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Le directeur de l’École nationale de la chanson, Bruno Robitalle
Le directeur de l’École nationale de la chanson, Bruno Robitalle

Une année pas comme les autres à l'École de la chanson

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
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Les étudiants des cohortes 2019-2020 et 2020-2021 se souviendront longtemps de leur passage à l’École nationale de la chanson de Granby. Même si tout ne se passe pas comme prévu, tout est tenté pour leur faciliter la vie.

Les finissants de l’an dernier n’ont pas eu droit aux traditionnels spectacles de fin d’études, qui font partie intégrante de leur apprentissage. Mais le directeur de l’École, Bruno Robitaille, jure que ce n’est que partie remise. «J’ai promis et je vais tenir ma promesse : nos diplômés ‘‘sacrifiés’’ auront leur spectacle. Je travaille là-dessus, pour que les professionnels de l’industrie et le public puissent les découvrir. Est-ce que ce sera une formule hybride? Peut-être. J’envisage de le tenir d’ici le mois de mai prochain. C’est important de le faire.»

Quant aux 14 nouveaux auteurs-compositeurs-interprètes qui fréquentent l’ÉNC depuis la fin août, ils ont la chance d’avoir accès aux locaux du cégep pour prendre part à leurs cours. En plus de l’enseignement en ligne, plusieurs formations pratiques se déroulent en personne. «Les labos, d’interprétation scénique, les cours de chant, les cours de musique ne se font pas en ligne. Mais on applique à 100% les règles sanitaires», assure M. Robitaille. L’école va plus loin, en fournissant notamment un microphone par étudiant et en les protégeant au moyen de nombreux séparateurs en plexiglas.

Quelques cas de COVID se sont néanmoins déclarés chez des étudiants en octobre, obligeant l’équipe à se limiter à l’enseignement virtuel durant trois semaines, par mesure de protection.

Adaptation

Bruno Robitaille salue le fait que les participants de cette année ont pris le pari de s’établir à Granby pour un an en ne sachant pas de quoi aurait l’air leur année de formation intensive. «Ils savent qu’ils sont privilégiés de faire de la musique en ces temps de pandémie, contrairement à bien d’autres artistes. Et ils sont contents d’être ici.»

La même question se posera, cependant, pour le spectacle final du printemps 2021, diffusé à Granby, Montréal et Québec. «On repousse la décision au plus tard possible, en espérant un assouplissement des mesures. Cette situation est tout un défi. On s’adapte au jour le jour.»