Le compositeur François Dompierre fera l’objet d’une exposition présentée au Musée des communications et d’histoire de Sutton du 23 juin au 8 octobre.

Une exposition à voir et à entendre

Le Musée des communications et d’histoire de Sutton vous invite non seulement à voir sa prochaine exposition, mais également à l’entendre. Impossible de faire autrement, puisqu’elle portera sur la vie et l’œuvre du compositeur François Dompierre.

« On voulait souligner ses 50 ans de carrière en même temps que son 75e anniversaire de naissance », explique le président du Musée, Richard Leclerc.

François Dompierre a vécu à Sutton pendant huit ans, précise-t-il. « Malheureusement, il a vendu sa maison l’an dernier pour retourner à Montréal, mais on avait déjà entamé toutes les démarches pour cette exposition. »

Celle-ci proposera une rétrospective visuelle et sonore de l’œuvre de ce compositeur prolifique, qui a notamment signé la trame sonore d’une soixantaine de films et des pièces de théâtre musical dont Demain matin Montréal m’attend de Michel Tremblay. « On a sélectionné des extraits de 13 films qui seront projetés en boucle durant l’exposition », mentionne M. Leclerc. Parmi ceux-ci : IXE-13, Le Matou, Bonheur d’occasion, Cher Olivier, le Déclin de l’Empire américain et La passion d’Augustine.

Physiquement, on pourra entre autres admirer quelques-uns des nombreux trophées sur lesquels le compositeur a mis la main, que ce soit à l’ADISQ, au Gala du cinéma québécois (les anciens Jutras), aux Gémeaux ou autres, ainsi que ses premiers microsillons. « Il y aura aussi une petite section qui traitera de sa passion pour la bonne bouffe et de ses ateliers culinaires, Dompierre Ludique, qu’il a offerts tout le temps qu’il est demeuré à Sutton », laisse savoir M. Leclerc.

Jehane Benoit aura un espace café-boutique à son nom dans la grange adjacente au Musée dès cet été.

Ouverture d’un café-boutique
Ce n’est donc pas cette année encore que l’exposition sur La Guerre des Tuques 3D verra le jour. « Notre demande de subvention au Conseil des Arts et des Lettres a été refusée en décembre dernier, mais nous allons récidiver cette année encore. Le problème, c’est qu’elle coûte très cher et que nous avons besoin d’un partenaire ou d’une subvention. Mais elle demeure dans nos plans... » assure le président du Musée.

Peut-être que l’autre nouveauté qui sera présentée dès cet été au Musée des communications et d’histoire de Sutton pourra les aider en ce sens, à savoir l’ouverture du café-boutique Jehane-Benoit. Le Musée espère ainsi se doter d’une source de revenus supplémentaire. « On s’est inspiré du salon de thé du Centre culturel et du patrimoine Uplands, à Lennoxville », indique Richard Leclerc.

Au café-boutique Jehane-Benoit seront servis du café, du thé et de la limonade, ainsi que des petites bouchées inspirées des recettes de la pionnière de la cuisine québécoise et concoctées par des commerçants du village. « On aimerait que Sutton devienne le village Jehane Benoit, au même titre que St-Elie-de-Caxton est celui de Fred Pellerin », lance M. Leclerc, précisant que l’exposition qui lui avait été dédiée en 2012 avait été l’une des plus populaires de l’histoire du Musée et qu’il sent encore un profond attachement des gens pour « l’une de [leurs] citoyennes les plus illustres ».

« En même temps, on veut assurer la pérennité de Mme Benoit, et la faire connaître aux jeunes générations », ajoute-t-il.

Pour ce faire, l’endroit — qui sera aménagé dans la grange adjacente au Musée — abritera également l’exposition permanente sur Jehane Benoit qui occupe présentement le deuxième étage du bâtiment principal. Un petit coin où seront vendus des articles en lien avec les expositions temporaires passées ou celle présente sera également érigé. « On pourra par exemple se procurer des CD de François Dompierre », illustre le président du Musée.

Le café-boutique ouvrira ses portes la même journée que débutera l’exposition François Dompierre : 50 ans de musique, à savoir le 23 juin.