La Mexicaine Mamselle Ruiz a interprété Les femmes préfèrent les Ginos avec Marc Déry, qu’elle a agrémentée de guitare espagnole.

Un très beau voyage musical

On a fait un très beau voyage, vendredi soir, au parc Daniel-Johnson. Un petit tour du monde fort sympathique, gracieuseté du 50e Festival international de la chanson de Granby et de son spectacle Musique de notre monde.

Nos 20 guides, dix auteurs-compositeurs-interprètes nés ici et dix artistes néo-québécois, nous ont amenés au Sénégal, en Algérie, au Mexique, au Congo, en Haïti, en Guadeloupe, en Tunisie, au Brésil et j’en passe.

On en a eu plein la vue, on a (re) visité de grands classiques, des incontournables, et si on prêtait l’oreille et ouvrait notre esprit, on a aussi pu faire de belles découvertes.

Comme tout voyage, le spectacle Musique de notre monde a également permis de jeter un regard neuf sur notre propre culture, notamment avec une version « mariachis » de Les femmes préfèrent les Ginos, interprétée par un Marc Déry en pleine forme et la Mexicaine Mamzelle Ruiz.

On a été étonnés par le total anti-casting de Marc Hervieux, qui s’est laissé aller sur un Entre deux joints de Robert Charlebois aux sonorités reggae avec le Tunisien King Abid, et on a été charmés par le mélange de samba et de gigue prêté à La Bottine souriante par la Brésilienne Flavia Nascimento.

On a embarqué dans la folie de Pierre Flynn, qui chantait du Céline pour la toute première fois avec le Congolais Dear Denizen, on a sauté à pieds joints dans une Dégénération de Mes Aïeux traduite en français de la Guadeloupe par Malika, et on a bien ri avec Martine St-Clair quand le rappeur haïtien Wesli l’a convaincue de faire sa fameuse Lavez lavez avec lui.

On a découvert le son cristallin de la kora, harpe africaine de 21 cordes, que Zal Idrissa Sissokho a mariée à merveille au violoncelle de Jorane pour Aimer d’amour, on a appris, gracieuseté de Martin Léon, qu’au Laos, quand quelqu’un ne feel pas, il va proposer d’aider son voisin avec une tâche quelconque, et on a entendu beaucoup, beaucoup de percussions africaines qui ne pouvaient que nous inviter à danser.

Bref, c’est tout ça qu’on a fait, vu, entendu, appris et découvert en deux heures lors de notre voyage musical organisé. On repart quand ?