Le groupe de finissants en Arts, lettres et communication du cégep de Granby lors de leur séjour dans la Grosse Pomme, début mars.
Le groupe de finissants en Arts, lettres et communication du cégep de Granby lors de leur séjour dans la Grosse Pomme, début mars.

Une exposition virtuelle inspirée de New York

Pour les finissants du programme Arts, lettres et communication du cégep de Granby, il aurait été bien triste de mettre un terme à leur aventure des deux dernières années sans en présenter les fruits. La pandémie a peut-être eu raison de leur dernière session, mais elle ne les empêche pas de montrer à la face du monde les oeuvres inspirées de leur séjour dans la Grosse Pomme. Bienvenue dans l’exposition virtuelle Espace New York.

Pour conclure leur programme d’études, les 29 étudiants ont en effet pris la direction de la mégapole, durant la semaine de relâche de mars, pour s’y plonger et la sentir vibrer. Cette visite de cinq jours n’était ni du tourisme ni de la contemplation, insiste le professeur responsable du cours Projet d’intégration, Dominic Marcil, qui faisait partie des quatre enseignants accompagnant le groupe.

Inscrits en profil lettres, arts visuels ou cinéma, les cégépiens avaient en effet préparé le terrain depuis un bon moment et travaillaient sur le projet depuis septembre. Ils avaient même tenu une campagne de financement en vue de ce voyage.

Leur objectif : réaliser un projet de création qui intégrait des connaissances acquises durant leur formation. Cette escapade est d’ailleurs devenue une tradition dans le département.

«Depuis quelques années, les finissants vont à New York et une exposition de leurs oeuvres s’ensuit. Cette fois, en raison de la pandémie, ils ont tous fini leurs projets à la maison — même les étudiants en cinéma, qui ont dû emprunter des équipements pour produire leurs documentaires. Mais cela ne les a pas démotivés. Ils ont livré la marchandise et je suis très fier d’eux! On ne pouvait pas ne pas montrer leur travail...», ajoute M. Marcil.

«Assez émouvant»

D’où l’idée de créer une exposition virtuelle regroupant les 23 projets nés de leur aventure new-yorkaise. Après plusieurs heures de travail, la mise en ligne du site, lundi, a d’ailleurs permis à tout ce beau monde de se réunir via Zoom pour lever leur verre à cette fin d’année si particulière et à la victoire de leur esprit créatif sur le confinement.

«Les étudiants pouvaient également découvrir le travail des autres pour la première fois. C’était assez émouvant.»

De belle facture, la page propose ainsi des récits, des suites poétiques, des croquis, des intentions, des journaux de création, ainsi que des documentaires sur une pizzéria de Brooklyn, sur le parrain des paparazzis et sur l’univers des Comedy Clubs.

«Cette exposition permet au public de voir comment ils ont exploité New York comme un terrain de jeu. Il y a une saveur à tout ça. Beaucoup de projets abordent le multiculturalisme. C’est intéressant. Cette année, on leur demandait d’ancrer leur travail dans un lieu précis de la ville. Chaque fois, ils réussissent à créer des projets étonnants. Ils sont débrouillards!» termine l’enseignant.