Le tome 4 de L’Épicerie Sansoucy est en librairie depuis mercredi.

Un tome 4 surprise pour L’Épicerie Sansoucy

L’Épicerie Sansoucy devait être une trilogie. Depuis la parution du dernier tome, en 2015, son prolifique auteur, Richard Gougeon, était passé à une nouvelle saga d’époque avec Le bonheur des autres, puis une histoire plus contemporaine intitulée Les saisons de l’espérance.

Mais mercredi, Théodore, Émilienne, Placide, Léandre, Paulette et compagnie ont repris soudainement vie avec l’arrivée en librairie d’un tome 4 surprise de L’Épicerie Sansoucy.

« Ce n’était pas prévu, admet l’écrivain césairois. Mais vu le succès de la série [proclamée best-seller, ndlr] les Éditeurs Réunis m’ont demandé si j’étais ouvert à poursuivre l’aventure. »

Ça tombait bien : M. Gougeon s’était laissé une porte ouverte à la fin de son troisième tome, si bien que plusieurs lecteurs jugeaient que la série « ne pouvait pas finir comme ça », rapporte-t-il.

Richard Gougeon avoue toutefois qu’il lui a été difficile de replonger dans cette histoire après tant de temps. Pour ce faire, il a relu sa trilogie — qui venait d’être publiée en format poche — calepin de notes en main.

« Ça a été très exigeant, reconnaît-il, mais ça a aussi été un grand bonheur de retrouver tous ces personnages à qui j’avais dit adieu. »

Beaucoup de changement

Intitulé Nouvelle administration, le tome 4 de L’Épicerie Sansoucy reprend évidemment là où le précédent nous avait laissés. Juin 1937, Théodore se rétablit lentement de sa crise d’apoplexie tout en gardant un oeil sur son commerce et la nouvelle administration.

« Léandre va se dédier corps et âme dans son nouveau rôle, mais il deviendra un peu tout ce qu’il reprochait à son père : être dominateur, écrasant envers les employés, etc. », indique M. Gougeon.

Il n’y aura pas des changements qu’à l’épicerie, poursuit-il, précisant que l’évolution des mentalités bousculera également la vie dans les foyers.

On suivra le clan Sansoucy dans son quotidien parsemé de petits malheurs et de grandes joies jusqu’en 1940, précise l’auteur, soit juste avant que certains jeunes de la famille soient obligés de s’enrôler pour la Deuxième Guerre mondiale.

« Je me suis arrangé pour qu’il y ait une fin heureuse. Je ne voulais pas m’aventurer dans l’éloignement et les déchirements de ce grand événement historique, qui a été abondamment traité dans la littérature », dit-il.

On peut donc en déduire qu’il n’y aura pas de tome 5, 6 et ainsi de suite. « Ça m’étonnerait », laisse tout simplement tomber M. Gougeon.

Nouveau roman

Ce dernier fait d’ailleurs savoir qu’il a entamé l’écriture d’un nouveau roman d’époque, qui s’attardera cette fois dans l’univers des usines de filature de la fin du XIXe, début du XXe siècle, à Montréal.

« Je me suis inspiré d’une histoire vraie d’une descendante d’immigrants belges, qui a été représentante syndicale à la manufacture Victor-Hudon, dans le quartier Hochelaga », raconte Richard Gougeon.

Contrairement à ses écrits précédents, il s’agira d’un tome unique, qui devrait voir le jour à l’automne 2020, précise-t-il.