La coordonnatrice à la vie culturelle chez Vie culturelle et communautaire de Granby, Sara Marcil Morin.

Un nouveau souffle pour Boréart

Plus de vingt ans après sa création, Boréart change sa façon de faire. Connu sous l’appellation Boréart, centre d’exposition en arts visuels depuis sa fondation en 1996, l’organisme culturel sera officiellement dissout pour laisser place à une nouvelle formule.

Si l’amateur d’art qui fréquente la salle d’exposition du 279 Principale sera peu affecté par ce changement, il en sera autrement du volet logistique de Boréart.

En fait, c’est Vie culturelle et communautaire de Granby (VCCG) qui assurera désormais la gestion des activités de Boréart.

Un comité de programmation — composé d’un citoyen, de trois artistes et d’une personne affectée à l’accrochage et à la logistique — viendra cependant prêter main-forte à la coordonnatrice culturelle chez VCCG, Sara Marcil Morin.

Celle-ci explique les raisons de ce changement de cap. « En novembre et décembre, il y a eu plusieurs démissions au sein du conseil d’administration de Boréart. Selon les règlements, entre 7 et 14 administrateurs sont nécessaires. Or, en 2017, on n’en avait que sept, ce qui rendait déjà la chose difficile », glisse-t-elle.

La faible participation des membres aux assemblées venait également confirmer un certain essoufflement de l’organisme, qui regroupe environ 160 membres.

« Il y a dix ans, la même réflexion s’était posée. Il fallait trouver la manière optimale de gérer Boréart. »

Après avoir vérifié ce qui se faisait ailleurs dans ce domaine, Mme Marcil Morin a d’abord proposé cette nouvelle approche aux administrateurs de Boréart.

Réunis à leur tour en assemblée générale extraordinaire le mois dernier, les membres de Boréart ont majoritairement voté en faveur de la dissolution de l’organisme, au profit de ce style de gestion renouvelé.

« Je pense qu’on a trouvé une formule efficace qui rend tout le monde heureux », croit Sara Marcil Morin, en rappelant que la salle d’exposition conservera le nom de Boréart et que la vocation de l’organisme demeurera axée sur la diffusion des arts visuels.

« Mise à part la logistique, rien ne change. »

Suite logique
La présidente de Boréart, Jessica Ruel, se réjouit également de la tournure des événements.

« C’est une suite logique. La formule a été maintes fois revue au fil des ans, mais on devait trouver une nouvelle façon de continuer », dit-elle.

Mme Ruel admet que l’organisme était restreint dans ses possibilités. Avoir accès aux compétences et aux ressources de Vie culturelle et communautaire de Granby viendra donc faciliter les choses.

La gestion du site web de Boréart et la promotion des expositions sur les réseaux sociaux seront, par exemple, assurées par VCCG.

Vie culturelle et communautaire de Granby sera aussi responsable des bénévoles qui donnent de leur temps à Boréart, principalement lors des expositions.

« On souhaite d’ailleurs les former et les outiller technologiquement pour qu’ils puissent mieux répondre aux questions des visiteurs », indique Sara Marcil Morin.

Quant au surplus accumulé par Boréart au fil des ans — environ 14 000 $ —, il permettra notamment de bonifier la programmation de la salle et l’offre aux membres.