Les toiles de Diane Rossignol ont attiré plusieurs curieux lors du symposium Bromont en art.

Un succès haut en couleur pour Bromont en art

Le symposium Bromont en art a été un succès sur toute la ligne, avec 107 artistes participants, des prestations en direct, une météo parfaite et les visiteurs qui ont répondu à l'appel.
Rencontré samedi dans la rue Shefford, le coorganisateur Rénald Cusson assurait que tout se passait bien. « J'ai une très belle gang cette année. Tout le monde me félicite. Il y a une diversité d'artistes­, une qualité. »
Si normalement il se limite à 103 artistes, il a pu ouvrir quelques places supplémentaires sur le site de l'ancien garage Lequin, fermé depuis l'hiver, qui sera transformé en parc. Un clin d'oeil a été fait aux anciens propriétaires avec une performance en direct de deux artistes qu'a choisis M. Cusson.
Le Français Damien Pinon et le Mexicain Omar Bernal, maintenant installés dans la région, ont ainsi combiné leurs talents pour peindre sur un panneau de 8 pieds par 8 pieds. « On ne se connaissait pas il y a deux semaines, raconte M. Pinon. On s'est parlé sur Internet et la semaine dernière, on s'est rencontré pour parler de l'oeuvre qu'on allait faire. On a combiné nos idées. »
Au moment de l'entrevue, samedi en début d'après-midi, celle-ci commençait à prendre forme. Spécialisé dans les lettrages, M. Pinon avait peint un immense B, pour Bromont, tandis qu'Omar, spécialisé dans les portraits, peignait les visages de Richard Lequin et de sa conjointe Estelle.
Parmi les artistes qui exposaient dans ce musée à ciel ouvert, Diane Rossignol attirait le regard à coup sûr avec des maisons étroites à la base, larges en hauteur et aux couleurs­ vives. 
Ses arbres sont réalisés avec du mortier d'acrylique, ce qui leur donne un relief qui capte l'oeil. « Mes toiles commencent toujours par les arbres. Les arbres s'installent dans la toile et, un coup qu'ils sont tous faits, j'écoute l'histoire de la toile. C'est comme si c'était les arbres qui me contaient leur histoire. Et avec mon crayon, je dessine », confie l'artiste.
 La présence humaine se manifeste par les cordes à linge et ce qui s'y trouve suspendu. Sur la toile qu'elle s'appliquait à réaliser, un ourson séchait sur l'une des cordes à linge. Des animaux, comme des moutons, des chats ou encore une vache, font parfois leur apparition dans le paysage fantaisiste. 
Durant ce gigantesque symposium, Mme Rossignol a reçu « beaucoup de commentaires. C'est certain que c'est intrigant. Mes arbres sont tous en dimension, mes feuilles sont faites avec de la feuille d'or [ou elles sont rouges], ça attire beaucoup les gens. Ça les réfère au monde de leur enfance. Ils me donnent tous des titres de contes, comme Hansel­ et Gretel ».
Il y avait effectivement un bon roulement sous son chapiteau et les trottoirs étaient bondés tout au long de la rue.