Jordan Bélanger, Anthony Vacchio et David Lefrançois.

Un second album en route pour La Croisée d'Antan

Les gars de La Croisée D’Antan ne se sont pas assis sur leurs lauriers depuis leur participation à la finale du Festival international de la chanson de Granby, en août dernier. Le trio de musique néo-trad est notamment en studio pour peaufiner son prochain album, Apocalyptik, dont le lancement est prévu pour avril prochain.

La formation, qui avait été sacrée Coup de cœur du public présent au Festival, n’a pas la réputation de tourner les coins ronds. Attentifs aux détails et soucieux de leur matériel, David Lefrançois, Jordan Bélanger et Anthony Vacchio prennent le temps qu’il faut pour mettre au monde ce second opus, qui verra le jour trois ans après L’antre des loups.

« La première séance d’enregistrement est faite ; il en reste deux. En tout, on prévoit 19 journées en studio. On travaille avec trois studios pour tirer le meilleur de chacun en matière de prise de son », explique l’élément granbyen du groupe, David Lefrançois.

À part quelques spectacles ici et là, La Croisée D’Antan a, de fait, mis toutes ses énergies des derniers mois sur cet album fortement influencé par l’urgence climatique. D’où son titre...

« Ça parle de l’impact de l’humain sur l’environnement, mais aussi de sujets historiques en lien avec la guerre. Oui, c’est un peu sombre, mais ça se veut surtout un wake-up call », laisse entendre le musicien, qui est aussi le gérant, la voix principale et l’auteur-compositeur du groupe.

« J’adore écrire. Mais ce n’est pas que sombre. Notre chanson Rendez-vous Tinder est légère et actuelle ! », insiste-t-il.

Les 12 chansons qui composeront la trame trad d’Apocalyptik sont toutes nées de sa plume, sauf une, écrites par le trio. « Il n’y a aucune reprise sur cet album ; ce n’est que du matériel original. Désormais, on se définit vraiment comme une formation de type auteur-compositeur-interprète. »

Un premier extrait sera lancé sur la place publique en début d’année, de même qu’un vidéoclip.


« Il n’y a aucune reprise sur cet album ; ce n’est que du matériel original. Désormais, on se définit vraiment comme une formation de type auteur-compositeur-interprète. »
David Lefrançois

Spectacle À Granby

Avec l’accueil que les Granbyens leur ont réservé au Festival, les membres du groupe avaient plus qu’envie de revenir les saluer. La tournée qui suivra la sortie d’Apocalyptik s’arrêtera donc au Palace de Granby le 12 septembre 2020. Une simple question de formalités, selon David Lefrançois.

« On voulait absolument revenir ici. On travaille d’ailleurs quelque chose de spécial pour cette soirée... disons qu’on sera plus près du public », fait-il savoir du bout des lèvres. Pas question pour lui de dévoiler la surprise, mais on sent que le moment sera spécial.

La tournée, qui s’amorcera dès le lancement de l’album, le 17 avril prochain, se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2020 au Québec.

La Croisée D’Antan promet d’ailleurs d’en mettre plein la vue grâce « à une mise en scène alliant musicalité, prise de conscience et humour ».

Les suites du Festival

Déjà fort occupé, le groupe a mis les bouchées doubles depuis le Festival de la chanson de Granby.

« On se dirige vers la musique à temps plein. On a reçu des offres de contrat de spectacles, on a été approchés par des maisons de disque et des agences artistiques. On prend le temps de regarder tout ça », affirme David, convaincu que leur présence en finale a eu des répercussions réelles.

« Notre objectif, c’était de s’ouvrir davantage au grand public, et ça nous a donné des munitions pour le faire. Ça ouvre des portes. »

Sages et réfléchis, les garçons ? « Assez... Avec l’expérience du Festival, disons qu’on a beaucoup appris et qu’on le met en pratique. »

L’environnement à cœur

Et parce qu’ils sont jeunes et que les changements climatiques sont au cœur de leurs préoccupations, David, Jordan et Anthony ont pris l’engagement de compenser à 100 % l’empreinte carbone de leur trio. Fruit d’un partenariat conclu avec Planetair, l’entente permettra en effet de neutraliser la quantité d’émissions de gaz à effet de serre qu’ils produisent. Un geste qu’ils évaluent à environ 600 $ pour l’année 2019 et qui permettra de planter des arbres en échange.

« On fait le bilan de toutes les dépenses liées à notre entreprise, comme nos déplacements par exemple. C’est en lien avec le thème de notre album et ça nous tient à cœur pour vrai », confie David, en invitant « bien humblement » le public et les artistes à faire de même.