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« Ce que la pandémie nous a montré c’est qu’il a un besoin criant pour l'art et la culture », affirme le poète originaire de Granby, Félix Durand.
« Ce que la pandémie nous a montré c’est qu’il a un besoin criant pour l'art et la culture », affirme le poète originaire de Granby, Félix Durand.

Un poète de Granby dans la programmation du Mois de la poésie

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
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Le poète de Granby Félix Durand sera de la quatorzième mouture du Mois de la poésie qui se tiendra exclusivement en ligne cette année. Du 1er au 31 mars, 43 créations de différentes formes (cinéma, poésie, musique, arts visuels) seront diffusées gratuitement sur le web pour faire vibrer à distance les amoureux des mots.

L’auteur prendra part à l’une des prestations de clôture du Mois de la poésie, intitulée Tranché.e.s / Sweet sixteen, présentée le mercredi 31 mars à 20 heures sur Facebook Live. L’événement est organisé pour souligner le 16e anniversaire de la maison d’édition Le lézard amoureux, qui publiera son premier recueil de poésie ce printemps.

Pendant cette soirée, d’autres poètes du Lézard amoureux liront des extraits de leurs confrères et consoeurs artistes. Les organisateurs ont mis sur pied une « billetterie solidaire », qui remplace le chapeau habituellement laissé à l’entrée pour recueillir les contributions du public afin de soutenir les artistes et l’organisation. Des prix seront remis au hasard aux personnes ayant contribué, sans regard aux montants offerts.

La poésie, une «confrontation»

Félix Durand a été « confronté » à la poésie contemporaine lors de son passage sur les bancs d’école du Cégep de Granby, bien que sa curiosité l’eût poussé à explorer Baudelaire et Rimbaud à l’adolescence. La passion qui animait alors son enseignant Dominic Marcil, qu’il considère comme un mentor, l’a touché pour ne jamais le quitter.

Le Mois de la poésie est présenté du 1er au 31 mars en formule virtuelle.

« J’ai choisi le mot confronté plus tôt, ce n’est pas pour rien. Les premières fois que j’ai lu ce qu’il se faisait en poésie contemporaine, je ne comprenais littéralement rien. Le premier contact avec la poésie peut être parfois déstabilisant, j’avais même plutôt moyennement aimé mon expérience, mais à force de lire et d’essayer des trucs, ça s’est énormément développé », raconte celui qui enseigne maintenant la littérature et qui prend plaisir à démystifier le stéréotype de l’art vieillot et complexe.

Alors qu’on cherche souvent le sens de l’œuvre, il faut souvent davantage se concentrer sur ce qu’elle provoque chez le lecteur, poursuit-il.


« Ce que la pandémie nous a montré c’est qu’il y a un besoin criant pour l'art et la culture »
Félix Durand, poète

Décloisonner l'art avant le popcorn

« Ce que la pandémie nous a montré c’est qu’il y a un besoin criant pour l'art et la culture », constate Félix. Dans le souci de se réinventer, la poésie a été centralisée sur le web, la rendant du même coup plus accessible.

Aussi étudiant à l’université, il a fait une recension du nombre d’activités en littérature en ligne. « C’est hallucinant à quel point il y en a, des projets tous différents les uns des autres. Je trouve que la pandémie a permis la création de beaucoup d’événements très intéressants. »

Rien n’égale toutefois le plaisir d’un événement en présence. « Ça donne envie de revendiquer la place de l’art sur la scène politique. On voit actuellement ce qui se passe avec les théâtres qui demeurent fermés, alors que les cinémas ouvrent. Je suis un grand fan de théâtre et je trouve ça dommage qu’on ne les ouvre pas, mais que finalement Québec va allonger l’argent pour payer les dettes de popcorns des cinémas. Pour moi c’est une aberration », lance-t-il, en laissant échapper un rire jaune.