L’ancien lauréat du Festival de la chanson 2009, Patrice Michaud, clôturera l’édition actuelle, ce samedi au parc Daniel-Johnson.

Un show en plein air signé Patrice Michaud

Depuis son passage remarqué au Festival international de la chanson de Granby en 2009, Patrice Michaud a mis au monde trois albums et une carrière florissante à travers la Francophonie. C’est peut-être pour toutes ces raisons qu’il a accepté de venir embraser le parc Daniel-Johnson ce samedi soir pour clore en grand la 51e édition du Festival.

« On sait que les spectacles d’été sont souvent présentés devant des foules assez grandes, alors ce sera un show super dynamique, up tempo, où on s’amuse beaucoup. On se permet même de faire des covers. J’en ai une petite banque avec mes musiciens et on varie de spectacle en spectacle, laisse entendre l’artiste. On n’est pas dans la naissance du prochain album, alors c’est beaucoup plus relâché. Et j’ai du plaisir à jouer les chansons que les gens connaissent. Je les entends chanter et ça m’allume au boutte ! »

Parions donc que Mécaniques générales, Le feu de chaque jour et/ou La saison des pluies résonneront bien fort au-dessus du lac Boivin...

Sur la scène extérieure, Patrice Michaud accordera aussi une place à un invité surprise qu’il a en haute estime. Pas question de dévoiler son identité. On sait seulement qu’il est jeune et talentueux, et qu’il fait partie du volet hors-concours de la programmation du Festival de cette année...

Et comme le veut la tradition, la lauréate ou le lauréat de la grande finale du Festival — qui se tenait vendredi soir — fera également une apparition durant le spectacle.

Pour Michaud et son équipe, il s’agira de leur dernière prestation de l’été. Raison de plus pour en profiter.

« Cet été était déjà un extra imprévu, car la tournée en salle de l’album Almanach est terminée depuis un moment. Je ne pensais pas avoir autant de demandes pour la saison estivale, alors on a monté un show qui ressemble un peu à celui de l’été dernier, mais qui n’est pas tout à fait le même. On n’est plus dans Almanach, on est dans quelque chose qui ne veut pas s’éteindre, mais qui est aussi l’fun. »

De beaux souvenirs

Parlant de choses qui ne veulent pas s’éteindre, Patrice Michaud revient avec plaisir sur ce fameux passage, il y a dix ans presque jour pour jour, au Festival de la chanson, qui l’avait sacré grand gagnant.

« Il y a beaucoup de souvenirs qui restent. Il y a l’expérience elle-même ; c’était ma première scène majeure avec un public nombreux où j’étais évalué. Je me rappelle avoir été stressé comme jamais avant la finale », raconte le trentenaire, en rappelant que cette solide mouture comprenait des artistes comme Salomé Leclerc, Karim Ouellet, Alex Nevsky et Stéphanie Boulay.

« Ce qui me reste le plus, ce sont les rencontres humaines que j’ai faites à Granby. Ça m’a beaucoup marqué. J’ai gardé de très bons contacts avec ces personnes. On a du plaisir à se voir changer et évoluer. »


« Ce qui me reste le plus, ce sont les rencontres humaines que j’ai faites à Granby. Ça m’a beaucoup marqué. »
Patrice Michaud

C’est aussi au Festival qu’il a fait la rencontre du chef d’orchestre David Brunet. « Je n’avais pas utilisé le band maison, parce que toutes mes présences se faisaient en duo. Pourtant, le plus étrange, c’est que c’est avec lui que j’ai fait mon premier album, qui a eu un impact majeur sur ma carrière. »

Si c’est au Festival en chanson de Petite-Vallée, l’année d’avant, qu’il avait pris la décision de faire de la chanson son métier, c’est à Granby, dit-il, qu’il a pu profiter d’un important levier pour lancer sa carrière.

« Quand tu es lauréat, tu reçois suffisamment de bourses pour amorcer ta carrière ; tu as ce qu’il faut pour enregistrer et mettre en marché un premier album. Le plus gros budget de disque que j’ai eu dans ma vie, c’est le premier ! » lance-t-il en riant.

Retour à l’écriture

En septembre, Patrice Michaud retournera « dans sa tanière » pour commencer à travailler des chansons et des musiques.

« Mais pas dans un esprit de livraison rapide. Je ne veux pas de deadline pour le prochain album. Un moment donné, il y en a un qui se profilera de façon naturelle. J’ai envie d’être plus libre pour celui-là », dit-il.

On sait qu’à l’automne 2018, l’auteur-compositeur-interprète s’était donné comme défi un peu fou d’écrire chaque jour, durant 365 jours, pour se constituer une « banque » de textes en tous genres.

« J’écris beaucoup de morceaux en vrac qui s’apparentent plus ou moins à de la poésie. Ce ne sont pas encore des chansons, mais ce sera de la matière première. J’essaie de faire ça tous les jours, des fois je prends du retard et je me rattrape. Un peu comme quelqu’un qui fait du jogging, qui saute une journée de temps en temps et qui doit travailler en double par la suite ! »

Étonnamment, son prochain passage en studio, peut-être cet automne, ne sera pas pour enregistrer un album. « Ce serait pour faire de la recherche et du développement, un peu comme un laboratoire. J’aimerais aller en studio avant d’avoir des tounes. Je n’ai jamais pu le faire avant. Certains travaillent de cette façon, comme Hubert Lenoir. Les chansons se profilent en studio. Ça me tente », dit-il.

Sur son 36

Entretemps, il se mettra sur son 36 pour présenter un spectacle complet avec l’Orchestre Symphonique de Québec. Une première pour lui.

« Je veux que ça me ressemble. Je pense à ça beaucoup ces temps-ci. J’ai commencé à lancer des idées pour commencer à travailler sur ce projet cet automne. »

L’espace de deux soirs, en février, il se produira donc en mode symphonique à Québec, avant d’inviter l’OSQ à venir le rejoindre pour un soir à la Place des arts, en mars. « J’amène mon band à Montréal ! », termine-t-il, plein d’humour, avant de retourner à son test de son à Moncton, où il se produisait mercredi, avant de revenir au Québec.