Le premier tome de la nouvelle saga de Richard Gougeon s'intitule, Les saisons de l'espérance.

Un roman plus contemporain pour Richard Gougeon

Auteur des best-sellers L'épicerie Sansoucy et Le bonheur des autres, Richard Gougeon est bien connu dans le créneau de la littérature d'époque. Mais ce mercredi 13 septembre, c'est dans une histoire plus contemporaine qu'il invite ses lecteurs à plonger avec la sortie du premier tome de sa nouvelle saga, Les saisons de l'espérance.
Campé au Québec au tournant du millénaire, ce récit est celui de Charlot, né « de l'union éphémère entre la belle Florence, infirmière dotée d'une triste et désolante bonasserie, et Yann, sorte de demi-dieu grec analphabète et entraîneur ».
Plusieurs années après sa naissance, le père voudra soudainement connaître son fils, avec qui il développera une forte relation jusqu'à ce qu'un événement tragique vienne bouleverser leur relation. « Yann deviendra paraplégique et Charlot s'en désintéressera », laisse savoir Richard Gougeon.
« Cette histoire est inspirée d'un fait vécu qu'on m'a conté à l'Île-au-Coudre, enchaîne-t-il. Bien sûr, je l'ai romancée, mais elle rejoint beaucoup ce qu'on m'a raconté. »
Située dans une époque plus proche, que l'auteur connaît bien, l'intrigue a été plus aisée à tricoter, mentionne-t-il. « Je n'ai pas eu autant de recherches à faire que pour mes romans d'époque », concède le Césairois.
Son gros travail a surtout été... de retravailler un manuscrit écrit il y a une dizaine d'années.
Les débuts
En effet, ce récit plus actuel, Richard Gougeon l'avait écrit avant tous les autres qu'il a publiés. « Mais comme il cadrait plus ou moins avec la mission des Éditeurs Réunis (LÉR, sa maison d'édition, NDLR), on l'avait mis de côté », explique l'auteur. La boîte de Marieville se définit comme « l'éditeur des grands best-sellers québécois » et se spécialise surtout dans le roman d'époque et la chick lit.
Quand, en novembre dernier, le groupe Bertrand éditeur, propriétaire de LÉR, s'est porté acquéreur des Éditions JCL (voir plus bas), l'occasion de ressortir ce manuscrit s'est présentée. « J'en avais fait une trilogie, mais avec l'expérience que j'avais acquise entre-temps, je l'ai retravaillé et condensé en deux tomes », fait valoir M. Gougeon. Le deuxième sera publié à l'automne 2018, précise-t-il.
D'ici là, le troisième et dernier tome du Bonheur des autres verra le jour au printemps prochain, soit un an après la sortie du deuxième chapitre de la trilogie.
Les saisons de l'espérance tome 1 (L'innocence) est disponible en librairie à compter d'aujourd'hui.
Les Éditeurs Réunis déménagent
Le 9 novembre 2016, le groupe Bertrand éditeur, propriétaire des Éditeurs Réunis (LÉR), annonçait l'achat de l'entreprise saguenéenne Les Éditions JCL. Ce faisant, les deux entités ont été regroupées sous une même direction, celle de l'éditeur Daniel Bertrand.
« Le fait d'aller chercher une autre maison d'édition permet de rejoindre un autre lectorat, un public différent », fait valoir M. Bertrand.
Ce dernier a fondé Les Éditeurs Réunis en 2007. Au fil des ans, il l'a dotée d'une identité éditoriale claire axée sur les romans historiques et la littérature féminine, de sorte que LÉR se définit maintenant comme « l'éditeur des grands best-sellers québécois ». « Notre public cible en est un presque exclusivement féminin, âgé entre 35 et 80 ans », mentionne l'éditeur marievillois.
Avec l'acquisition de l'entreprise fondée il y a quarante ans par Jean-Claude Larouche, le groupe Bertrand éditeur s'assure d'élargir son lectorat, d'autant plus que les deux entités qu'il dirige conservent leurs marques de commerce distinctes. « JCL est plus hybride que LÉR, fait remarquer M. Bertrand. Ils publient des témoignages, des suspenses et des trucs plus contemporains, par exemple. »
« Alors que Les Éditeurs Réunis vise davantage le mass market, Les Éditions JCL n'hésitent pas à y aller dans des romans plus soutenus », dit-il encore.
Les activités de la maison d'édition de Saguenay ont graduellement été transférées en Montérégie au cours de l'année 2017, et les deux entités déménageront leurs bureaux de Marieville à Saint-Jean-sur-Richelieu dans les prochains mois, a laissé savoir Daniel Bertrand mardi. Marie-Ève Lambert