Matt Lang était l’un des artistes programmés dans le cadre du premier festival New country de Brome.

Un premier festival New Country sans fausse note

Les derniers accords country n’avaient pas fini de se faire entendre que déjà Shantal et Pierre Poulin se disaient plus que satisfaits du déroulement du premier festival New country de Brome, organisé sur le site du Brome Fair. L’événement préparé par le couple depuis janvier dernier se veut une première étape vers le succès.

Shantal Bourdelais et Pierre Poulin ne sont pas du genre à se faire du mauvais sang, mais cette fois plus que coutume, leur projet s’est particulièrement bien déroulé.

« Parfois, il y a des choses qu’on entreprend qui se déroulent vraiment de façon fluide, et ce fut le cas. Non pas qu’il n’y avait pas d’obstacles, mais nous avons bien pu les surmonter », a confié Shantal Bourdelais, dimanche en début d’après-midi.

Mis sur pied en à peine six mois, de l’aveu même des organisateurs, l’événement a su s’inscrire dans la lignée des grands festivals country du pays. Plusieurs artistes ont même été surpris de la qualité de l’accueil, ajoute Mme Bourdelais.

« C’est un site super pour ce type de festival. Avec cette même disposition, on pourrait accueillir jusqu’à 25 000 personnes. Ça nous permet de faire grandir l’événement sans trop se soucier de l’espace disponible », estime Pierre Poulin.

Les organisateurs estiment que le festival devrait avoir attiré près de 10 000 personnes en trois jours. La soirée du vendredi a accueilli près de 3500 personnes et celle du samedi un peu plus de 5000. Les chiffres officiels devraient être dévoilés au courant de la semaine.

Riche programmation

Aux dires des deux organisateurs, les amateurs de musique se sont déplacés avant tout pour la qualité de la programmation.

« On aime beaucoup faire découvrir la musique. Quand nous avons invité Chase Rice, il n’était pas tellement connu. On est chanceux parce qu’entre-temps il est devenu numéro un », souligne Shantal Bourdelais.

Son conjoint Pierre Poulin le dit et le répète, le new country est promis à un bel avenir au Québec.

L’organisation se dit également surprise du succès obtenu avec le volet camping de l’événement. « Au début, on se disait que s’il y avait 20 personnes qui venaient camper ici, ce serait beau, mais nous avons reçu 120 caravanes et 65 tentes. En plus, les commentaires que nous avons reçus étaient tous positifs. Ces gens-là font souvent la tournée des festivals et se parlent entre eux. Ils vont savoir que l’année prochaine, c’est ici où il faut être ! », lance-t-elle.

L’équipe d’organisateurs reconnaît toutefois qu’ils devront améliorer quelques aspects du prochain événement.

« On est très excités par cette première édition, mais on voit aussi ce qu’on pourrait améliorer. Le site pourrait être plus animé par exemple avec des arts de la rue, du cirque ou des chevaux », avance Shantal.

Le festival pourrait accueillir davantage de zones ombragées et de jeux d’eau afin d’accommoder les visiteurs par temps chaud, ajoute-t-elle.

L’équipe souhaite également mieux promouvoir l’événement au sud de la frontière, ainsi qu’en Ontario.