«Si je ne fais pas de shows, ça ne va pas bien dans ma tête », lance King Melrose.

Un King Melrose de plus en plus assumé

Depuis cinq ans, le nom de King Melrose s’installe dans notre paysage musical en tant que porte-étendard de la pop-soul québécoise. Une avenue peu fréquentée par les artistes d’ici, mais qui plaît au public, à voir le succès qu’il obtient en salles, sur disques et dans les palmarès des stations de radio.

Pourtant, l’artiste originaire de Joliette n’a pas toujours assumé son style. Même s’il s’y intéresse depuis l’adolescence, ce n’est que depuis peu qu’il affirme être totalement à l’aise. «Au début, c’était plus un travail de recherche de mon son. Maintenant, c’est davantage ancré en moi», indique-t-il, à quelques mois de lancer un troisième album.

Il faut dire que l’auteur-compositeur-interprète a travaillé fort dans les dernières années pour peaufiner son identité artistique. On se rappellera que lors de son passage au Festival de la chanson de Granby, en 2010 (l’année d’une certaine Lisa LeBlanc), il ne composait que depuis six mois et n’avait que trois chansons dans son répertoire! Malgré cela, on sentait qu’il tenait quelque chose. D’ailleurs, le public ne lui avait-il pas décerné son prix Coup de coeur ?

Désireux de bien faire les choses, Sébastien Côté de son vrai nom a pris son temps avant de lancer un premier album, éponyme, qui a vu le jour en 2014. Depuis, il roule sur le deuxième, Bleu, une offrande «plus feutrée» dévoilée à peine un an plus tard.

«On a découvert mon son avec le premier, mais je me suis aussi découvert à travers les quatre années de travail pour y arriver. Avec le second, on a pénétré plus loin dans mon univers. Là, avec le troisième, j’ai l’impression que je m’installe vraiment», affirme celui qui a passé une bonne partie de l’hiver en studio pour enregistrer ses nouvelles pistes.

King Melrose affirme travailler à cette nouvelle proposition depuis deux ans. «Mais parce que ma tournée Bleu a pris plus d’ampleur que prévu, le processus créatif s’est étiré», dit-il.

Mais maintenant, il a «vraiment hâte de [nous] présenter le résultat». «Les textes sont vraiment plus matures, je m’assume encore plus, et tout en gardant l’essence de King Melrose, on y perçoit une saveur plus pop. Plus électro pop soul», dit-il.

Le 22 avril dernier, un premier extrait, L’amour me manque, a été lancé. «J’y dresse un constat de ma génération, qui carbure aux likes sur les réseaux sociaux. C’est triste, en quelque sorte, de croire que l’amour se résume à des pouces en l’air sur Facebook ou Instagram, alors que l’amour, le vrai, se vit de bien d’autres façons», fait valoir celui qui vient de souffler ses 30 bougies.

En spectacle

Le public pourra découvrir en primeur le nouveau matériel de King Melrose ce samedi 11 mai à 20h, puisque l’artiste s’arrêtera au Théâtre des Tournesols de Cowansville en formule trio. «C’est vraiment un show transition entre la deuxième tournée et celle qui s’en vient», dit-il. Un mélange, donc, d’anciennes et de nouvelles compositions.

Cet été, l’artiste derrière Sauve-moi de toi, S’cuse moi, J’te parlerai pas et Ne me laisse pas tomber effectuera également un «retour aux sources» en se joignant à la Tournée Feu de camp d’Andréanne A. Malette. «C’est elle qui m’a approché, et je trouvais le concept vraiment cool. Ma carrière a débuté avec des shows privés, j’ai l’habitude de faire ça, et ça me manquait un peu, cette proximité avec le public», dit-il.

L’amour du public et de la scène explique d’ailleurs pourquoi, contrairement à bien des artistes, il ne prend pas vraiment de pause de spectacles lorsqu’il entre en préparation d’un album. «J’avoue que c’est tough parfois, mais c’est une drogue pour moi. Si je ne fais pas de shows, ça ne va pas bien dans ma tête», lance-t-il.

Ça tombe bien: le public ne semble pas saturé de sa présence!

ENVIE D'Y ALLER ?

Quand : ce samedi 11 mai à 20 h

 : au Théâtre des Tournesols de Cowansville

Billets : theatredestournesols.com.