Mélanie Bergeron est native de Granby. Son premier roman, Et peu importe ce qui arrivera, est inspiré du décès de son cousin à l’âge de 32 ans.

Un premier roman pour faire son deuil

Comme bien d’autres, Mélanie Bergeron a toujours écrit, mais n’a jamais été jusqu’au bout d’un de ses projets. Elle est devenue maman, les temps libres se sont faits plus rares, puis les enfants ont grandi, et son horaire s’est quelque peu allégé. Lui est venue l’idée d’entamer un blogue, qu’elle a baptisé Fille en quarantaine.

Depuis trois ou quatre ans, la native de Granby y jase littérature et y raconte ses états d’âme de femme à l’aube de ses quatre décennies. « Du feel good reading », décrit-elle.

Étrange, donc, qu’elle ait choisi un sujet aussi sombre que la mort comme thématique de son premier roman, Et peu importe ce qui arrivera. « Le premier chapitre est très noir, concède l’auteure, mais plus ça avance, plus on entre dans les questionnements existentiels et les étapes du deuil à faire. »

Un livre de croissance personnel déguisé en fiction, donc ? « C’est plus une thérapie, plus spirituel que croissance personnelle. C’est vraiment libérateur », rétorque-t-elle.

Et peu importe ce qui arrivera, c’est l’histoire de Sunny, un homme de 32 ans et père de deux jeunes enfants, qui se sait condamner à mourir d’un cancer généralisé. « Dans la tourmente de son agonie, il réalise qu’il entretient encore énormément de regrets, de peurs et de doutes face à sa courte vie, mais aussi à l’égard de sa mort imminente », peut-on lire sur la quatrième de couverture du roman, publié aux éditions Le Dauphin blanc.

Camila, une préposée du centre hospitalier où il terminera visiblement ses jours, l’accompagnera dans cette ultime étape et lui montrera le chemin pour prendre son envol en toute sérénité.

Inspiré d’une histoire vraie

Le Sunny de son roman, c’est le cousin de Mélanie Bergeron, Sébastien, à qui elle rend d’ailleurs hommage dans ses remerciements. Le Cowansvillois était à une semaine de souffler ses 33 bougies lorsqu’il est décédé d’un cancer intraitable, fin 2017. « On était très proches lui et moi, je ne savais pas trop comment dealer avec ça. »

Le 26 décembre de cette année-là, très précisément, elle s’est assise pour jeter sur papier ses émotions du moment. « Ça s’est rapidement redirigé dans une autre direction, se rappelle-t-elle. J’avais mon deuil à faire, mais il avait sûrement lui aussi eu le sien à faire. Comment avait-il vécu ça ? »

Ce fut la prémisse de six semaines intenses d’écriture, qui ont donné comme résultat les quelque 170 pages de son roman, disponible en librairie depuis le 13 mars dernier.

Vivant aujourd’hui à Québec, Mélanie Bergeron affirme avoir déjà terminé la rédaction de son deuxième ouvrage, qui traitera cette fois de l’infidélité passé la quarantaine.

« C’est encore inspiré d’une vraie situation que deux personnes de mon entourage ont vécue. Je me questionne cette fois à savoir si c’est un passage obligé, si c’est vraiment destructeur ou si ça ne pourrait pas même être une bonne chose parfois », laisse-t-elle savoir.

Ce deuxième manuscrit est toutefois en attente d’obtenir l’aval d’une maison d’édition.