Sept élèves de secondaire 2 du Collège Mont-Sacré-Coeur sont à l'oeuvre pour créer une bande dessinée géante visant à sensibiliser la population aux impacts de l'automobile à essence et en solo.

Une bande dessinée sur le trottoir

Depuis deux jours, une bande dessinée est en train de prendre forme sur le trottoir, à l'entrée du Mont-Sacré-Coeur. Réalisée dans le cadre du projet Art public sur les trottoirs, l'oeuvre de sept élèves de secondaire 2 vise à sensibiliser la population aux impacts de l'utilisation de l'automobile en solo et à essence.
Le projet est une initiative de la Fondation Monique-Fitz-Back et implique chaque année différentes écoles secondaires à travers la province. « On a reçu 22 candidatures cette année, et on en a choisi six », indique Audrey Julien, la coordonnatrice du projet.
C'est Éliane Dubé, enseignante en arts plastiques, qui a soumis la candidature du Mont-Sacré-Coeur. Comme il s'agit d'un projet interdisciplinaire, il y a préalablement eu un travail effectué dans le cadre du cours de mathématiques. « Ils ont calculé les coûts monétaires, sociaux et environnementaux de l'utilisation d'une voiture à essence versus une voiture électrique, le covoiturage, le transport en commun et même la marche ou le vélo », explique Mme Dubé.
« En arts, on a regardé tout ça, et en équipe de deux ou trois, ils ont imaginé une bande dessinée pour s'exprimer sur le sujet et sensibiliser les gens », poursuit-elle.
Pour ce faire, les jeunes ont reçu les précieux conseils d'un bédéiste professionnel, Guillaume Demers. Les trois meilleures BD, sélectionnées au terme d'un vote, ont été retenues pour être transposées en format géant à l'extérieur. Chacune d'entre elles est d'une grandeur de 8 pieds par 11. « Moi-même, je n'ai jamais fait de bande dessinée aussi grosse », admet M. Demers, qui aide les jeunes dans leur entreprise.
« C'est l'fun de dessiner sur une grande surface, ça change de ce qu'on peut faire en classe », affirme d'ailleurs Jade Rolland, qui fait équipe avec Noémie Custeau.
« Moi, j'aime l'art à la base, mais c'est l'fun parce qu'en plus, on peut passer un message, sensibiliser les gens sur la pollution causée par les voitures », soutient pour sa part Caleb Guthrie, partenaire avec Gabriel Bernard.
Et, point à ne pas négliger, « c'est cool parce qu'on manque des cours pour faire ça ! », ajoute Natasha Tarte, entourée de Josie Ouellet et d'Alyce Cloutier-Sinclair.
Leurs bandes dessinées devaient être complétées mercredi après-midi, mais quelques heures supplémentaires seront finalement nécessaires, laisse savoir Éliane Dubé. Tout dépendant des conditions météorologiques, l'oeuvre devrait rester visible environ un an, indique Audrey Julien.
La Fondation Monique-Fitz-Back a pour mission de promouvoir l'éducation relative à l'environnement et à un milieu sain dans une perspective de développement durable. Depuis sa création en 2006, plus de 40 000 jeunes de 550 établissements ont été sensibilisés au développement durable par les projets de la Fondation.