. « Je me sentais comme un imposteur », répétait-il à qui voulait l'entendre. Son parcours s'était terminé en demi-finales.
Cette fois, il a passé les auditions - après avoir travaillé fort pendant trois ans -, et est « allé chercher [sa] place en finale », comme il a mentionné­ samedi soir.
Il s'est dit « pas si surpris » de passer à l'étape suivante. « Sans prétention, je le feelais. Ça fait trois ans qu'on me dit que ce sont les gens qui le veulent vraiment qui gagnent les concours. Et je le veux en maudit ! »
Ainsi, « gagner, ce serait l'fun, c'est sûr, poursuit-il. Mais il y a aussi plein d'autres prix qui ouvrent des portes. »
Malgré la récompense, il se sent « comme à la fin d'une semaine d'ouvrage. On reçoit sa paie, on fête ça, pis lundi, on recommence à travailler. »
Le jeune Marc-Antoine Beaudoin­, pour sa part, s'est dit « sur le cul ». Et ce, malgré qu'il ait été sacré lauréat d'un concours puis d'un autre dans la dernière année, dont Ma première Place des Arts, le Tremplin­ de Dégelis et Trois-Pistoles­ en chansons. « Les 24 artistes ici le méritaient autant que moi », affirme-t-il humblement.
À 19 ans, il est le plus jeune finaliste de cette année, et ne cache pas connaître les suites d'un certain Émile Bilodeau qui, à peine plus jeune que lui, s'était rendu en finale du FICG en 2014. « Mais honnêtement, l'âge, ça ne veut rien dire. Il faut y aller quand on est prêt, peu importe si c'est à 18, 25 ou 30 ans. Et moi, à 19, je suis prêt. »
Lou-Adriane Cassidy, quant à elle, était « convaincue de ne pas accéder à la finale ». « Là, je suis dans un état semi-légume, semi-je-ne-sais-pas-ce-qui-se-passe-dans-ma-vie. Je suis flabbergastée », avouait-elle samedi soir.
Pour l'ex-participante à La Voix, cette consécration, s'il en est une, « va vraiment en continuité avec le super bel été que j'ai eu ».
Gab Paquet s'est vu décerner le Prix de la meilleure présence sur scène.
« Le plus beau prix »
De leur côté, les quatre gars de la formation Escabo, qui a performé lors de la quatrième soirée de demi-finales, samedi, soutiennent qu'ils ont remporté « le plus beau prix ». « On n'a pas plu à quatre personnes, on a plu à un public au grand complet ! Ça nous va droit au coeur, vraiment. »
Pour vous les présenter en quelques mots, disons que le quatuor formé au début de 2016 seulement donne dans un mélange de folk, de chanson française et de poésie. Finaliste à Ma première Place des Arts cette année, il est en préparation de son premier album. Et sa proposition est fort intéressante, de ce qu'on a pu juger lors de sa performance samedi. Autre gros coup de coeur ici, si l'on peut se permettre.
Mentionnons également le nom de Fabrice Koffy qui, avec sa poésie urbaine sur décor musical, son slam introspectif assaisonné de musique acoustique jazzifiée, aura certainement conquis quelques oreilles lors de la dernière­ soirée de demi-finales.